Relance : la Banque de France relève ses prévisions de croissance à 5,75% en 2021

La croissance sera marquée par "un fort rebond aux troisième et quatrième trimestres, avec une croissance soutenue de la consommation des ménages", prédit la banque centrale française. Toutefois, cette estimation dépend notamment du degré d'utilisation du surplus d'épargne accumulé pendant la crise, de l'évolution de la situation sanitaire et de l'inflation.

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La Banque de France a relevé lundi sa prévision de croissance pour l'économie française cette année. Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, parie sur un fort rebond aux troisième et quatrième trimestres.
La Banque de France a relevé lundi sa prévision de croissance pour l'économie française cette année. Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, parie sur "un fort rebond aux troisième et quatrième trimestres". (Crédits : Axel Schmidt)

La France devrait connaître en 2021 une croissance de 5,75%, a estimé lundi la Banque de France en relevant d'un quart de point sa dernière prévision du mois de mars. Affichant un certain optimisme, la Banque centrale estime qu'elle aura même retrouvé son niveau d'avant-crise plus tôt, dès le début de 2022. L'activité "commencerait à dépasser son niveau pré-Covid dès le premier semestre 2022", soit un trimestre plus tôt que ce qu'elle prévoyait en mars.

Hausse de la consommation des ménages

"Sur la route de la sortie de crise, l'économie française n'est pas encore à l'arrivée, mais accélère", a commenté le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, lors d'une conférence de presse.

Il a précisé que le niveau d'activité était resté en mai 4% en deçà de l'avant-crise, contre 6% en avril, et qu'il ne sera plus que de 3% inférieur en juin.

La croissance sera marquée par "un fort rebond aux troisième et quatrième trimestres, avec une croissance soutenue de la consommation des ménages", prédit l'institution, qui s'affiche ainsi plus optimiste que le gouvernement qui table sur une progression de 5% du PIB cette année.

L'institut a en revanche laissé ses prévisions de hausse du PIB inchangées pour 2022 et 2023, à 4% puis 2% respectivement.

Le gouverneur a précisé que la croissance projetée cette année pour la France était supérieure notamment à celle prévue en Allemagne, limitée à 3,7%. La France affiche en effet au premier trimestre de meilleurs résultats qu'Outre-Rhin. L'économie allemande s'est contractée plus nettement qu'attendu au premier trimestre, les mesures de confinement en vigueur depuis novembre ayant continué de peser sur la consommation privée.

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Elle serait en revanche inférieure aux 6,5% anticipés pour les Etats-Unis par la banque centrale américaine (Fed) dans ses prévisions de mars dernier.

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Difficultés de recrutement

A côté des incertitudes sanitaires, les projections de la Banque de France identifient tout de même trois aléas qui pourraient menacer ce scénario optimiste, à savoir le degré d'utilisation du surplus d'épargne accumulé par les ménages durant la crise du Covid-19, "l'ampleur et la durée des tensions sur les prix des intrants" (matières premières), ainsi que "de possibles augmentations des difficultés de recrutement" redoutées par le patronat.

Le surplus d'épargne, évalué à 142 milliards d'euros fin mars, "pourrait aller jusqu'à 180 milliards d'euros à la fin de cette année", dont 20% pourraient être dépensés en 2022 et 2023, a estimé M. Villeroy de Galhau.

Ce surplus peut créer "une réserve de croissance potentielle (...) pouvant aller jusqu'à 7 points de PIB", a-t-il insisté.

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En dehors de l'embellie anticipée de la consommation, l'économie française connaît "une forte reprise de l'investissement qui traduit la confiance des entrepreneurs", selon la l'institution.

En dépit des tensions actuelles sur le prix de certaines matières premières, elle table par ailleurs sur une inflation contenue. La hausse des prix s'élèverait ainsi à 1,5% en 2021, "avec cependant des mouvements infra-annuels marqués, évoluant en glissement annuel entre 0,8% et 2,1%", pronostique la Banque de France.

L'inflation redescendrait ensuite autour de 1,2% en 2022 et 2023, ce qui la placerait "significativement en-dessous de la cible de 2%" de la Banque centrale européenne. Cette "inflation maîtrisée justifie le maintien d'une politique monétaire accommodante", a déclaré M. Villeroy de Galhau.

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Sur le marché du travail, la banque centrale s'attend à des "créations nettes d'emplois assez significatives de 2021 à 2023", avec un taux de chômage qui "atteindrait 9,3% au cours du premier trimestre 2022, avant de décroître nettement en-dessous de 9% en 2023" contre un taux de chômage à 8% au quatrième trimestre 2020, selon l'Insee, contenu notamment par l'activité partielle.

Durant la crise sanitaire, "l'activité partielle a bien fonctionné", s'est réjoui M. Villeroy de Galhau, qui a souligné les difficultés de recrutement des entreprises, redevenues comme avant la crise un "frein traditionnel de l'économie française".

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(Avec AFP)

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Commentaires 5
à écrit le 17/06/2021 à 9:25
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En même temps le PIB du pays a baissé de 8% l'an dernier. Même avec 5 ou 6% de croissance en 2021, on n'aura toujours pas rattrapé le niveau de richesse de fin 2019.

à écrit le 17/06/2021 à 9:24
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En même temps le PIB du pays a baissé de 8% l'an dernier. Même avec 5 ou 6% de croissance en 2021, on n'aura toujours pas rattrapé le niveau de richesse de fin 2019.

à écrit le 15/06/2021 à 19:02
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La Banque de France fait des prévisions…. Crédit Lyonnais ( 17 milliards d'€uros payé par l'Etat français), Crédit Foncier (fermeture), Crédit Agricole ( amende infligée par la BCE pour non respect des accord Bâle 3)

à écrit le 15/06/2021 à 10:04
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Il manque une précision importante ! S'agit il d'un prévision d'un taux de croissance en valeur ou d'un taux de croissance en volume ? C'est à dire que le facteur "inflation" est il pris en compte ou non. Il faut préciser qu'avant la crise Co...

à écrit le 14/06/2021 à 21:24
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Ahhh la croissance à la française... Iphones made in USA ou autres mobiles made in Corée. Voitures made in Germany, Spain, Republique Tchèque Panneaux solaires made in china Electroménager made in Germany Produits d'équipements de la maison m...

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