REPORTAGE. Dans la journée du 11 mars, La Tribune a suivi Guillaume Pepy à Beauvais. Désormais président du réseau Initiative France qui finance, chaque année, 20.000 projets à hauteur de 189 millions d'euros, l'ex-cheminot a assisté à quatre comités d'engagement au cours desquels un projet n'a pas fait l'unanimité. En septembre, le réseau va bénéficier d'une enveloppe de 150 millions d'euros pour les quartiers politique de la ville (QPV).Guillaume Pepy a quitté la SNCF il y a quatre ans et demi, mais il continue de vivre à 300 km/h entre sa présidence du conseil d'administration d'Orpea, son siège d'administrateur chez The Chemours Company, son poste de senior advisor au Boston Consulting Group ou encore la présidence d'Initiative France, autoproclamé premier réseau de proximité en soutien aux entrepreneurs.
En 2023, cette galaxie de 208 associations locales a accueilli 67.091 chefs d'entreprise et financé 20.025 projets à hauteur de 189 millions d'euros, permettant la création ou le maintien de 54.755 emplois. C'est sous cette dernière casquette que l'énarque de 65 ans a pris, en compagnie de La Tribune le 11 mars, le TER Hauts-de-France entre Paris et Beauvais, ville-préfecture de l'Oise.
Quatre comités d'engagement
Dans le train, où les contrôleurs et les passagers se retournent sur son passage, Guillaume Pepy se prépare à assister à quatre comités d'engagement d'Initiative Oise Ouest. C'est au cours de ces derniers que les néo-patrons présentent leur feuille de route à un jury composé d'assureurs, de banquiers, de chambres consulaires et de dirigeants de société.
« La commission d'agrément vérifie que le projet "flotte", c'est-à-dire regarde la concurrence, et valide la capacité, ou non, des gens à devenir leur propre patron. Il nous est arrivé de prendre des dossiers qui n'ont pas pu marcher, mais le taux de succès des boîtes au bout de trois ans est supérieur à 90% »,assure l'ex-cheminot.
Ce matin-là, trois dossiers se trouvent en zone de revitalisation rurale (ZRR), un dispositif créé par la loi d'orientation pour l'aménagement et le développement du territoire du 4 février 1995, qui permet d'octroyer des crédits d'impôt aux entreprises créant des emplois dans les communes rurales.