Revenu universel : combien coûtent les étapes de Benoît Hamon ?

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A terme, le candidat socialiste ambitionne de fixer une allocation d'un montant de 750 euros nets mensuels versée à l'ensemble de la population.
A terme, le candidat socialiste ambitionne de fixer une allocation d'un montant de 750 euros nets mensuels versée à l'ensemble de la population. (Crédits : Reuters/ REUTERS/Philippe Wojazer)
L'Institut Montaigne a présenté le chiffrage de chacune des étapes de la mesure phare du candidat socialiste, de l'extension du RSA aux 18-25 ans au versement d'une allocation de 750 euros nets mensuels.

Le revenu universel, combien ça coûte ? Parmi les interrogations que pose la mesure phare de Benoît Hamon, cette question demeure centrale. Durant la primaire de la Belle Alliance Populaire (BAP), ses concurrents n'ont cessé d'avancer l'argument du coût pour la décrédibiliser : 300 milliards pour les uns, 350 milliards pour les autres, "c'est l'équivalent du budget de l'État", fustigeait d'ailleurs Arnaud Montebourg, qui s'est pourtant rallié à Benoît Hamon au second tour.

Ce dernier a fait évolué sa proposition au cours de la campagne. Dans son programme, tel que détaillé sur le site BenoitHamon2017.fr, il décline la mise en place du revenu universel en trois étapes :

  • Dès 2018, le RSA passerait de 514 euros à 600 euros (+ 10%) et serait étendu aux 18-25 ans;
  • Suite à une "grande conférence citoyenne", les contours du revenu universel (montant, financement, etc.) seraient fixés définitivement, et le dispositif serait étendu "à l'ensemble de la population";
  • A terme, le revenu universel serait fixé à 750 euros par mois.

Ces étapes étant désormais figées pour la présidentielle, l'Institut Montaigne, un think tank d'orientation libéral, a chiffré leur coût sur commande des Echos, de TF1 et d'Europe 1.

■ Coût de l'étape 1 : entre 37,9 et 44,7 milliards d'euros

Aujourd'hui, le RSA est délivré sous condition de ressources aux personnes âgées de 25 ans ou plus. Son montant forfaitaire est de 514 euros.

En passant le RSA à 600 euros par mois et en élargissant le public concerné aux 18-25 ans, l'Institut Montaigne estime que la mesure coûtera entre 37,9 milliards et 44,7 milliards d'euros.

Dans ses projections, Benoît Hamon avance un montant très proche. Durant la primaire, il a d'ailleurs martelé que ce coût est équivalent à celui du CICE. Au 31 juillet 2016, les entreprises ont déclaré 43 milliards de créances vis-à-vis l'Etat pour le CICE.

■ Coût de l'étape 2 : entre 260 et 372 milliards d'euros

Le détail de la seconde étape n'est pas encore fixé, puisque Benoît Hamon promet une grande conférence citoyenne sur le sujet. Néanmoins, l'objectif à l'issu de cette conférence et d'étendre le dispositif "à l'ensemble de la population", comme écrit dans le programme.

L'Institut Montaigne a basé ses calculs sur le versement de 600 euros mensuels à l'ensemble de la population. Dans ces conditions, la mesure coûterait 372 milliards d'euros à l'Etat.

Benoît Hamon a également évoqué l'instauration d'une condition de ressource, impliquant que les personnes éligibles au revenu universel doivent toucher moins de 2.000 euros nets mensuels. Dans ce cadre là, le think tank estime que la mesure ne coûterait plus que 260 milliards d'euros.

■ Coût de l'étape 3 : 349 milliards d'euros

A terme, Benoît Hamon ambitionne de fixer le montant du revenu universel à 750 euros nets mensuels. Ce choix coûterait 464 milliards d'euros en l'état, ou 325 milliards d'euros si le versement est conditionné.

Or, l'instauration du revenu universel implique la suppression de certaines aides existantes, comme le RSA, la prime d'activité... de quoi réaliser 35 milliards d'économies. De plus, si les prestations familiales et le coefficient familial sont également supprimés, ces mêmes économies pourraient atteindre 79 milliards d'euros.

A cela s'ajoutent des recettes supplémentaires, générées par la réforme fiscale proposée par le candidat socialiste. Au total, l'Institut Montaigne évalue entre 41 et 159 milliards les rentrées potentielles pour l'État. En net, le coût du revenu universel tomberait donc entre 305 et 424 milliards d'euros, soit un montant médian de 349 milliards d'euros.

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Commentaires
a écrit le 10/04/2017 à 20:04 :
On a donné 41 milliard d'euros au Medef pour le pacte de responsabilité qui n'a servi à rien. Combien donnera-t-on encore à l'avenir pour le Medef? Juste un transfert vers le revenu universel à ces pauvres agriculteurs à qui on propose d'acheter des tracteurs par centaine de millions, subventionné par l'Etat évidemment! Et bien 750€/mois avec une pelle un râteau pour faire de la culture biologique. Car on le sait bien pour être agriculteur il faut être passionné! Et plus besoin de subventions de l'Europe.
a écrit le 23/02/2017 à 10:34 :
Absolument contre le revenu universel ou RSA pour les 18-25 ans.
Si un enfant est majeur à 18 ans, il n'est pas non plus autonome pour tous ses choix...
Arrêtons de croire que les parents ne jouent plus aucun rôle passé les 18 ans.
Et le fait que les jeunes soient dépendant financièrement de ses parents leur permet d'avoir un minimum de droits de regard sur la conduite de ses études, etc...
Bien évidemment, les 18-25 ans n'ont pas tous la chance d'avoir des parents qui "assurent" derrière, et il faut aider les plus modestes (bourses etc...).
Mais sur le fond, que la collectivité prenne en charge l'autonomie financière de tous les jeunes majeurs risque d'enlever aux parents un des leviers qu'ils ont pour éviter que leurs "grands enfants" partent en vrille - le pognon.
Oui pour aider au max les 18/25 dont les parents n'ont pas les moyens, mais il faut aussi aider les parents à garder minimum de contrôle sur leur progéniture
a écrit le 22/02/2017 à 14:27 :
L'important est de le financer ce que fait la simulation établie par le département de la Gironde
a écrit le 22/02/2017 à 14:27 :
Pourquoi parler tout le temps d'argent, il y autre chose dans la vie quand même. Tenez mois je vote pour lui parce qu'il est beau .
Réponse de le 01/03/2017 à 15:03 :
Tu as raison Julie mais retourne à l'école, "moi" s'écrit sans s.
Cordialement
a écrit le 22/02/2017 à 11:45 :
tous ces chiffrages et commentaire ne servent a rien si nos freres ennemies melechon et hamon ne se mettent pas d accord en mettant un mouchoir sur leur egos surdimentione,en faissant un programe commun de gauche / SINON MACRON VAS GAGNIER HAUT LA MAIN? HAMON EST TROP SUR DE LUI/ IL VAS SE FAIRE ROULE PAR UN MONTAGE PREVU D AVANCE PAR LE LE PS :LEURS CANDIDATS EST MACRON: DEJA BEAUCOUP LE REJOINGNENT AVEC L AVAL DU PS EN DOUCE. LEURS CARRIERES EN DEPEND. CE SONT TOUS DES CARRIERISTES???///IL NI A PAS PLUS AVEUGLE QUE CELUI QUI NE VEUT PAS VOIR/// LA PALICE///
a écrit le 22/02/2017 à 11:19 :
C'est bien, comme ça quelqu'un qui gagne 2000€ touchera à peu-près autant que quelqu'un qui gagne 25% de plus ... En parallèle il continuera à avoir les logements sociaux et autres réductions. C'est bien on valorise le travail dans ce pays ...
Réponse de le 22/02/2017 à 14:30 :
Si vous utilisez la simulation établie par le département de la Gironde, vous pourriez voir ce qu'il en est
a écrit le 22/02/2017 à 11:17 :
pas un mot sur notre Agriculture !! elle n intéresse plus les politiques. la priorité serait d aider cette classe de travailleurs qui peine a vivre de leur travail !!! leur seul recours le vote F.N* ? ? ?
Réponse de le 22/02/2017 à 14:32 :
Les agriculteurs font partie de la population française et bénéfécieront du revenu de base.
a écrit le 22/02/2017 à 9:19 :
Le createur de l'Institut Montaigne d'orientation libéral Claude Bébéar qui d'après Le Canard enchaîné, financerait de façon importante La Manif pour tous, mouvement opposé au mariage pour tous.
a écrit le 22/02/2017 à 9:11 :
Je suis effaré de voir vos commentaires! Vous cherchez à savoir si vous allez toucher cette somme et rien d'autre. Vous en avez rien a faire que cette pseudo-idée soit un non sens stupide et ridicule. Cela ne sert qu'à ACHETER des voix et apparemment ça marche. BRAVO la France ! l'on est composé que de profiteurs. pour info donner 750e aux gens ça se fait déjà c'est la CAF, je vois régulièrement des 1000e, 100e voir plus entre les apl, caf, aides diverses etc.... et les gens qui touchent cela ne cherchent jamais un travail et n'apportent rien à la France. Voila notre monde socialiste où il en est, acheter des voix et tant pis pour la génération d'apres!
Réponse de le 22/02/2017 à 13:20 :
@icietla
"et les gens qui touchent cela ne cherchent jamais un travail et n'apportent rien à la France"

Photo du marché du travail en France aujourd'hui :
- Environ 5 à 6 millions de chômeurs, auxquels il faut rajouter les radiés.
- Plus de 25 millions de personnes titulaires d'un emploi, donc plus de 25 millions d'emplois pourvus.
- Environ 400 000 emplois non pourvus, soit environ 1,5% du total des emplois existants dans le pays. Et si vous vous penchez sur ces 400 000 "emplois", il y en a beaucoup auxquels on ferait déjà honneur en les qualifiant d'étrons.
- Environ 30 millions de déclarations URSSAF de prise de poste par an.

Donc non, en France, quand il y a un emploi disponible, à moins que ce soit vraiment un gros déchet, il est très rapidement pourvu. La légende du chômeur fainéant et de tous ces gens qui sont ravis de leur existence à minima et n'ont pas envie de plus reste essentiellement un conte.
Réponse de le 23/02/2017 à 10:50 :
@Alatar:J'entend votre réponse mais je ne parlais pas des chomeurs. De nos jours bien des gens n'ont aucun interet à aller travailler. Qd on a deja 800e a 1000e d'aides voir plus, pourquoi aller travailler pour au final gagner a peine plus voir moins (aide supprimer par exemple). Et c'est là où l'on cré des assistés car non encouragé à se lever le matin
Réponse de le 24/02/2017 à 13:01 :
@icietla
"De nos jours bien des gens n'ont aucun interet à aller travailler."

Justement, tout d'abord pour vérifier il faudrait qu'il y ait des jobs disponibles pour ces gens (spoiler alert : ce n'est pas le cas), et ensuite, la réalité révèle que dès qu'un job à peu près potable est disponible, des hordes de chômeurs et titulaires du RSA se jettent dessus, parce qu'ils sont loin de vouloir se contenter d'une existence au rabais aux minima sociaux. Ce qui fait qu'à tout moment en France, 98,5% des postes disponibles sont occupés, pas de vide, pas de creux, mais des millions de personnes laissées sur le carreau.

Et en tant qu'ingénieur dans le high-tech, ça va être de pire en pire car au quotidien notre travail va exterminer des jobs par pelletées. Ce n'est pas pour rien que la Silicon Valley aux USA et le Conseil National du Numérique en France (aucun des deux n'étant marqué à l'extrême-gauche) sonnent l'alerte en disant "vous voyez tous ces jobs? On sait faire, ou on saura très bientôt". Donc préparez-vous à un doublement, puis quadruplement, puis plus encore, du nombre de chômeurs et titulaires du RSA, que vous pourrez traiter de fainéants à foison, jusqu'à ce que votre tour vienne (donnez-moi votre métier et je vais vous dire dans combien de temps on l'exterminera à peu près).
a écrit le 21/02/2017 à 22:18 :
Comment fonctionne un revenu universel qui est soumis à des conditions de ressources de 2000€?
Prenons un exemple, je gagne 2200€, je ne bénéficie donc pas du revenu universel. Mon voisin gagne 1900€, plus 750€ de revenu universel, soit un total de 2650€.
J'ai donc intérêt à travailler moins pour être juste sous les 2000€ pour gagner plus au final. Je ne comprends plus l'intérêt de cette mesure.
Réponse de le 22/02/2017 à 13:39 :
Pour comprendre il faut déjà franchir une première étape intellectuelle qui est celle de l'individualisation : tout impôt ou toute allocation est calculée pour une personne (enfant ou adulte) indépendamment de son appartenance à une famille. Ensuite, prenez une personne adulte qui a un revenu primaire R. Calculez la différence entre les impôts qu'elle paye et les allocations qu'elle reçoit et appelez ça I (I peut être positif ou négatif). L'exercice final consiste à vous faire tracer la courbe I(R) qui vous paraît la plus logique quand R varie de zéro à l'infini.
Réponse : si vous avez tracé une courbe continue croissante et convexe commençant dans les négatifs, alors vous êtes favorable au revenu universel.
Autre exercice : essayez de tracer cette courbe avec le système existant...et vous comprendrez alors à quel point il est absurde !
Réponse de le 22/02/2017 à 14:35 :
Un simulateur développé par le département de la Gironde vous permet de mieux appréhender le revenu de base
a écrit le 21/02/2017 à 21:33 :
Même la première étape, pure mesure clientéliste qui a surtout pour but de satisfaire l'UNEF, est bien au delà des moyens du pays. D'autant plus qu'il ne faut surtout pas, pour financer ça, supprimer le CICE qui commence à avoir quelques résultats et qu'il faut au contraire pérenniser définitivement et au moins tripler dans son montant.
Réponse de le 22/02/2017 à 8:52 :
" ... le CICE qui commence à avoir quelques résultats " ...
Ha bon lesquels exactement ?
Réponse de le 22/02/2017 à 13:14 :
@bruno_bd
"pure mesure clientéliste qui a surtout pour but de satisfaire l'UNEF"

Tous ceux qui pensent encore que le Revenu Universel est une utopie d'extrême-gauche sont priés d'aller combler leur inculture en allant se renseigner sur les positions de NKM, Frédéric Lefebvre, Nixon, Friedmann, Hayek, de la Silicon Valley dans son ensemble, de nombreuses conférences TED acclamées par le public présent, etc... (liste non exhaustive) et de revenir parler avec les adultes seulement après.
Réponse de le 22/02/2017 à 16:46 :
@Harry Covert "Ha bon lesquels exactement ? "
-le redressement du taux de marge des entreprises (même si on reste très en dessous du niveau allemand)
-la stabilisation de la courbe du chômage (peut être même un début d'inversion)
-le retour de création d'emplois marchands
-la baisse du nombre de défaillances d'entreprises
-une certaine reprise de l'investissement privé.
Il faut de façon très volontaire pousser les feux de la politique de l'offre en pérennisant le CICE et en en augmentant considérablement la portée (3 fois plus ?)
@Alatar : dans la première phase il s'agit ni plus ni moins que d'augmenter (un peu) le RSA et de l'étendre aux 18-25 ans, c'est à dire ni plus ni moins qu'aux étudiants. Un salaire étudiant, c'est une vieille revendication de l'UNEF...
a écrit le 21/02/2017 à 20:50 :
Le revenu universel, ce n'est pas Benoît Hamon. D'ailleurs, ce n'est pas la gauche. C'est un bug, un contre sens. Rapprochons-nous plutôt de ce que voulait faire NKM. Après pour le coût, apprenons à connaître le coût et la complexité de l'existant déjà et considérons le fait que le revenu universel bouleverse nécessairement non seulement les allocations existantes mais aussi l'impôt existant. Pour ce qui concerne les techniques de chiffrage notamment, amusez-vous à calculer ce que coûte la niche fiscale du quotient familial. Vous verrez que ce n'est pas négligeable du tout. Bien évidemment le revenu universel fait exploser complètement ce mécanisme...sauf si tout simplement on le réutilise pour les 30% de français les plus aisés en le rebaptisant "revenu universel". Le vrai coût du revenu universel avec cette méthode (s'en tenir au RSA socle hors forfait logement, réhabiller différemment l'impôt sur le revenu, fusionner et simplifier drastiquement les allocations familiales et le crédit d'impôt lié à la demie part du QF...) c'est dix fois inférieur et ça permet surtout de soutenir le travailleur pauvre (agriculteur, indépendant, autoentrepreneur) et de baisser le coût du travail faiblement qualifié, ce que tous les politiques cherchent à faire...du moins au centre et à droite.
a écrit le 21/02/2017 à 20:50 :
Est-ce que je vais être bénéficiaire du système ou contributeur du système?
Si je suis bénéficiaire net, je suis tout à fait favorable au revenu universel qui va gommer les inégalités, réduire l'injustice sociale, simplifier les prestation sociales et renforcer la cohésion du pays.
Si je suis contributeur net, alors je trouve que ce revenu universel est irresponsable, risque d’alourdir la dette sur le dos des générations futures et accroître la pression fiscale , ce qui aura un impact sur la compétitivité de la France.
a écrit le 21/02/2017 à 18:40 :
L'institut montaigne n'a rien de scientifique. Il ne regroupe pas des économistes mais il est un lobby au service du medef et de LR (ses principaux financeurs même si l'institut refuse d'indiquer qui le finance)

Cet institut est donc la voix de la droite libérale.

A la différence d'autres organismes il n'a pas l'obligation de se baser sur des démarches scientifiques, il peut basculer dans le mensonge sans crainte de santion de la communauté scientifique.

Il est dans l'idéologie, parfois dans la propagande, exceptionnellement dans la science, mais n'est pas plus crédible qu'un parti politique.

Reprendre mot pour mot leur article complètement déconnecté du programme de Hamon, et en faire un article signé "la tribune" est, à mon sens, à la limite de l'éthique journalistique.

Feriez vous pareil pour le tabac ou le réchauffement climatique? Il en existe des instituts de lobbying qui intoxiquent le débat!
Réponse de le 21/02/2017 à 20:34 :
Surtout que l'Institut Montaigne a été créé par l'ancien pdg d'Axa Bébear.Il est lié à AXA. Il ne faut pas oublier que c'est Axa le principal client de la boite de conseil 2F Conseil de Fillon. Et comme par hasard , le candidat LR propose la privatisation de la sécurité sociale et un premier étage de retraite par capitalisation dans son programme. Au bénéfice de qui?,des assureurs ,comme Axa. Conflit d'intérêt évident. C'est même plus grave que les salaires fictifs de la famille du candidat de LR.
Sur le financement du RB ,Montaigne ne tient pas compte du taux de retour (IR,IS, CSG,TVA) et d'autres sources possibles de financement comme la lutte efficace contre l'évasion fiscale et une taxe GAFA.
a écrit le 21/02/2017 à 18:19 :
Revenue "universel" sous condition de revenu...
=> il est où l'universel ???

Pour financer :
- suppression de toutes les aides (apl, Edf/GdF moins cher...)
- suppression des sociétés HLM
- suppression allocation chômage
- montants plus faibles pour les enfants et les retraites (qui doivent toucher une retraite uniquement proportionnelle à leurs cotisations et pas 36 calculs différents)
- fiscalisation de ce revenu universel comme tout autre revenu
- suppression des niches fiscales (y compris PEA, assurance vie, PEE, action gratuite ...) => meme imposition pour tous les salaires

Réponse de le 21/02/2017 à 20:45 :
Surtout que si le RB n'est pas universel,cela permettra à ceux qui ne le recevraient pas d'accuser les bénéficiaires, d'assistés.Je ne comprends pas la position de Piketty.Il est très théorique et ne connait pas le terrain.Il reste accroché à la valeur travail et à la possibilité que la croissance reparte(même si pour lui, cette croissance doit être verte). Martinez de la CGT a la même position que TP.
La réforme fiscale proposée par TP aiderait à améliorer le taux de retour du RB,mais elle ne peut pas être considérée comme un financement important du RB.
Réponse de le 22/02/2017 à 13:10 :
@Réponse de Favorable au RB
"Piketty [...] reste accroché à la valeur travail et à la possibilité que la croissance reparte"
En partie seulement, il est en train de glisser peu à peu en faveur du RU. Il n'est pas totalement convaincu que la croissance forte va revenir, cf son livre dans lequel justement il explique que ça ne reviendra pas durablement. Il s'affirme tout de même en faveur du Travail et de la Croissance Verte (qui permettra de gratter quelques points de croissance pendant quelques années voire une petite décennie), mais n'est pas totalement naïf. Le Revenu Universel est la conclusion logique des constats qu'il tire dans son livre, même s'il a encore un peu de mal à totalement l'accepter.
Réponse de le 22/02/2017 à 21:28 :
Complètement d'accord avec Alatar@.Je crois aussi que certains économistes keynésiens s'adaptent à la victoire d'Hamon ds les primaires du PS. Il est vrai aussi que la compagne de TP,Julia Cagé a conseillé et conseille Hamon.
Mais TP reste fidèle(pour le moment) à un RB conditionnel.
Cette idée de RB a complètement chamboulé les idées pré-établies de beaucoup d'économistes keynésiens de gauche , comme C.Ramaux de Paris 1 ou T.Porcher ou le directeur d'alternatives économiques ,G.Duval. Certains de ses économistes ont appris l'existence du RB lors du mouvement ND sur la place de la république.
D'ailleurs,je pense que les principales propositions d'Hamon comme le RB,la diminution du temps de travail, la transition énergétique,l'abolition de la loi travail ont été fortement influencées par ND.
a écrit le 21/02/2017 à 18:18 :
Cela va couter très cher à la France. c'est le socialisme dans toute sa splendeur ou tout est bon pour dépenser toujours plus à CREDIT. Toutes les caisses sont vides aujourd'hui, cela n'a point d'importance, il n'y a pas d'argent mais continuons quand même à vivre au dessus de nos moyens....
Faisons du social ! Nous avons affaire à un "super gestionnaire en économie", c'est purement et simplement de la MAGALOMANIE!!!!!! Je ne lui laisserai certainement pas gérer une entreprise!
La contre partie, c'est que nous allons tous payer encore plus d'impôts et de taxes et que la situation deviendra intenable ! Et vous verrez les gens vont vite déchanter! Voyez déjà le résultat Hollande...
Quel grand ILLUSIONNISTE Mr Hamon !
Réponse de le 21/02/2017 à 19:32 :
Ne cédez pas à la peur ou à la panique, détendez vous, sortez vous aérer, ça va bien se passer, nous ne sommes pas en vie durant quelques années sur cette Terre pour nous faire souffrir inutilement.... Les montants cités ci dessus (~350 Milliards d'euros) ne sont pas plus élevé que ceux de la Sécurité sociale (~381 Milliards d'euros), et nous la finançons sans trop de soucis...(http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/09/26/la-reduction-du-trou-de-la-secu-en-trois-points_5003627_4355770.html)
Réponse de le 22/02/2017 à 18:27 :
@SG

C'est de l'inconscience ....on n' en a jamais assez : Les 35 h, 5 semaines de congés, les allocs, le rsa, et toutes les aides etc.
Pressons le citron pendant qu'il y a encore un peu de jus.....!
a écrit le 21/02/2017 à 17:40 :
En étape 3, 350 milliards par an à faire payer par les générations futures ? Une paille. La France est endettée à hauteur de 2200 milliards et ces gens se payent le luxe d'en rajouter une grosse couche chaque année. Totale inconscience. Hollande, c'est la France à terre, Hamon, c'est la France en ruine.
Réponse de le 21/02/2017 à 18:44 :
"Hollande c'est la France à terre"
Avez vous une seule donnée chiffrée pour étayer votre "argumentation"?

Forte baisse du déficit budgétaire, stabilisation du chômage, réduction du déficit commercial... le bilan de Hollande est globalement bon.

Qu'est-ce qui vous permet d'écrire "Hollande c'est la France à terre"?

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