Retraites : Villani réclame un référendum, Guérini n'en veut pas... En attendant, les syndicats s'organisent pour la grève du 5 décembre

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À la fin, pour que ce système, pour que ces retraites soient bien acceptés, pour que toute la population s'en saisisse, il nous faut un référendum, a proposé le député LREM de l'Essonne jeudi soir sur BFM Paris.
"À la fin, pour que ce système, pour que ces retraites soient bien acceptés, pour que toute la population s'en saisisse, il nous faut un référendum", a proposé le député LREM de l'Essonne jeudi soir sur BFM Paris. (Crédits : Reuters)
"Le moment n'est pas à réfléchir au concours Lépine des moyens", a sèchement répliqué Stanislas Guérini, patron du mouvement LREM, tandis que les syndicats se mettent en ordre de marche en prévision de la grève du 5 décembre contre la réforme des retraites. Le tout, dans une ambiance particulièrement crispée entre les différents acteurs de la réforme.

Le candidat dissident LREM aux élections municipales de Paris, Cédric Villani, a réclamé un référendum pour "adopter le nouveau système des retraites", une proposition rejetée aussitôt par le patron du mouvement Stanislas Guérini.

"À la fin, pour que ce système, pour que ces retraites soient bien acceptés, pour que toute la population s'en saisisse, il nous faut un référendum", a proposé le député LREM de l'Essonne jeudi soir sur BFM Paris.

"Un référendum qui viendra après six mois de débat public, un référendum dans lequel la question qui sera posée sera élaborée par tous les partenaires, un référendum qui permettrait de dire à la France: 'nous avons franchi ce pas tous ensemble, nous avons adopté ce nouveau système des retraites'", a-t-il précisé.

Lire aussi : Retraites : une majorité de Français favorables à la grève du 5 décembre

"Je pense que c'est une réforme majeure qui doit se faire maintenant", a ajouté M. Villani, qui veut un "système, juste, universel, équitable" et se dit "de tout cœur avec Jean-Paul Delevoye [le haut-commissaire aux retraites, NDLR] sur la préparation de cette réforme".

"Concours Lépine des moyens"

"Elle ne me semble pas pertinente", a réagi vendredi sur Public Sénat Stanislas Guérini. "Le moment n'est pas à réfléchir au concours Lépine des moyens, des formes, etc", a-t-il ironisé.

Selon lui, la réforme des retraites "qui était au cœur du programme présidentiel qui a porté le président de la République ne nécessite pas un référendum".

Le délégué général de LREM a cependant exclu de sanctionner M. Villani pour cette proposition. "Vous vous rendez compte, si je devais prendre des mesures à chaque fois que quelqu'un émet une idée, je ne suis pas commissaire de la pensée politique", a-t-il expliqué.

Cédric Villani est en concurrence, pour la conquête de la mairie de Paris, avec le candidat officiel de LREM Benjamin Griveaux.

Lire aussi : À Paris, petits meurtres entre amis pour les candidats LREM

Ambiance crispée à deux semaines de la grève

Les relations entre les différents acteurs de la réforme des retraites se sont crispées, jeudi, avec le ralliement de la CFDT-Cheminots à la grève du 5 décembre, tandis que des ministres dénonçaient des "revendications très corporatistes" et accusaient la CGT de ne pas "jouer le jeu de la démocratie sociale".

Le gouvernement a raté le train du compromis avec les cheminots: les quatre syndicats représentatifs de la SNCF sont lancés dans une grève reconductible à partir du 5 décembre contre la réforme voulue par Emmanuel Macron. Mais la CFDT-Cheminots pourrait ne pas appeler à la grève si elle obtient satisfaction dans les prochains jours.

Elle déposera un préavis "dès ce soir ou demain", a indiqué son secrétaire général, Didier Aubert, à l'issue d'une réunion avec le haut-commissaire aux Retraites, Jean-Paul Delevoye, et le secrétaire d'État aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari.

Une démarche "faite en totale cohérence avec la confédération" dirigée par Laurent Berger, qui a justifié cette tactique "pour peser dans les discussions encore en cours".

"Le gouvernement n'a pas mesuré les attentes des cheminots", a expliqué M. Aubert, réclamant notamment "le maintien du régime spécial" pour tous les salariés recrutés au statut de cheminot avant le 1er janvier 2020, date de l'arrêt des embauches dans ce cadre spécifique à la SNCF.

Lire aussi : Pour tout savoir sur le statut des cheminots avant la réforme

La "clause du grand-père" en débat

Cette demande de n'appliquer la réforme qu'aux seuls futurs recrutés, aussi appelée "clause du grand-père", est partagée par l'Unsa ferroviaire, qui appelait déjà à la grève et qui est sortie "extrêmement déçue" de la rencontre.

L'entourage de M. Delevoye a néanmoins indiqué à l'AFP qu'après des "échanges francs et utiles" avec ces deux organisations, le haut-commissaire "ferait part des inquiétudes et propositions au premier ministre", Édouard Philippe, qui recevra les partenaires sociaux à Matignon lundi et mardi.

Lire aussi : Retraites : Delevoye ne privilégie pas l'application de la réforme aux seuls nouveaux entrants

"Le gouvernement ne transigera pas sur les grands principes du futur système", qui "remplacera les 42 régimes existants", mais reste "ouvert sur la transition" et sa durée, a ajouté cette source.

Des concessions insuffisantes pour la puissante CGT-Cheminots et SUD-Rail, qui avaient boycotté le rendez-vous ministériel et exigent le maintien en l'état de leur régime spécial. Ces deux syndicats avaient lancé lundi un appel unitaire à la grève avec l'Unsa.

"Ils n'écoutent pas"

Une réunion prévue jeudi avec les trois syndicats représentatifs de la RATP a été annulée, faute de participants: Unsa, CGT et CFE-CGC ont décliné l'invitation.

"On ne s'attend pas à grand-chose. Ils sont fidèles à leur agenda mais n'écoutent pas donc on ne va pas cautionner cette communication gouvernementale", avait expliqué mercredi à l'AFP le numéro un de la CGT-RATP, Bertrand Hammache.

Cette stratégie de la chaise vide hérisse la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, qui a estimé que la CGT "ne joue pas le jeu de la démocratie sociale" et "refuse systématiquement d'entrer dans une négociation".

Lire aussi : Retraites: la CGT-RATP rejoint l'appel à une grève illimitée à partir du 5 décembre

L'exaspération gagne aussi la ministre des Solidarités, Agnès Buzyn, qui a critiqué les "revendications très corporatistes" de syndicats qui "ne veulent pas la disparition d'un régime extrêmement avantageux".

Selon une autre source gouvernementale, le chef de l'État a fixé cette semaine "une ligne rouge": il attend que "tous ceux qui appellent à manifester condamnent clairement" d'éventuelles violences, avant le 5 décembre.

Sauf que les syndicats eux aussi s'impatientent. Même la CFDT, qui "veut une réforme systémique des retraites", considère qu'"il est grand temps aujourd'hui que le gouvernement sorte de l'ambiguïté et dise" s'il veut "une réforme budgétaire ou une réforme de justice sociale", a lancé M. Berger.

Fait rare, la CFE-CGC, a appelé jeudi à se "joindre à la manifestation" du 5 décembre.

Le gouvernement tente de calmer le jeu

Dans ce climat électrique, le premier ministre va "entendre les partenaires sociaux avant de prendre des décisions", tout en assumant de "dire aux Français clairement, tranquillement, que nous allons travailler plus longtemps".

Lire aussi : Retraites : le gouvernement veut privilégier la concertation

Au sein de la majorité, on serre les rangs, comme ce député LREM qui se dit "en phase avec le premier ministre: très ferme sur les principes et très ouvert sur la négociation des paramètres".

Le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, considère lui qu'avec un chômage en recul et une dette contenue, tous les voyants sont au vert pour lancer cette réforme, selon son entourage, qui ajoute: "C'est une promesse de campagne, donc il faut y aller".

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a écrit le 25/11/2019 à 11:53 :
Très bonne idée qui permettrait d'associer les Français à cette réforme, la plupart ne sont pas contre et les manifestations sont surtout l'expression d'un mal-être plus général.
a écrit le 24/11/2019 à 9:28 :
Qu'en disent N'Diaye dans son déguisement de fète et Schiappa dans sa soif de médias ?
a écrit le 23/11/2019 à 17:29 :
aurait au moins une vertu pédagogique.
Il obligerait les français à se pencher sur la question et à étudier les options de plus près.
Ce qui veut aussi dire qu'une réforme mal conçue, donc impossible à présenter clairement et à défendre serait battue en brêche.

On est à l'opposé de la méthode Macron qui réclame un chèque en blanc en se prévalent du résultat des élections présidentielles et qui finalement prétend imposer SA vision des réformes. On se souvient du reniement de NDDL, mais aussi que la réforme prévoit le report de l'age de la retraite et la baisse des pensions, ce qui est opposé à ses promesses de campagne.

Bref, "trop" de concertation et l'obligation de présenter un projet clair pour ratification par la population serait signer la mort de sa réforme, d'où l'opposition des second couteaux de LAREM.
Réponse de le 24/11/2019 à 9:30 :
..." SA vision des réformes." .....a-t-il été élu (par défaut ! ) pour ça ?
a écrit le 23/11/2019 à 17:17 :
Comment peut-on réclamer un référendum sur un problème aussi complexe ? C'est de la pure démagogie.
Cela me fait penser à celui du Brexit.
Cordialement
a écrit le 23/11/2019 à 16:39 :
Pour mettre tout le monde d'accord, il faudrait laisser libre cours à chaque caisse de décider du taux des cotisations, de la durée et de la valeur de la retraite pour ses affiliés. Mais bien sûr, la liberté allant avec la responsabilité, chaque caisse devra être à l'équilibre. Et plus question que les contribuables financent les caisses en déficit et plus questions que tous les Français même étant desservi par un autre fournisseur qu'EDF, contribuent aux retraites d'EDF. La sanction en cas de déficit , obligation de rejoindre le régime général. C'est la seule façon de régler tous ces systèmes inégalitaires qui survivent en nous demandant de payer pour eux.
a écrit le 23/11/2019 à 14:34 :
Guerini ? ....qui est-ce ? .....un maffieux corse ou LREM ?
a écrit le 23/11/2019 à 7:26 :
Parmi tous les chiffons qui ont été brandis, il y a eu la souplesse (chacun paramètre sa retraite). J'espère qu'il y aura bien une vraie souplesse entre ceux qui sont prêts à cotiser plus pour partir plus vite ou autre, et ceux qui sont prêts à poursuivre plus longtemps pour augmenter leur retraite, etc...Et par ailleurs que les problèmes de santé soient bien pris en compte, et également qu'on arrête de payer pour quelques nantis qui ont conservé des privilèges aujourd'hui complètement décalés (pour rester sobre...)
Réponse de le 24/11/2019 à 9:32 :
" cotiser plus " !?! ....encore faut-il en avoir les moyens !
Quand on commence a tirer la langue le 20 du mois est-ce qu'on peut cotiser plus ?
Réponse de le 24/11/2019 à 9:34 :
Qui vous a empèché de faire partie des "nantis" Toto ? ( par contre jaloux pas besoin d'examen : vous y etes ! )
a écrit le 22/11/2019 à 19:35 :
Pourquoi ne demande t-on pas à chaque régime de retraite d'assurer sa pérennité ?
Concrètement,les salariés SNCF,RATP, etc cotisent eux-mêmes et à 100% pour leurs retraites. On fait voter chaque salarié pour ce choix ou rejoindre le régime général.
Je pense que le choix est vite fait.
J'ai entendu que les avocats cotisent pour eux et que leur régime est excédentaire.
Donc,le choix est possible.
Qu'en pensez-vous?
Réponse de le 23/11/2019 à 17:38 :
Donc le régime commun se coltinerait tous les régimes déficitaires par nécessité (Il y a eu jusque 350 000 cheminots dans les effectifs SNCF d'après guerre, il n'y en a plus que 150 000 en activité et après 2020 plus aucun employé ne sera embauché au statut cheminot...
Idem pour des secteurs entiers du privé comme du public, mines ou industries).

Et seuls les privilégiés garderaient leur régime particulier...

Ou comment privatiser les bénéfices et étatiser les pertes.
Réponse de le 23/11/2019 à 19:13 :
Il y a des régimes qui sont en excédent, simplement parce que le nombre de leurs cotisants augmente (les avocats par exemple), et d'autres lourdement déficitaires, le nombre de cotisants étant en forte baisse (à la SNCF, deux fois plus de retraités que d'actifs). Donc on voit bien la limite de l'exercice..
a écrit le 22/11/2019 à 18:37 :
Les retraites : c’est un «  casse tête «  ! car il y a l’économie en France , l’économie mondiale ,les crises , les suppressions de postes suite aux changements,le chômage, la longévité des vies , le vieillissement de la population, l’immigration, la santé ,la jeunesse ...

Tout ces budgets sont imbriqués les uns aux autres , moi je serais pour une «  retraite universelle au smic «  avec une suppression des impôts et taxes à partir de 65 ans pour tous et toutes .
tous le monde à la même enseigne et au même montant de cotisation sur la base du smic brut pour tous et le reste du salaire : imposable.


Ceci est simple mais ou moins c’est clair et pas compliqué...
a écrit le 22/11/2019 à 17:38 :
Un référendum sur les privilèges scandaleux de la fonction publique et la suppression de tous les statuts , excepté pour les services régaliens , serait enfin rendre les français égaux !
Réponse de le 24/11/2019 à 9:36 :
"....excepté pour les services régaliens " !!!
Allez donc voir sur LePoint ce que coutent les "ex" elus nationaux présidents et ministres : de la niche TRES haut de gamme !
a écrit le 22/11/2019 à 16:22 :
Supprimer toutes les caisses de retraites et à chacun de prévoir pour sa retraite s'il en a envie, certains n'ont pas envie de cotiser mais ils veulent bien toucher une retraite.
a écrit le 22/11/2019 à 15:52 :
Cher Villani, vous vous êtes trompé de parti, les référendums et vrais débats de 6 mois -voire plus- c' est à l' UPR pas à lrem.
Lrem ne convie que les seuls accrédités à débattre et là , sur ce sujet précis, vous vous exposez mais en devenant au reste du monde, un authentique démocrate ce qui vous rend terriblement sympathique..
a écrit le 22/11/2019 à 13:11 :
Ce type restera comme celui qui aura fait élire deux fois Hidalgo, une première fois en la soutenant et une deuxième en torpillant son principal adversaire. C'est ce que l'on pourra appeler un beau bilan.
a écrit le 22/11/2019 à 12:33 :
Quelle démagogie, il a vite tout compris ce scientifique à la politique!
C'est comme si vous demandiez aux citoyens, tu veux ou tu veux pas payer d'impôts?
La réponse ne fait pas un doute. C'est de l'irresponsabilité totale. Encore pas une grosse pointure en politique!
Réponse de le 23/11/2019 à 2:34 :
Bravo mr Villani. Un référendum est une possibilité permettant au politique de se placer au niveau de l'intérêt de tous, et il n'a pas vocation à être un plébiscite pour ou contre les gouvernants comme par le passé. C'est ce qu'ont fait les Suisses pour les différentes évolutions sur le sujet des retraites, les mêmes Suisses ne craignant pas de poser plusieurs questions aux citoyens pour préciser les choix, ils ont fait celà il y a quelque temps pour ce qu'ils appellent le deuxième pilier. C'est aussi ce que font certains maires bien de chez nous. Ce que font des maires pourquoi les gouvernants et la représentation nationale ne le feraient pas. Bien sur il faut expliquer les choix et orientations, mais n'est ce pas le role des politiques, lesquels ont tous les pouvoirs pour évaluer les conséquences des différentes options et toutes les données concernant la situation existante. Bien sur les syndicats et organisations professionnelles ont un role à jouer pour la mise au point des changements, mais le politique a un role unique qui est la consolidation globale pour les évolutions de la société, et la consulation directe des citoyens permet de se placer au delà des particularismes professionneks. L'alternative faire ou ne pas faire une réforme ne permet pas d'avancer, malgré des adaptations.
a écrit le 22/11/2019 à 11:52 :
La réforme systémique annoncée est trop complexe. Il faut une réforme paramétrique simple pour rééquilibrer les régimes. Continuer à remonter au dessus de 43 annuités (on pourrait aller à 44) cotisées avec un âge minimum de départ qui remonterait à 64-65 ans.
Réponse de le 22/11/2019 à 14:08 :
Pas aussi sur que vous. On a 42 systèmes de retraites avec des paramètres différents, des conditions différentes, des situations budgétaires différentes. Et je passe sous silence les employés ayant vécus dans différents systèmes pendant leur carrière. On a essayé les réformes paramétriques pour mettre de l'ordre dans ce b****l avec les effets connus (grèves, menaces…). À un moment, sur le fronton de nos édifices il est marqué fraternité et égalité. Or quoi de plus fraternel et égalitaire qu'un seul et unique système pour tous.
Réponse de le 22/11/2019 à 19:34 :
Oui c'est injuste, par exemple parce que les retraites du régime général sont calculées sur les 25 meilleures années alors que pour les fonctionnaires c'est les 6 derniers mois. Mais si on y regarde de plus près c'est moins simple. Ce mode de calcul différent qui semble favoriser les fonctionnaires est une compensation du fait que la rémunération des fonctionnaires comprend une part significative de primes... mais celles-ci n'ouvrent que de faibles droits à retraites (par la RAFP créée en 2005). Pour rapprocher les systèmes il faut donc inclure les primes des fonctionnaires dans le calcul de leur pension pour ne pas créer d'inégalité entre les systèmes. Oui mais... les enseignants français qui sont déjà parmi les plus mal payés d'Europe surtout à parité de pouvoir d'achat ont peu ou pas de primes. Il faut donc les augmenter pour qu'ils ne soient pas perdants sur toute la ligne. Et comme ils constituent le gros d'une fonction publique d'état qui reste assez pléthorique, au final si on ouvre cette boite de Pandore ça risque de coûter des dizaines de milliards par an au budget de l'état. Je ne vois pas comment cette convergence, qui est un objectif souhaitable, pourrait se faire rapidement. Il faudra des décennies, en faisant en sorte que la réduction des effectifs de fonctionnaires d'état compense le surcoût de cotisations et de salaires.
Réponse de le 23/11/2019 à 9:19 :
On ne peut pas s en contenter. Pourquoi ? Parce que les moins de 45 ans savent pertinemment qu ils leur faudraient payer tjs plus, tjs plus lgtps pour.. Rien au bout.
C est de la pure extorsion.
a écrit le 22/11/2019 à 11:15 :
En attendant, les syndicats s'organisent pour la grève du 5 décembre ...

En attendant les contestations s'accumulent,

le soutien sous terrain au gouvernement arrogant de la CFDT va la conduire à sa perte, les syndiqués CFDT ne vont plus renouveler leurs cotisations pour 2020

à bon escient, ils préféreront cotiser dans un nouveau syndicat plus transversal issu des Gilets Jaunes mieux organisés et dont c'est la vocation arrivée à maturité

les Gilets Jaunes ne seront jamais un parti politique, ils ont une réelle légitimité a se constituer en syndicats des Français au sens large, pour l'intérêt des salariés du public comme du privé

ils se doivent aussi de représenter les retraités qui sont parfaitement légitimes à se syndiquer en raison des attaques quasi systématique des gouvernements Français à genoux de Bruxelles depuis des années, avec une lourde aggravation sous les violences policières de la macronerie LaREM Modem

le gouvernement Philippe sort de son chapeau des kleenex en se moquant des Français en détresse

son arrogance avec celle de la macronie ne sont plus supportable et encore moins supportée.

Les citoyens doivent Agir de façon très déterminée pour purger la chienlit installée en France par Macron Philippe
Réponse de le 22/11/2019 à 14:51 :
Faut dire ,que pour la CFDT c'est devenu un classique.Dèja dès 1983 ,elle soutient la rigueur du gouvernement Mauroy.En 1988 , une scission interne créait SUD PTT,ces militants n'ont pas suivi le virage plus à droite de la CFDT.En 1995, lors des grandes greves ,Nicole Notat soutient le projet de réforme de la Sécurité sociale d'Alain Juppé ,1er ministre.En 2003, Chereque soutien le gouvernement Raffarin sur le réforme des retraites Cette prise de position a des conséquences internes puisque la CFDT perd au moins 10 % de ses adhérents en trois ans.En 2010,la CFDT fait partie des huit syndicats qui ont organisé en six mois huit grandes manifestations de rue au final Le 11 janvier 2013, la CFDT fait partie des 3 syndicats signataires avec la CFTC et la CFE-CGC) sur l'accord « sécurisation de l'emploi » ,on connait le résultat aujourd'hui.En 2016, la CFDT fait partie, avec l'UNSA et la CFTC, des syndicats favorables au projet de loi travail d'El Khomri avec les consequences que les salariés connaissent aujourd'hui. La CFDT peine à dissiper les soupçons de consanguinité avec le pouvoir.En se remémorant la CFDT anticapitaliste et autogestionnaire des années 1960 et 1970, on peut légitimement rester perplexe ou être saisi de vertige…devant cette situation.A l’instar du Parti socialiste depuis les années 1990, la CFDT est maintenant tout imbibée du verbiage néolibéral ambiant. Soucieuse de " performance économique" et de "compétitivité" elle soutient l’idée que le dialogue social en entreprise nourrirait la première, et la qualité de vie au travail, la seconde. On peut aussi, au détour d’une phrase, la surprendre à parler non plus de travailleurs ni de salariés, mais de "collaborateurs "comme le patronat.En mai 2018, laurent Berger indique à l’agence de presse AEF (Agence éducation et formation)que le nombre d’adhérents à la CFDT en 2017 est de 623 802 et non pas de 860 243 annoncés jusqu’alors.On peut rappeler aussi que si la CFDT est premiere dans le privé c'est que les elections professionnelles avaient lieu sur une période de ...4 ans dont 2 ou la CFDT n'avait pas encore signé l'accord sur les retraites ,eh, oui, on oublie vite .
a écrit le 22/11/2019 à 10:59 :
Le référendum, il a déjà eu lieu, c'était l'élection de macron et la réponse était des plus claire: même age de départ pour tout le monde !
Réponse de le 22/11/2019 à 12:08 :
Je suis d’accord...62 ans pour tout le monde!!
a écrit le 22/11/2019 à 10:44 :
En étant Pro-Villani, je me méfie des referendum (on a vu ce que cela a donné dans le cas Alsacien -la réunion des départements et de la région refusée, difficile de faire plus bête, et évidemment le Brexit). Et je ne comprends pas que cette question ne soit pas statuée par nos représentants à l'Assemblée Nationale: si l'Assemblée existe, -mon avis-, ce n'est pas pour nous pondre des textes de Lois comme des lapins en chaleur, mais bien pour prendre position en tant que représentants des français, sur ces grandes questions.
Réponse de le 22/11/2019 à 12:57 :
La campagne électorale propose des thèmes de réforme, jamais les méthodes pour y parvenir.

Les élus Sont-ils alors légitimes pour imposer celles ci ?.
La démocratie ne se résume pas qu’à l’élection d’élus.

C’est une somme de moyen à disposition des citoyens garantissant son expression tout le long des mandats électoraux.

Ce mouvement social est légitime tant qu’elle ne remet pas en cause la nécessité de réformer les systèmes de retraite.

Des syndicats y sont favorables comme la CFDT.

Ceux-ci contestent aujourd’hui la méthode en toute légitimité.

En revanche, je suis d’accord qu’un référendum ,Inutile sur le sujet , ajouterait de la confusion et remettrait en cause notre système d’expression démocratique.
Réponse de le 22/11/2019 à 14:44 :
On peut discourir ad vitam aeternam sur la méthode, mais il y a un moment où il faut s'assoir sur les problématiques de com. pour rentrer dans le vif du sujet: faire et réformer. Et je crois que nos députés sont habilités à prendre des décisions, et mettre en place ce qui leur parait raisonnable (beaucoup plus que des Ministres nommés sur proposition du Premier Ministre en tout cas). Si nous avons un système plus Présidentiel, c'est pour faire les choses et non pas discourir encore plus que dans des régimes plus parlementaires.La France meurt de décisions sans cesse reportées, et d'autres prises lors de l'apéro la veille d'une élection (comme la suppression de la taxe d'habitation). Retrouver un peu plus de justesse ne serait pas du luxe!
a écrit le 22/11/2019 à 10:31 :
pourtant un referendum serait une bonne idee. Mais il faudrait d abord que le projet du gouvernement soit clair. Car pour l instant on sait meme pas s ils veulent pas l appliquer qu aux jeunes (clause du grand père), ce qui serait un scandale sans non (le système actuel n est pas viable, on va pas le faire perdurer encore 50 ans jusqu a ce que les gens qui ont plus de 30 ans aujourd hui soient mort)
a écrit le 22/11/2019 à 10:21 :
Villani réclame un référendum pour la question des retraites ...

c'est de bon sens, et c'est réaliste ;

La réponse de Guérini est à classer dans la bêtise LaREMiste de la maconerie.
a écrit le 22/11/2019 à 10:16 :
Vivement la liquidation de la SNCF...
a écrit le 22/11/2019 à 10:03 :
Le gouvernement parle de négociation là où il n'y a qu'une simple écoute. Évidemment une négociation ce n'est pas uniquement vous rentrez avec vos idées et vous ressortez avec les miennes. Tant que le gouvernement et leurs députés pratiqueront le "c'est moi qui ait raison, je vous écoute mais c'est tout" on n'avancera pas.
Réponse de le 22/11/2019 à 14:15 :
@cmoi. Peut être est-ce l'inverse ? Les syndicats entrent avec une idée et veulent uniquement que le gouvernement reparte avec. Une négociation, c'est en effet dans les deux sens, des compromis des deux cotés. Je vous rappelle que la CGT et Sud refusent même d'aller s'assoir à la table. Sont-ils alors de bonne foi ?
a écrit le 22/11/2019 à 9:52 :
Comme quoi, on peut être bon en maths et en même temps totalement hors sol
a écrit le 22/11/2019 à 9:40 :
une société déconstructionnée ! les français la rejette .
Réponse de le 22/11/2019 à 11:54 :
Déconstruite ?

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