Retraites : le rapport du COR met le gouvernement en difficulté

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Le premier ministre Edouard Philippe a officiellement reçu le rapport du COR jeudi après des fuites dans la presse.
Le premier ministre Edouard Philippe a officiellement reçu le rapport du COR jeudi après des fuites dans la presse. (Crédits : Reuters/Charles Platiau)
La remise du rapport du conseil d'orientation des retraites au Premier ministre Edouard Philippe a attisé les tensions chez les syndicats. La CFE-CGC et la CFDT-Cheminots ont appelé à faire grève le 5 décembre alors qu'une semaine de concertation doit débuter à partir de lundi prochain.

La pression monte sur l'exécutif. Selon le rapport du conseil d'orientation des retraites (COR) remis au Premier ministre jeudi 21 novembre, le déficit du système de retraites devrait s'établir entre 7,9 milliards et 17,2 milliard d'euros d'ici 2025 selon le taux de croissance moyen (entre 1 et 1,8%) et le type de convention comptable retenus. Edouard Philippe avait saisi cette instance indépendante, composée entre autres de parlementaires, de partenaires sociaux et de représentants des retraités, en septembre pour évaluer "la situation financière" du système actuel et de proposer des mesures "pour en garantir l'équilibre en 2025", comme le souhaite Emmanuel Macron, au grand dam des syndicats.

À partir de lundi prochain, le Premier ministre doit recevoir l'ensemble des organisations syndicales et patronales afin de faire le point sur la future réforme des retraites, la transition et le retour à l'équilibre d'ici 2025 d'après l'ordre du jour communiqué par les services de Matignon. Le Premier ministre a ainsi déclaré à la suite de la remise du document que :

"l'équilibre financier n'est pas une question de paramètre ou de technique. C'est un enjeu de justice sociale. Lui seul peut garantir un haut niveau de protection sociale aux futures générations, ce qui est le cœur de la promesse présidentielle, et permettre de regagner la confiance perdue par nos concitoyens et en particulier par les jeunes".

Des dépenses en % du PIB relativement stables

Les simulations réalisées par le conseil d'orientation indiquent que les dépenses rapportées au produit intérieur brut (PIB) seraient relativement stables peu importe le scénario macroéconomique retenu. La part des dépenses de retraite, qui s'élevait à 13,8% en 2018, "serait stable ou très proche de son niveau de 2018 sur la projection envisagée, c'est à dire jusqu'en 2030". Sur cet ensemble, 12% sont consacrés aux pensions de droit direct de retraite de base et de retraite complémentaire.

Les rapporteurs expliquent que cette relative stabilité est liée aux multiples réformes des retraites mises en oeuvre depuis trois décennies. En outre, les hausses de dépenses liées au vieillissement de la population seraient compensées par une évolution des pensions moins rapide que celle du revenu d'activité, "en raison notamment des mécanismes d'indexation des modes de calcul des retraites reposant sur l'inflation".

Une diminution des ressources à prévoir

Le creusement du déficit du système de retraites ne serait donc pas dû à une hausse des dépenses mais à une baisse des ressources allouées au système de protection sociale. Les experts anticipent notamment que la part des recettes issues du régime de la fonction publique d'Etat (FPE), qui représente une part non négligeable du financement, serait en baisse sur la période étudiée passant de 2,3% du produit intérieur brut à 2% en 2030 par exemple. La diminution prévue des effectifs dans la fonction publique pourrait ainsi peser sur le recettes du système de retraites. Quant aux dépenses de l'Argirc-Arrco, les dépenses resteraient relativement stables passant de 3,5% du PIB en 2018 à 3,6% en 2030. Ce régime serait proche de l'équilibre dans tous les scénarios. L'organisme en charge de l'évaluation et du suivi des retraites prévoit également une baisse des versements de l'Unédic et de la CNAF.

Un risque de coagulation

À l'approche de la grève du 5 décembre, le risque de coagulation des syndicats et des professions concernées par la réforme n'a jamais été aussi fort depuis le début des débats sur cette réforme explosive. Ce jeudi, la CFDT-Cheminots a décidé de rejoindre les rangs des manifestants pour contester la réforme de l'exécutif. De son côté, la CFE-CGC a également signifié qu'elle allait rejoindre le mouvement social après une réunion du comité confédéral.

"Cette réforme est uniquement politique et inutile sur le plan économique. Derrière un slogan qui pourrait donner l'illusion d'une recherche d'équité ('un euro cotisé génère les mêmes droits'), se cache une réforme exclusivement financière dont le seul objet est de diminuer le poids des retraites, considéré comme une dépense publique [...] Elle ne vise qu'à permettre à l'État de mettre la main sur les réserves accumulées par les régimes complémentaires et notamment AGIRC-ARCCO" dénonce la confédération dans un communiqué. 

Le gouvernement s'attend déjà à une grève dans les transports sur plusieurs jours. "Nous préparons bien sûr le plan de transports pour le 5, le 6, le 7, le 8, bref les jours possibles de grève, de manière à faciliter le transport des Français, et nous serons très vigilants sur les aspects d'ordre public", a-t-il indiqué,le secrétaire d'Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari sur la chaîne BFMTV, sans détailler ce "plan".

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Commentaires
a écrit le 26/11/2019 à 17:56 :
le gouvernement serait bien inspiré de se méfier du retour de boomerang de la génération 35-55 ans et de la classe motenne - la grande perdante de la réforme des retraites aux prochaines élections... le RN pourrait bien passer la prochaine fois...

la réforme oui mais pour toutes les générations!!!!
a écrit le 26/11/2019 à 2:53 :
.Une Constante la Non-Indexation des retraites sur l'inflation.

.La valeur unitaire du point à 1 eur pour exemple,
sera GELEE à vitam éternam :

. 20 ans à la meme valeur unitaire du point,
multiplions par le taux d'inflation cumulée, et nous obtenons,
le taux de dégringolade des retraites


LE TAUX COTISATION LE MEME : EMPLOYEUR / EMPLOYE ENVIRON 25%
DU SALAIRE.
Nous cotiserons plusieurs centaines de milliers d'eur durant 44 ans,
pour quasi-rien.
Réponse de le 28/11/2019 à 9:53 :
j'aime bien ta démarche Anne Sophie, car elle permet d'être bien plus pédagogique que la mienne et permet d'avoir une vision claire des enjeux.

Cela fait plusieurs fois que je le constate !
a écrit le 25/11/2019 à 16:47 :
Au vue du nombre d'années de cotisations dans un pays qui ne crée pas d'emploi, disons que nous pouvons dire pour ceux qui ont eu a être sur le marché du travail depuis un trentaine d'année, une bonne partie a bien compris qu'ils n'aurons peu voir pas grand chose.

Ce qui est mon cas, alors de fait au vue de la continuité d'une retraite régressive, donc nous devons continuer a cotiser pour une retraite qui ne sera que le reflet de l'impotence économique des acteurs?

Oui sans aucun doute. Et j'imagine que ceux qui arrivent sur le marché du travail devrons faire face a cela de manière bien plus forte.

Autrement l'équité intergénérationnelle n'est plus, mais que par contre ceux qui bénéficient des conditions les meilleures sont en train finalement de sabrer celles de ceux qui en plus du chômage et des prix bien plus élevés, aurons des revenus bien moindre.....

Alors trouver un équilibre en faisant payer les générations a venir, en laissant une belle dette, c'est surtout cela la réalité économique actuelle.

Travaillera plus longtemps, incertitude de l'emploi et période plus longue de chômage avec une retraite moindre quand tu pourras l'obtenir......

Bien vicieux le procédé, inéquitable au possible, et c'est marrant comment les uns et les autres tentent de faire croire qu'il est nécessaire, mais ne s'adresse pas a ceux qui subirons cette baisse......

Si l'on prend aussi la différence de salaires avec les générations précédentes, en fait ceux qui ont eu les avantages réduisent la condition des autres......

Et vous espérez que ceux qui vivrons cela ne chercherons pas les responsables? irons dans le sens productif qu'espère ceux qui actuellement font leur salade?

La fin de la société providence en plus s'y ajoute !!!! trop fort
Réponse de le 28/11/2019 à 17:13 :
Jospin avait prévu en 1999 le FRR pour pallier au papy boum et éviter les frictions intergénérationnelles....Il y a AUJOURD'HUI 37 milliards sur ce FRR (fond de réserve des retraites).....
Il aurait fallu continuer à abonder ce fond jusqu'en 2025 pour arriver à 330 milliards comme c'était prévu, mais en 2010 le gouvernement a largement pillé ce fond....donc "seulement" 37 milliards dans la cagnotte....mais ça comble largement les déficits les plus pessimistes du COR...
a écrit le 25/11/2019 à 14:55 :
En regardant dans mon rétroviseur,je me rend compte que lorsque l'âge de la retraite pour tous est passé de 65 à 60 ans,personne n'a fait grève.Alors qu'il existait déjà un départ a 60 ans pour les métiers pénibles (mon beau-père en a bénéficié) et nos dirigeants qui l'on réalisé auraient au moins du, prévoir un mode de financement car les problèmes de démographie que nous connaissons aujourd'hui étaient déjà programmé de puis le baby-boom d'après guerre.Que ces mêmes dirigeants qui aujourd'hui sont dans l'opposition proposent des solutions ,on peut se demander pourquoi ils ne les ont appliqués car c'est tout de même grâce à eux que nous en sommes là....
Réponse de le 28/11/2019 à 17:06 :
Et bien figurez-vous que ces dirigeants l'ont prévu justement, quand ils ont passé la retraite de 65 à 60 ans, un Fond de Reserve des Retraites (FRR) a été crée en 1999 par Jospin, il devait être abondé à 330 milliards jusqu'en 2025 en prévision du papy boum, mais il a été largement pillé par Sarkosy en 2010...il reste cependant AUJOURD'HUI 37 Milliards dans ce FRR....Alors quand le COR nous parle d'un déficit de 10 à 17 milliards, ça me fait bien rigoler !!
Personne ne parle de cette cagnotte de 37 milliards...comme c'est bizarre !! De quoi donner des bonnes retraites en euros à tous sans se tracasser...
Regardez FRR + Jospin sur internet.....
a écrit le 25/11/2019 à 14:54 :
En regardant dans mon rétroviseur,je me rend compte que lorsque l'âge de la retraite pour tous est passé de 65 à 60 ans,personne n'a fait grève.Alors qu'il existait déjà un départ a 60 ans pour les métiers pénibles (mon beau-père en a bénéficié) et nos dirigeants qui l'on réalisé auraient au moins du, prévoir un mode de financement car les problèmes de démographie que nous connaissons aujourd'hui étaient déjà programmé de puis le baby-boom d'après guerre.Que ces mêmes dirigeants qui aujourd'hui sont dans l'opposition proposent des solutions ,on peut se demander pourquoi ils ne les ont appliqués car c'est tout de même grâce à eux que nous en sommes là....
a écrit le 25/11/2019 à 10:18 :
La grève pour défendre les régimes spéciaux !
Pour défendre la retraite à 52 ans et à 57 ans !
Pour défendre des retraites à plus de deux milles euros !
C'est une honte quand les salariés du privée paient pour ces nantis, que nos jeunes vont payer cette dette abyssale et qu'au bout du compte ils n'auront rien.
REFORMONS REFORMONS POUR NOS ENFANTS
Réponse de le 25/11/2019 à 15:39 :
Ah, le prétexte des enfants.Les enfants feront comme les autres génerations ,ils se battrons à leur tour .Sinon, je le répete une nouvelle fois , pas besoin de régime spéciaux car entre 90 et 2000 ,près de 4 millions de salariés du privé sont partis en pré-retraite à 55 ans ( dont beaucoup de cadre et du management),voir avant en acceptant des plans de départs anticipés dans leur boite ( grosse géneralement) avec des primes pour tenir jusqu'à sa retraite (( 60 ans à l'époque ) payés par le gel des augmentations salariales des actifs restants et ce pendant des années.Une population très discrete sur ce sujet ,faut les comprendre ,ils sont pour beaucoup dans l'electorat de Macron aujourd'hui.
a écrit le 24/11/2019 à 17:23 :
La France : retraite: 62 ans les autres pays européens 65 ans ......... Temps de travail annuel le plus bas d'europe : la France. ......... Congés les plus longues ; la France. Résultat : il va falloir se mettre au niveau de tous les pays si nous voulons avoir des montants de retraite décents pour l'avenir et il serait temps d'être dans les clous pour avoir des produits que nous puissions vendre dans un bon rapport qualité-prix. Râler, c'est bien mais il faut comprendre que nous ne sommes pas différents des autres européens et que nous devons lutter pour conserver une bonne place dans les classements européens alors que nous chutons dans beaucoup de domaine
Réponse de le 24/11/2019 à 21:33 :
Toujours les mêmes discours rabâché en boucle....
Les Cadres français sont au forfait jour et font bien plus d heures que beaucoup de collègues européens...
Le taux de chômage des seniors est le plus eleves d Europe....
Le grand patronat ne parle que de faire travailler plus tard les salariés mais est le premier à s en séparer lors des PSE.
La réforme des retraites ne résoudra aucun de ces problèmes et ne fera qu appauvrir les futurs retraités
a écrit le 24/11/2019 à 9:24 :
Un gouvernement d'AMATEURS peu éclairés , plus préoccupés par le paraitre et la com que par l'efficacité et l'intérèt du pays !
.........5 ans de dégradation ! : l'adddition va etre lourde !
a écrit le 23/11/2019 à 18:05 :
Ce gouvernement Macron Philippe est symbolisé par l'état pitoyable de la France plongée dans un chaos DESCRIPTIBLE,

oui oui une Chaos DESCRIPTIBLE :

- 80 % des retraités qui vivent sous le seuil de pauvreté

- 9 000 000 de travailleurs pauvres plongés dans la misère qui s'épanche

- 1 agriculteur par jour qui se suicide par dépit face à la voyoucratie des centrales d'achats

- des étudiants qui doivent se prostituer ou se soumettre à l'esclavage nouveau

- les hôpitaux ou l'insécurité est omniprésente

- l'étalement de l'esclavage nouveau qui va priver les générations futures de soins et de retraites

- les maisons de retraites dans lesquelles les personnels ne peuvent plus assurer la dignité de nos ainés

- les marchands de sommeil qui prospèrent avec la complicité des services de l'Etat

- l'évasion fiscale des riches profiteurs est devenue LA pratique courante et massive

- l'insécurité dans les trains et les transports en commun

La France tournée en ridicule aux yeux du monde entier :
- un pet de neige dans la France 1ère en domaine skiable au monde, et des centaines de milliers de Français se retrouvent sans électricité pendant plus de 8 jours

- un petit pet de neige dans la France 1ère en domaine skiable au monde, et les autoroutes et routes sont bloquées, on ne peu plus avancer, c'est l'insécurité

- des gabegies financières ÉNORMES des échecs industriel à répétition comme Aréva d'ou vient le fameux 1er ministre

- des ponts qui s'écroulent, des routes défoncées,

- des castes qui festoient sous les ORS de la République

- une armée en situation d'anorexie financière

- la répression routière aveugle et sans aucun discernement

- les violences policières qui éborgnent et mutilent des citoyens pacifiques

- des policiers qui reçoivent des primes non justifiées au motif que leurs heures supplémentaires sont in finé fictive, 80 %de leurs temps annuels rémunérés se déroulent dans l'oisiveté au sein de leurs casernes et/ou dans leurs appartements payés par les contribuables

QUEL SPECTACLE AUX YEUX DU MONDE cette FRANCE de Macron qui insulte tance méprise les Français à chacune de ses bavarderies incessantes et désastreuses
Réponse de le 23/11/2019 à 20:17 :
Et les violences faites aux lapins aussi, faut pas oublier, nous n'oublions pas

Houla deja vos 2 premiers
- 80 % des retraités qui vivent sous le seuil de pauvreté
- 9 000 000 de travailleurs pauvres plongés dans la misère qui s'épanche

population active (occupée ou non) en france un peu plus de 31 millions dont 9 millions de misereux, hum hum, n'auriez vous pas mangé des carottes hallucinogènes par hasard?
Réponse de le 24/11/2019 à 9:25 :
....vous oubliez l'immigration débridée trés au-dessus de nos moyens !
Réponse de le 24/11/2019 à 10:25 :
- une industrie en plein déclin, déglinguée

- une balance commerciale à l'exportation très MASSIVEMENT DÉFICITAIRE

- la multiplications des scandales au sein de la classe politique dirigeante

- une armée pléthorique de hauts fonctionnaires totalement inutiles surpayés et logés dans des palaces aux frais des citoyens

- des nappes phréatiques polluées par les pesticides et le glyphosate

- les abeilles décimées par les mêmes pesticides meurtriers

- 3 000 morts par an par cancer consécutif aux additifs dans les produits industriels transformés par des voyous

- la maltraitance animale généralisée dans les abattoirs

*** on en oublie, chacun peut compléter ****
a écrit le 23/11/2019 à 16:55 :
Le gouvernement abandonné toute idée de sanction à la SNCF après la mascarade de l'abus manifeste du "droit de retrait". Pourquoi voulez-vous qu'il soit mis en difficulté par la publication d'un énième rapport ? Il a déjà baissé pavillon devant les grèves à venir... Il n'attend que la matérialisation de ces grèves, pour pouvoir dire "j'ai tout essayé" et faire semblant de croire qu'il sauve la face au nom de la paix sociale.
a écrit le 23/11/2019 à 11:13 :
La question qui n'est jamais posée est la suivante. A qui appartient les réserves de plusieurs milliards d'euros accumulées par l'Agirc -Arco , aux assurés qui cotisent
ou à . l'état .?Comme pour l'assurance chômage (assurance) , l'état tente de tout contrôler et de ponctionner les régimes paritaires. L'Agirc-Arco système privé est bien géré .
Après plusieurs années de non indexation des pensions , les comptes sont équilibrés.
Concernant les retraites des fonctionnaires (qui ne cotisent pas) , payées par les contribuables , c'est une autre chanson. L'état s'endette (nous) pour payer les pensions et les fonctionnaires des régimes spéciaux vont faire grève.
a écrit le 23/11/2019 à 11:01 :
Cette réforme va être la plus grande injustice pour la classe moyenne et inférieure. Dans le privé, on va pénaliser les jeunes entrés tôt dans l'apprentissage au profit des étudiants qui auront "pantouflé" dans les études supérieurs puisqu'on envisage un age au lieu d'une durée de cotisation.
Pour les fonctionnaires c'est encore pire, si on intègre les primes dans les retraites, les hauts fonctionnaires et la catégorie A (hors enseignants) qui sont "gavés" de primes par rapport à la catégorie B er surtout C, vont voir leurs pensions fortement augmentées par rapport aux "sans dents de la fonction publique". Enfin les sénateurs et députés et généraux garderont leurs rentes de situation !!!!
a écrit le 23/11/2019 à 9:06 :
Taux d emploi h/f selon l insee
15/24 0.296 2.96 ans
25/50 0.805 20.125 ans
50/65 0.621 9.315 ans

Un français d'aujourd'hui est en emploi 32.4 ans sur ""la zone utile"" de sa vie.
Et "en emploi" pour l'insee, une heure dans la semaine suffit.

On peut etendre ""la zone utile de"" 13 a 67 ans ou demander 44 annuités, ça ne changera rien. Augmenter les durées validées "actif non occupé" ou augmenter les cotisations, c'est encore taper sur les "en emploi" donc taper sur l'emploi, deja que pour le simulateur du cor le total des ressources et de 31.1% des salaires difficile de monter encore même en faisant du bonneteau fiscosocial (cice, allegements fillon, prime a l'embauche...)

Vous connaissez le proverbe shadock, s'il n'y a pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de probleme. Heureusement, il y a 42 annuités il y a eu le premier plan barre pour l'emploi des jeunes en 1977 et le gens qui auront leurs 42 annuités a 64 ans, va pas y en avoir des masses d'ici 10 ans, les choses se reguleront d'elles mêmes. Le monde est bien fait, je dirais même bien fait bien fait, bien fait.

Vivons chichement, tranquillement, et pas trop fatigué
a écrit le 23/11/2019 à 5:54 :
C'est jubilant de constater que depuis plus de vingt cinq annees rien n'a bouge au pays de Descarte.
Tout ce cirque etait deja anticipe par moult sociologues.
Durant ce laps de temps, on a continue a vivre a credit. Resultat, la force industrielle de ce beau pays n'existe presque plus, ne restent qu'une nation habituee a biberonner.
Vive l'existence a l'etranger loin de ces turpitudes franco- francaises.
L'annee a venir va etre decisive.
Réponse de le 25/11/2019 à 14:21 :
Comme vous je regarde depuis l'étranger, avec tristesse et étonnement, ce pays s'autodétruire. Tellement occupé à refuser tout changement, qu'il en oublie sa jeunesse et son avenir. Jeunesse au chômage, industrie en déclin, populations déclassés, communautarisme ; mais le principal combat est de se faire gaver de subventions et prestations sociales financé par de la dette. Jusqu'à quand cela pourra durer ?
a écrit le 22/11/2019 à 22:37 :
A 6 ans de ma retraite, hors de questions de me laisser voler le fruit de mon travail au nom d'une pseudo justice sociale. Cette réforme n'est la que pour une raison budgétaire.
Le gouvernement a besoin d'argent, qu'il taxe les multinationales qui avec l'optimisation fiscale ne paient pratiquement pas d'impots et qu'il arrête d'importer des migrants qui n'ont comme unique projet de bénéficier des largesses de nos prestations sociales et de nous imposer leur façon de vivre. Il est temps que tout le monde se réveille et que le privé participe activement à la contestation pour ne pas etre les seuls sacrifiés....
Réponse de le 23/11/2019 à 9:54 :
Perso 7 ans de la retraite et au nom de la justice sociale et du futur de nos enfants je suis prêt à faire 2, 3 ou 4 ans de plus s'il le faut. C'est justement parce que certains se la joue cool 5 ans avant la retraite que les entreprises ne veulent plus des travailleurs âgés. Les multinationales ont raison d'essayer de payer l'impôt dans les pays où il est plus faible. La France taxe beaucoup trop le travail et ses fruits, d'autres pays réussissent très bien en taxant peu, pourquoi pas nous !
Réponse de le 23/11/2019 à 10:35 :
C est surtout parce que les salariés âgés sont mieux payés que les entreprise préfèrent s en séparer...
Quand aux multinationales qui font de l optimisation fiscale (et qui nous abreuve de discours sur leur politique écologique et leur éthique ), la conséquence est que la fiscalité se transfère sur les ménages et les PME/PMI...
Pour les retraites, peux on parler de changer brusquement les règles à quelques années du terme et parler de justice sociale...
Réponse de le 25/11/2019 à 14:24 :
Dans un système par répartition, vous ne vous faites rien puisque c'est les prochaines générations qui payent pour vous. Le débat est plutôt à savoir si vous vous êtes fait voler par vos parents, ou si vous volerez vos enfants. Dans notre système de retraite, la justice est entre les générations. Il ne peut pas y avoir de vol.
a écrit le 22/11/2019 à 21:24 :
On les reconnait bien, tous confondus ces syndicats de la SNCF et des régimes spéciaux, ils ne souhaitent que préserver leurs privilèges pour saigner le français qui paye impôts et taxes pour abreuver leur soif de privilèges indus ! On ne peut qu'éspérer que ceux qui en ont marre de se faire tondre partent sous de meilleurs cieux et laisse cette nation d'assistés se débrouiller avec ses 70 million d'habitants qui n'ont pas vu que les 7 Milliards du reste de la planète ont changé d'algorithme.
Réponse de le 22/11/2019 à 22:47 :
Bon vent!

La France on l'aime ou on la quitte!
Réponse de le 25/11/2019 à 14:27 :
En effet, la France on l'aime ou on l'a quitte. C'est d'ailleurs ce que font les entreprises, les usines, les entrepreneurs, les chercheurs… ils la quittent. J'espère que les bateaux d'immigrants vous apporterons autant.
a écrit le 22/11/2019 à 20:26 :
Le COR dit que tout va aller, puis se rend compte que rien ne va plus, en refaisant ses calculs, coCORico ! Cotisons nous pour leur offrir une calculatrice pour Noël. :-) C'est pas facile les prévisions, elles sont souvent 'fausses', en plus... Ensuite il faut essayer d'expliquer pourquoi ça n'a pas "collé" à la théorie du modèle utilisé.
a écrit le 22/11/2019 à 19:16 :
"Les experts anticipent notamment que la part des recettes issues du régime de la fonction publique d'Etat (FPE), qui représente une part non négligeable du financement, serait en baisse sur la période étudiée passant de 2,3% du produit intérieur brut à 2% en 2030 par exemple." Les experts ne semblent pas experts de grand chose. Car il n'y a pas de caisse de retraite des agents de l'état auquel leur employeur verserait des cotisations et qui servirait les pensions. En fait les retraites de ces agents sont directement payées par le budget de l'état. Réduire le nombre de fonctionnaires n'impacte donc en rien le financement des autres retraites et allège globalement les dépenses de l'état puisque de toutes façons il doit payer le total des traitements des agents de l'état et les pensions de ses retraités. Les retenues pour pension civile figurant sur les feuilles de paie des fonctionnaires ne sont pas une cotisation à une caisse de retraite et elles n'abondent pas le système de retraites.
Réponse de le 22/11/2019 à 22:55 :
Les fonctionnaires payent les mêmes cotisations que les salariés du privé et bien plus que les indépendants par exemple.

Ces cotisations servent à payer les retraites.

Certes ils n'y a pas de caisse mais fondamentalement le mécanisme est le même.

En réduisant le nombre de fonctionnaires on va réduire les recettes liées aux cotisations.

Voila l'explication.
Réponse de le 23/11/2019 à 10:37 :
Non. Il n'y a pas de caisse de retraite des fonctionnaires de l'état étanchement séparée du budget de l'état. L'état pratique une retenue pour pension civile sur leurs salaires bruts (certes au même taux que celui des cotisations des autres salariés), ce qui revient à une moindre paie versée, mais il ne verse pas de cotisations patronales à une quelconque caisse identifiée. De fait la caisse de retraite des fonctionnaires c'est le budget de l'état. En contrepartie les retraites des fonctionnaires sont directement payées sur le budget de l'état. Les retenues pour pension civile ne financent qu'une toute petite partie des pensions des fonctionnaires. Pour le budget de l'état, qu'un fonctionnaire soit en activité ou à la retraite ne change pas grand chose comptablement parlant, ce qui importe pour contenir la dépense publique c'est de réduire le total "fonctionnaires en activité+retraités de la FP".
a écrit le 22/11/2019 à 18:54 :
Retraites : le rapport du COR met le gouvernement en difficulté ...

Dans une telle paralysie, il ne reste plus qu'à DISSOUDRE l'Assemblée Nationale et LIMOGER ce gouvernement d'incompétents provocateurs arrogants profiteurs de la République de la France

Ce gouvernement additionne toutes les difficultés,
Ce gouvernement est dans l'impasse totale

****les problèmes de la retraite
****les étudiants qui doivent se prostituer ou se soumettre à l'esclavage nouveau
****la pauvreté et la misère qui se répandent de façon exponentielle
****l'insécurité dans les hôpitaux saignés à la moelle
****la précarité du travail, les contrats

****les marchands de sommeil qui prospèrent sans contrôle et sans sanctions

****l'évasion fiscale massive des nantis qui s'enrichissent en dormant

et en plus ce gouvernement orchestre les violences policières qui éborgnent et mutilent des citoyens pacifiques
Réponse de le 23/11/2019 à 11:11 :
Ce n'est pas le gouvernement qui est dans une impasse totale, ce sont les français. Quelque soit le gouvernement au pouvoir, les difficultés seraient les mêmes. Nous (les français) sommes devenus ingouvernables, nous voulons tout et son contraire, moins d’impôts et plus de services publics, etc.
Au lieu de se regarder le nombril en permanence, il faudrait aller regarder un peu ce qui passe ailleurs:
- Le problème de retraite : (la très grande majorité des pays occidentaux et développés a allongé le départ en retraite vers 64 /65ans et parfois plus, serions-nous une exception.
- "Les étudiants qui doivent se prostituer" - le cout des études supérieures en France est un des moins élevé au monde.
- "La pauvreté et la misère qui se répandent de façon exponentielle", la France est un des pays au monde qui redistribue le plus ses richesses Extrait d'un article de la Tribune de 2018 "Chaque année, pour 100 euros de richesse produite, la collectivité en prélève près de 50 sous forme d'impôts et de cotisations sociales ce qui place la France en tête des pays européens devant le Danemark, en deuxième position, et très loin devant l'Italie et les autres principales grandes économies européennes"
- "La précarité du travail, les contrats" : Encore une fois, la France a le code du travail qui protège le plus au monde ses salariés .
Je pourrai continuer ainsi sur beaucoup d'autres sujets.
Certes, tout n'est pas parfait, beaucoup de choses sont à améliorer, mais tout de même avec un tout petit peu de lucidité et d'objectivité, la France est encore un pays où il fait bon vivre, il faut seulement aller voir ailleurs pour en être vraiment conscient.
a écrit le 22/11/2019 à 18:35 :
Quand on devrait investir le plus possible pour préparer le changement climatique et l'épuisement de nos ressources, d'autres souhaitent maximiser les charges à faire peser sur nos descendants ...

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