Restauration, e-commerce, livraison à domicile : les dossiers s'empilent dans les tribunaux de commerce
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Le secteur de la restauration a subi les effets dévastateurs de la crise sanitaire.
Reuters
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Le secteur de la restauration a subi les effets dévastateurs de la crise sanitaire.
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L'horizon au bout du tunnel n'est pas prêt de s'éclaircir. Après trois années interminables de pandémie, l'économie française continue de traverser de violentes turbulences. La crise énergétique et l'envolée des prix menacent toujours un grand nombre de secteurs. A cela s'ajoutent les difficultés de recrutement toujours persistantes. Au premier trimestre 2023, l'Insee table sur une croissance du produit intérieur brut (PIB) de seulement 0,1% après un fléchissement de 0,2% au dernier trimestre 2022. En ce début d'année 2023, les entreprises françaises sont plongées dans de profondes incertitudes.
La grogne sociale s'est propagée dans de nombreux secteurs depuis l'automne. Beaucoup de professions indépendantes (boulangers, restaurateurs) réclament des aides à Bercy pour pouvoir régler leurs factures tandis que quelques grands groupes emblématiques (Garbit) ont mis leurs usines sur pause en janvier.
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Dans leur dernière étude sur les entreprises en 2022 dévoilée ce jeudi 5 janvier, les greffiers des tribunaux de commerce dresse un bilan morose des douze derniers mois. Pour le président du Conseil national des greffiers des tribunaux de commerce Thomas Denfer,« le "mur des faillites" n'est pas d'actualité, » mais « les dynamiques négatives observées pour l'ensemble de nos indicateurs appellent à la vigilance. » En effet, le relèvement des tarifs de l'énergie en raison d'un bouclier tarifaire moins généreux depuis le premier janvier dernier pourrait faire trembler beaucoup d'entreprises déjà meurtries par la crise sanitaire.