Régionales: fausse défaite du Front national, pour la presse étrangère

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Sept régions pour la droite, cinq pour la gauche et zéro pointé pour le FN. En dépit du résultat qui ressemble -de prime abord- à un camouflet pour le parti frontiste, la presse internationale souligne la progression du Front national et l'impasse dans laquelle se retrouvent désormais la gauche et la droite en France. Revue de détail.
Certes, Le Soir lance un "ouf !" en guise de soulagement. Mais la défaite du FN est néanmoins, "une victoire qui ne dit pas son nom, qui avance masquée". Car "l'évidence est là", le parti frontiste "connaît une montée inexorable", explique le quotidien.
"Le FN, qui se nourrit de peur pour baver de la haine - haine de la différence, haine de l'autre, haine de l'Europe, etc. -, n'a pas dit son dernier mot (...)", prévient le quotidien belge.
Le parti de Marine Le Pen bouleverse désormais l'échiquier politique, et redistribue les cartes, laisse entendre The Independant :
Le Soir lance un avertissement sur l'ascension des frontistes. Dans l'Hexagone et ailleurs."Nos sociétés doivent d'urgence s'ébrouer et rassurer. Car la France n'est évidemment pas seule concernée", écrit le journal.
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"Le tous contre le FN a fonctionné", titre El Mundo ce lundi matin. Mais le quotidien espagnol se garde bien de crier victoire. Car, bien que le Front national ne gagne aucune région, il consolide sa position et représente "l'une des trois principales forces politiques en France".
Le quotidien avance que la formation de Marine Le Pen se présentera aux élections présidentielles de 2017 comme la victime d'un "vaste complot des deux principaux partis de droite et de gauche".
De l'autre côté de la Manche, Le Guardian estime que le FN a bien été contenu pendant ce scrutin. Mais cette situation n'est que "temporaire car le parti connaît une progression continue". Pas de cri de joie, pour le quotidien britannique. C'est un scrutin...sans vainqueur, écrit-il.
Le Guardian estime que le vote frontiste est désormais appréhendé "comme protestataire mais aussi comme une alternative" par ses électeurs.
"Front national en France : une élection sans vainqueur" titre ce lundi matin l'édition en ligne de Der Spiegel. "Si le Front National pourrait être arrêté à ce scrutin régional, cela s'explique davantage par le fonctionnement du système électoral que par une volonté du peuple français", écrivait dimanche soir -alors que tous les résultats n'étaient pas encore connus-le quotidien allemand.
"Les régions refusent le Front national", écrivait hier soir Le Temps :
Pour autant, "sur le plan national, la dynamique FN n'est pas stoppée", note le quotidien helvète :
Le quotidien italien Corriere della Sera dresse ce lundi matin un constat bien sombre. "Le Front national est battu mais ses idées restent au centre des discussions". Des idées, qui, au fil du temps, ont su revêtir un masque plus acceptable, laisse entendre le Financial Times : "le parti anti-immigration a élargi sa cible depuis que Marine Le Pen a succédé au Père, et adoucit sa rhétorique xénophobe (...)".
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Si la candidate frontiste échoue aux portes du pouvoir, "son appel est plus fort que jamais pour le nombre croissant de mécontents en France", analyse Hugh Schofield de la BBC.
Quant au "ouf" de soulagement unanime face à l'échec des frontistes, "c'est aussi le bruit que vous faites quand vous recevez un coup de poing dans l'abdomen", ose le journaliste.
Au Québec, Le Devoir se concentre sur les autres formations politiques, estimant que la cote de popularité de Hollande a sauvé le scrutin régional :
La droite parvient certes à changer la couleur de la carte de France -elle a remporté dimanche soir sept régions-, mais ce score n'est pas synonyme de victoire, selon le quotidien québécois :
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