Retailleau veut privilégier « la souveraineté populaire » face à l'Etat de droit
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Le ministre de l'Intérieur souhaite prendre la tête des Républicains également.
Reuters
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Le ministre de l'Intérieur souhaite prendre la tête des Républicains également.
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Le ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau a noté dimanche une « tension entre l'Etat de droit et la souveraineté populaire », estimant qu'il fallait « redonner une vigueur » aux « aspirations du peuple ». Invité du Grand Rendez-vous Europe 1 / CNews / Les Echos, Bruno Retailleau a insisté longuement sur la nécessité d'écouter l'opinion publique.
Il a qualifié de « grand problème », la « tension entre la démocratie et l'Etat de droit », « la tension entre un Etat de droit et la souveraineté populaire », notamment s'agissant de l'immigration.
A ses yeux, « le mal démocratique en Occident » réside dans le fait que « les dirigeants ne suivent pas les aspirations de leur peuple ». Plaidant de nouveau pour un référendum sur l'immigration, il a souhaité « redonner une vigueur à la souveraineté nationale ». « L'échafaudage juridique ligote l'Etat régalien », a-t-il jugé. Interrogé sur le rôle du Conseil constitutionnel, le ministre de l'Intérieur a fait valoir que ce n'était « pas une cour suprême ». « La seule cour suprême », a-t-il dit en citant le général de Gaulle, « c'est le peuple ».
Le ministre, par ailleurs candidat à la présidence de LR, s'était exprimé la veille sur le combat face à Laurent Wauquiez, également candidat. « Ce ne sera pas un match sanglant », a assuré Bruno Retailleau dans un long entretien publié sur le site du Parisien.
Alors que l'entourage de l'ancien président d'Auvergne-Rhône-Alpes l'accuse d'avoir lancé une « guerre des chefs » en présentant jeudi sa candidature, il a répondu : « ce n'est pas moi qui l'installerai, pour faire la guerre, il faut être deux ».
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Quant aux reproches de ne pouvoir être ministre et président de parti, il les balaye: « François Bayrou est Premier ministre et président du MoDem. Laurent Wauquiez lui-même est président de groupe, à la fois dans sa région et à l'Assemblée nationale, et il aspire à diriger un parti ». « C'est une question d'organisation », tance-t-il.
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Bruno Retailleau explique s'adresser « à tous ceux qui veulent que le travail paie plutôt que l'assistanat, que l'État se réforme et arrête de faire les poches des Français, que l'école transmette des savoirs et la fierté française ». Et concernant le parti lui-même, son objectif, assure-t-il, est de « retrouver une convivialité, une collégialité, et que les militants ne soient plus considérés comme des remplisseurs de salle ou des distributeurs de tracts ». Il répète vouloir « convaincre autant des électeurs macronistes que ceux du RN ».
(Avec AFP)
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