L'économie française au bord de la récession début 2023, selon l'Insee
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Les problèmes d'approvisionnement en électricité pourrait pénaliser l'activité en janvier.
Reuters
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Les problèmes d'approvisionnement en électricité pourrait pénaliser l'activité en janvier.
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Il souffle comme un air de vent glacial sur l'économie tricolore. Les températures hivernales semblent s'abattre sur tous les secteurs. A quelques jours des fêtes de fin d'année, les indicateurs passent au rouge les uns après les autres. Après un fort rebond en 2021 (+6,8%), la croissance se tasse fortement en cette fin d'année 2022. Dans sa dernière note de conjoncture dévoilée ce jeudi 15 décembre, l'Insee table sur une croissance du PIB négative à -0,2% au dernier trimestre 2022, un très léger rebond au premier trimestre 2023 (0,1%) et une accélération au second trimestre (0,3%).
L'institut de statistiques a révisé à la baisse ses prévisions pour la fin de l'année de 0,2 point. Les prévisions du premier trimestre prochain ne prennent pas en compte les possibles coupures d'électricité et de gaz. Mais ces délestages potentiels pourraient faire vaciller certaines entreprises très dépendantes de l'énergie. Pour rappel, une récession technique correspond à deux trimestres consécutifs de croissance négative. Même si l'Insee ne parle pas encore de scénario noir, l'hiver s'annonce douloureux pour le système productif. « L'économie française doit faire face à des chocs sectoriels depuis 2020. La pandémie avait d'abord affecté les services. La crise énergétique pénalise surtout l'industrie », a déclaré le chef du département de la conjoncture, Julien Pouget, lors d'un point presse à Montrouge.
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Sur l'ensemble de l'année, les statisticiens tablent désormais sur une croissance de 2,5% contre 2,6% auparavant. De son côté, le gouvernement projette dans le budget 2023 toujours une croissance de 1% l'année prochaine. Mais cette prévision semble de moins en moins crédible aux yeux de nombreux économistes. En outre, de nombreuses incertitudes compliquent la tâche des économistes. Entre le prolongement du conflit en Ukraine, les conséquences du resserrement monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) et l'évolution de la situation sanitaire en Chine, les conjoncturistes sont plongés dans le brouillard.