Projet budgétaire : le satisfecit surtout technique de Bruxelles à la France
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Le ministre de l'Economie Eric Lombard.
Reuters
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Le ministre de l'Economie Eric Lombard.
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Premier baptême du feu pour Eric Lombard face à la Commission européenne. En plein débat sur le budget 2025, le ministre de l'Economie français a fait son premier déplacement dans la capitale belge ce lundi 20 janvier à l'occasion de la traditionnelle réunion avec ses homologues de la zone euro (Eurogroupe). Eric Lombard doit retrouver les ministres de l'Economie de l'Union européenne le lendemain, pour une réunion Ecofin. Objectif : fixer les priorités économiques et budgétaires de l'Hexagone. « Nous sommes déterminés à atteindre une cible de déficit de 3% d'ici 2029. Avant cela, nous visons un déficit de 5,4% en 2025 », a déclaré le ministre, à son arrivée.
Pour rappel, le gouvernement Barnier visait un déficit de 5% cette année. La révision à 5,4% du déficit en 2025 est jugée plus crédible par plusieurs organismes de conjoncture. La Banque de France et le FMI dernièrement ont revu leurs projections de croissance du PIB à 0,9% ou 0,8% cette année. Ce qui a incité le gouvernement a également revoir ses chiffres pour 2025 (0,9% au lieu de 1,1% initialement).
Avant les réunions officielles, Bercy a annoncé que Bruxelles a donné son feu vert à la nouvelle trajectoire budgétaire de la France. La Commission « a confirmé au niveau technique la parfaite conformité de la nouvelle trajectoire », a expliqué l'entourage d'Eric Lombard, lors d'une réunion avec des journalistes. La France « fait un effort moindre en 2025, mais plus important que celui requis par les règles européennes », poursuit Bercy.
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Le gouvernement de Michel Barnier avait annoncé un effort de 60 milliards d'euros en 2025, contre 50 milliards d'euros pour le gouvernement Bayrou. L'ancien Commissaire européen avait parié sur un effort important en début de période, avant de lever le pied jusqu'en 2029 pour parvenir à 3% de déficit. De son côté, l'exécutif en place plaide pour un effort plus étalé. « Le moindre effort de l'année 2025 est compensé par les années suivantes. L'effort global reste le même », soutient Bercy. Reste à voir ce que vont en penser les autres membres du Conseil européen, réunis demain à Bruxelles.