« Réconciliation », « action », « stabilité » : les vœux de François Bayrou pour 2025
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Le nouveau Premier ministre, François Bayrou, lors de se premier jour à Matigon.
Gonzalo Fuentes
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Le nouveau Premier ministre, François Bayrou, lors de se premier jour à Matigon.
Gonzalo Fuentes
« Réconciliation », « action », « stabilité » : ce sont les vœux de François Bayrou pour l'année 2025, après que la France « a traversé des périodes dans lesquelles il y a eu des fractures et des affrontements, et des gestes et des mots qui [pour lui] ne sont pas acceptables », a déclaré à la presse le nouveau Premier ministre ce mardi.
« Ces affrontements-là, ils doivent céder la place à la réconciliation et c'est le sens de toute ma vie », a-t-il dit depuis La Réunion, où il achevait une visite de deux jours marquée par une étape lundi à Mayotte, archipel ravagé par le cyclone Chido.
« Deuxièmement, je souhaite l'action », a-t-il poursuivi, arguant « qu'une partie du désenchantement des Français vient de ce qu'ils n'aperçoivent pas l'efficacité qu'ils sont en droit d'attendre de ceux à qui ils confient le pouvoir ».
Surtout, après une année politique 2024 tumultueuse, marquée par une dissolution de l'Assemblée en juin, l'adoption d'une motion de censure début décembre, et le passage à Matignon de quatre Premiers ministres, François Bayrou a prôné « la stabilité ».
« Je pense que c'est un pays qui a besoin qu'on calme ces accidents successifs, ces ruptures successives qui donnent à la France et à chaque famille le sentiment qu'il n'y a rien sur quoi on puisse construire », a-t-il fait valoir.
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Le président Emmanuel Macron doit adresser ses propres vœux aux Français mardi à 20 heures, conformément à la tradition, depuis une soixantaine d'années. « Ce sont ses huitièmes vœux » depuis son arrivée à l'Elysée en 2017, mais « les premiers dans un rôle un peu différent », relève-t-on dans son entourage.
Rentré de quelques jours de repos au fort de Brégançon sur la Méditerranée, le président de la République va bien revenir sur les « difficultés géopolitiques ou de politique intérieure », à commencer par la dissolution de l'Assemblée nationale. Mais il devrait s'en tenir aux « grands enjeux », sans dicter de solutions comme il a pu le faire par le passé, ajoute-t-on.
« Auparavant, il était un président qui gouvernait », donnant l'impulsion aux politiques publiques qui occupaient une part importante de ce discours du Nouvel An, relève un conseiller. Cette année, il sera « davantage dans un rôle de garant » et de « président qui préside ».
C'est aussi la première fois que le chef de l'Etat s'exprime depuis qu'il a nommé le 13 décembre François Bayrou comme Premier ministre, dernier soubresaut d'une année politique scandée par les crises.
Malgré l'arrivée à Matignon du centriste, son allié historique, Emmanuel Macron entend donc conserver une posture en retrait. Comme c'est le cas depuis que son camp a perdu les élections législatives anticipées de l'été à la suite de la dissolution de l'Assemblée nationale, ouvrant la plus grave crise politique de la Ve République.
« L'ombre de la dissolution va peser sur ces vœux », car le président « est vraiment cornerisé » et doit tenter de « redonner un élan » à son second quinquennat, dit à l'AFP Philippe Moreau Chevrolet, professeur en communication à Sciences Po.
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S'il a déjà esquissé un timide mea culpa début décembre, il va peut-être tenter d'ouvrir de nouvelles perspectives, pour éloigner la petite musique de certains de ses opposants qui jugent inéluctable sa démission avant la fin de son mandat, en 2027.
(Avec AFP)
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