Prix du tabac : le gouvernement ne prévoit pas de hausse de la fiscalité
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« L'indexation sur l'inflation sera quant à elle modeste », a déclaré Laurent Saint-Martin ce jeudi.
Thomas White
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« L'indexation sur l'inflation sera quant à elle modeste », a déclaré Laurent Saint-Martin ce jeudi.
Thomas White
Il n'y aura pas d'augmentation majeure des prix du tabac, a annoncé le ministre du Budget, Laurent Saint-Martin, lors du congrès annuel de la Confédération nationale des buralistes, ce jeudi.
« Pour des motifs de santé publique, la fiscalité sur les tabacs a été fortement relevée, contribuant à faire passer le prix du paquet de cinq à treize euros en vingt ans », a rappelé Laurent Saint-Martin.
Le ministre du Budget a affirmé qu'il prendrait « l'attache du Commissaire chargé de la fiscalité, à Bruxelles, afin d'avancer concrètement sur la fiscalité du tabac ».
Laurent Saint-Martin a par ailleurs réaffirmé l'engagement du gouvernement dans la lutte contre la fraude et les trafics illégaux. « L'année 2023 a d'ailleurs constitué la deuxième meilleure année en la matière, avec 521 saisies et plus de 18.000 constatations, soit 10% de plus que l'année précédente », a-t-il déclaré.
Le ministre a salué l'opération Colbert II, menée en 2024 « dans quinze aéroports et sept zones frontalières » et qui a « mobilisé près de 11.000 agents dont plus de 5.000 douaniers ». Au total, « 30.000 contrôles ont été réalisés, 24 tonnes de tabacs ont été saisies et 52 commerces ont fait l'objet d'une demande de fermeture », a-t-il félicité. Il a enfin dit avoir demandé au directeur général des douanes et droits indirects, Florian Colas, « de piloter une nouvelle opération Colbert III en 2025 ».
Avant cela, Laurent Saint-Martin a par ailleurs reconnu que « ce qui ne va pas, il faut le dire clairement, c'est la vente de tabac aux mineurs ». Le ministre a rappelé que « la vente de tabac aux mineurs est une infraction passible de poursuites judiciaires et de sanctions pénales au titre du Code de santé publique, qu'il appartient donc aux services compétents en la matière de constater ».
Cette déclaration alors que, quelques heures avant, l'Alliance contre le tabac (ACT) a annoncé ce jeudi avoir déposé une requête devant le Conseil d'Etat. Objectif : dénoncer « l'insuffisance de contrôle et de sanction de l'État envers les buralistes sur la question de la vente de tabac aux mineurs ».
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« Alors que l'État, et en particulier le ministère des Comptes publics, a pour mission de sanctionner les débitants de tabac ne respectant pas la loi, les pouvoirs publics apportent à la profession un réel appui, en multipliant les aides publiques année après année (4,4 milliards d'euros d'aides publiques sur 2004-2027) », poursuit l'ACT.
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Dans une réaction transmise ce jeudi matin à l'AFP, le président de la Confédération des buralistes, Philippe Coy, affirme que « la vente interdite aux mineurs est un sujet majeur au sein du réseau, qui sera de nouveau traité lors de notre congrès ». « Entre le programme de qualification Bob (buralistes officiellement bienveillant) et l'équipement de caméras de contrôle via l'IA, les buralistes sont pleinement concernés par la loi et s'engagent à faire respecter les règles », poursuit-il.
(Avec AFP)
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