Remaniement : les défis du gouvernement Attal
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Le chef du gouvernement Gabriel Attal lors d'un déplacement avec Gérald Darmanin dans les Hauts de France mercredi 10 janvier.
Reuters
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Le chef du gouvernement Gabriel Attal lors d'un déplacement avec Gérald Darmanin dans les Hauts de France mercredi 10 janvier.
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L'Elysée et Matignon ont enfin tranché. Après des jours d'intenses tractations et de spéculations, le Premier ministre Gabriel Attal a enfin levé le voile sur les nouveaux visages du gouvernement jeudi 11 janvier en fin d'après-midi. Parmi les surprises figure l'arrivée de Prisca Thévenot au poste de porte-parole du gouvernement à la place d'Olivier Véran. En revanche, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire est confirmé à son poste à Bercy tout comme Gérald Darmanin à l'Intérieur, Eric Dupond-Moretti à la Justice ou Sébastien Lecornu à la Défense. En confirmant les poids lourds du gouvernement aux fonctions régaliennes ou économiques, Emmanuel Macron n'entend pas infléchir sa méthode pourtant contestée au sein même de la majorité.
S'agissant des marges de manœuvre de Gabriel Attal, « deux hypothèses » se profilent selon Erwan Lestrohan, directeur conseil chez Odoxa. « Soit, dans la continuité de ses prédécesseurs, Gabriel Attal sera avant tout un Premier ministre « chef d'équipe gouvernementale », responsable de l'application des orientations décidées par Emmanuel Macron qui conserve un style « vertical », soit sa nomination marque une rupture dans les responsabilités confiées au Premier ministre par le chef de l'Etat et il pourrait incarner une force de proposition complémentaire dans un couple exécutif réellement bicéphale».
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Porté par les sondages, l'ex-ministre de l'Education espère profiter de sa popularité pour conforter la majorité dans la campagne des élections européennes. « Politiquement, la nomination de Gabriel Attal pourrait en tout cas élargir le soutien à l'exécutif, sur la droite comme sur la gauche. Outre 90% des sympathisants Renaissance, 82% des sympathisants LR sont satisfaits de sa nomination, tout comme 55% de ceux du PS et 50% de ceux des Ecologistes », poursuit le spécialiste des enquêtes d'opinion interrogé par La Tribune.