Représentativité syndicales : la CFDT reste en haut du podium, CGT et FO suivent

Fanny Guinochet

La secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon.
Stephanie Lecocq

Fanny Guinochet

La secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon.
Stephanie Lecocq
L'organisation de Marylise Léon conforte sa position de leader dans le secteur privé. Avec 26,58 % (contre 26,77 % en 2021), la CFDT garde la première place qu'elle avait ravie en mars 2017, au classement des syndicats du privé. Elle est suivie par la CGT qui enregistre 22,21 % (contre 22,96 % précédemment). Force ouvrière arrive en troisième position, et obtient 14,91 % (contre 15,24 % en 2021).
Les scores restent relativement stables, mais les trois grandes centrales historiques présentent toutefois des chiffres en baisse contrairement aux plus petites organisations syndicales qui, elles progressent. C'est, par exemple, le cas de la CFE-CGC qui, avec 21,75 % des suffrages dans son champ de l'encadrement, fait mieux qu'en 2021, où elle avait obtenu 20,71 %. En quatre ans, la CFE-CGC, quatrième organisation syndicale du pays, a progressé de plus de 36 000 voix.
Autre exemple, la CFTC obtient, 9,58 % contre 9,50 %. Soit un très léger progrès.
Malgré tout, on notera le recul de la plupart des organisations, et ce malgré les dernières mobilisations. La réforme des retraites d'Emmanuel Macron en 2023, qui avait pourtant largement mobilisé l'opinion, n'a pas suffi à redonner aux centrales traditionnelles un nouvel élan.
Ces résultats n'en restent pas moins très importants pour organiser le dialogue social. Calculée tous les quatre ans, sur la base des élections professionnelles dans les entreprises de plus de 10 salariés entre 2021 et 2024, des élections aux chambres d'agriculture (janvier 2025) et dans les TPE (novembre-décembre 2024), la représentativité permet aux organisations de peser dans les négociations (à condition d'avoir au moins 8 %), de signer des accords, de désigner des conseillers aux prud'hommes, mais aussi de percevoir des subventions.
Du côté des organisations patronales, pas de grand changement non plus. Le Medef reste largement en tête, avec une audience de 63,42 % , suivi de la CPME avec 32,05 % et l'U2P, qui enregistre 4,53 %.
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Cette dernière s'est félicitée de progresser, tout en dénonçant un manque de crédibilité et de transparence des résultats. Elle estime selon ses calculs que les données sont faussées et que le mode de calcul choisi minimise le nombre d'entreprises adhérentes par rapport au nombre de salariés de ces entreprises. Et l'U2P de dénoncer que cela reviendrait à établir que les trois grandes centrales patronales emploieraient la totalité des salariés du privé marchand. Le syndicat patronal de Michel Picon envisage des recours. De quoi susciter quelques tensions dans le clan patronal.
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