SEB va fabriquer les vélos électriques haut de gamme imaginés par Marc Simoncini

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(Crédits : Angell)
Le spécialiste tricolore du petit électroménager va produire les vélos connectés conçus par Angell, la nouvelle start-up de l'entrepreneur Marc Simoncini qui fait face à une forte demande avec la pandémie du Covid-19. SEB, qui devient actionnaire minoritaire de la jeune pousse, assemblera les vélos dans son usine située au nord de Dijon. Environ 65 emplois directs doivent être créés dans un premier temps.

Le géant français du petit électroménager SEB va fabriquer en France à partir de l'été un vélo électrique haut de gamme conçu par la nouvelle start-up de l'investisseur Marc Simoncini, fondateur du site de rencontres Meetic, ont annoncé les deux entreprises.

Lancé juste avant les grèves de fin d'année dans les transports en France, le projet de vélo urbain connecté Angell, qui entend proposer de nouveaux standards de sécurité grâce à des logiciels innovants, a rencontré un succès très supérieur aux attentes alors qu'il n'est encore qu'au stade de prototype, selon M. Simoncini.

La demande dopée par la pandémie

La pandémie de Covid-19, qui pousse de nombreux urbains à délaisser les transports en commun pour privilégier notamment le vélo, a provoqué une flambée de la demande et rendu nécessaire un partenariat.

"C'est un projet digital. Mais à un moment donné, il faut bien le fabriquer. On s'est retrouvé face à un mur industriel", a expliqué à l'AFP le co-fondateur d'Angell.

"On va vendre beaucoup plus de vélos que ce qu'on avait prévu", a-t-il affirmé, tablant désormais sur 10.000 unités la première année contre un objectif initial de 1.500, et environ 60.000 sur les trois premières années. "Depuis le confinement, on a multiplié nos volumes de commandes par trois."

Un vélo assemblé en Côte-d'Or, environ 65 emplois directs créés

Le vélo, vendu près de 2.700 euros, revendique les deux tiers de sa valeur faite en France, dont la partie logiciels. Il sera assemblé dans l'usine SEB d'Is-sur-Tille (Côte-d'Or), à environ 25 km au nord de Dijon. L'objectif est de pouvoir livrer en une dizaine de jours à partir de septembre.

Le projet pourrait représenter dans une première phase une cinquantaine d'emplois pour la production et une quinzaine de personnes pour la partie logiciels, sans compter la sous-traitance.

SEB au capital d'Angell

Dans un marché largement dominé par les fabricants asiatiques, "cela nous paraissait intéressant de pouvoir contribuer à garder et développer un savoir-faire industriel en France", a déclaré Thierry de La Tour d'Artaise, PDG du groupe SEB qui compte une trentaine d'autres marques d'électroménager (dont Tefal, Rowenta, Moulinex, Krups) et onze usines dans l'Hexagone.

Ce partenariat se traduira aussi par une prise de participation minoritaire de SEB dans Angell qui se chiffrera "en millions d'euros", a indiqué M. de La Tour d'Artaise. "C'est un projet qui est porteur d'avenir et de sens", a-t-il estimé, évoquant "un changement de vie des consommateurs dans leur mode de locomotion".

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Commentaires
a écrit le 23/05/2020 à 12:23 :
Bonjour,
le vélo est mon métier (Kovac Course) et je fabrique mes vélos à Troyes.
Comme beaucoup d'autres marques qui mentent en jouant sur les mots, ce vélo n'est ABSOLUMENT PAS FAIT en France: Il y est SEULEMENT assemblé, avec une FABRICATION ASIATIQUE. Il y a encore énormément à faire...
2700€ en "made in France" et vous n'auriez que le cadre du vélo.
2700€ X2: 5400€ si vous voulez le vélo en "made in France".
Aujourd'hui il n'y a QUE les artisans français qui font des vélos fait en France.
a écrit le 20/05/2020 à 20:02 :
Les routes d’île de France saturées pour les voitures et de grandes voies vides pour le vélo. Des investissements gigantesques et rien pour l’entretien des routes. Bravo ElisabethBorne
a écrit le 18/05/2020 à 22:24 :
J'adore ce look ! C'est fluide et racé, et en plus entièrement made in France...2690€ c'est un coût , mais les VAE "haut de gamme" sont plus chers, donc rien à dire ! Arrêtons de râler sans arrêt et souhaitons à SEB la réussite et à ce vélo de nous surprendre par son potentiel ! 13,9kg seulement, moi qui traine mon VAE de 24kg....je vois ce que cela veut dire 10kg en moins. J'attends de voir l'électronique et la motorisation ! Bravo SEB
a écrit le 18/05/2020 à 11:34 :
A ce prix là il y a des 125 chinoises ou coréennes neuves ! Il sont vraiment fous avec leurs vélos à bobos
a écrit le 18/05/2020 à 11:06 :
Un vélo électrique, c'est avant tout un moteur, un capteur d'efforts sur le pédalier associé à une électronique et une batterie. Simoncini (à mon avis) ne fait que du décor avec un peu de logiciel pour arriver à un truc à 2700€: ridicule! Je saluerait son initiative si il s'était attaqué non pas aux batteries (d'autres européens semblent s'en occuper) mais au moteur et à l'électronique. En Europe il n'y a que Bosch, société allemande, qui l'a fait, et avec un certain succès, même si l'on trouve ses produits plutôt sur du haut de gamme. Encore une fois les allemands montrent que l'innovation n'est pas forcément dans ce qui est noble, qui brille et qui paraît, mais dans les dispositifs essentiels dont on ne peut se passer pour un produit donné: Bosch l'a fait dans l'automobile (ABS et injection) et ils sont en train de le faire pour le vélo. Mais tout ceci révèle une différence culturelle profonde entre France et Allemagne: le superficiel, le baratin, l'incantatoire pour la France, et le sérieux pour d'autres: affligeant! (Je ne parle pas de programmes nationaux comme par exemple dans l'armement ou l'énergie, je ne parle que de l'innovation dans le secteur industriel privé)
Réponse de le 19/05/2020 à 10:22 :
Il ne sert à rien de développer un composant si l'équivalent existe déjà et est disponible immédiatement. Vous semblez méconnaitre le fonctionnement des entreprises. On ne développe pas un composant que lorsque la situation ne permet pas de faire autrement. Et coté filière, vous ne connaissez même pas Leroy Somer qui est un des leaders mondiaux dans ce domaine et dont les locaux sont en France...bref. Et entre un moteur d'essuie glace et de vélo, l'écart est ténu, tout comme avec les alternateurs. Donc les filières alternatives sont Valeo, Faurecia, etc.
a écrit le 18/05/2020 à 10:40 :
Purement une copie du modele Apple .. meme pub meme marge ..pour un produit d une esthétique extrêmement banale..
il suffit de sortir la tete du guidon et aller voir hors de nos frontieres . Pays Bas par exemple , tres beau vélos électriques entre 800 et 1200 euros.
a écrit le 18/05/2020 à 8:48 :
Le problème avec tous les vélos en France, c'est qu'il y a beaucoup trop de voleurs.
a écrit le 18/05/2020 à 8:35 :
Eh oh ! On se calme .Décidemment, chaque fois que l'on fait quelque chose en France on s'expose à la critique. Perso je le beau et innovant . Bien sur qu'en France , il vaut mieux produire du haut de gamme.J'ai vu la présentation de Simoncini , c'est intéressant , novateur et frais. Ce vélo mefait penser à la freebox revolution en son temps.
Donc bravo à simoncini et bravo à SEB de le produire au nord de dijon.
a écrit le 17/05/2020 à 22:21 :
Un vélo au prix d'une petite voiture d'occasion... tout est dit. Cela dit si des bobos sont capables de l'acheter, c'est très bien.
a écrit le 17/05/2020 à 20:14 :
Je ne comprends pas cette fixette à aller chercher sans arrêt le haut de gamme, alors oui il y a une clientèle c'est sûr mais d'une part il y a une multitude de vélos hauts de gamme dans le secteur et ensuite avec internet la concurrence est devenue impitoyable.

Le vélo de qualité électrique bon marché reste à inventer et mettre sur le marché, étrange c'est comme pour les voitures, électriques ou pas d'ailleurs.
Réponse de le 17/05/2020 à 22:18 :
Plutôt d'accord avec vous sur la "fixette sur le haut de gamme". Le problème, c'est que le vélo électrique bon marché ne peut être que... asiatique. Pas francais. Totalement impossible avec nos coûts sociaux. De la même manière que la voiture populaire est... roumaine ou marocaine: ce sont les Dacia. Bref, pour produire en France, nous sommes condamnés à faire du haut de gamme, car la compétitivité prix y est moins cruciale. Mais comme la France est devenue un pays pauvre qui a une haine farouche des "riches" à plus de 2000€ mensuel, nous sommes condamnés à exporter du haut de gamme.
Réponse de le 18/05/2020 à 9:46 :
Et pourtant les chinois ne le font pas non plus alors que largement capables s'ils le voulaient, on dirait surtout que le but est de faire soit de la grosse marge bénéficiaire soit du jetable.

"Le commerce est l'école de la tromperie" Nicolas Machiavel
Réponse de le 19/05/2020 à 15:30 :
@jeff / Arrêtez avec les clichés des coûts sociaux en France ! Dans l'automobile le coût salarial c'est 11% du prix du véhicule en moyenne et 55% sont les matières premières... Le reste sont les frais administratifs et commerciaux dont 20% de marketing ! Par contre nous ne devons pas accepter la concurrence déloyale des sociétés qui exploitent des ouvriers sans aucunes provections sociales ce qui est inadmissible de nos jours et surtout pour créer des marges supplémentaires pour les actionnaires qui esclavagises scandaleusement et opportunément des populations entières de pays dits émergents et qui ont tous des problèmes de surpopulation...
a écrit le 17/05/2020 à 17:45 :
2700 Euros. Rien que ça ! Ah ben oui, j'oubliais que ceux qui surfent sur la mode verte ont au fait de vert qu'une forte affinité pour le billet vert.
a écrit le 17/05/2020 à 16:18 :
Bonne initiative opportuniste mais pas écologique du tout.!.. Le problème principal de l'électrique restera sa fabrication propre et les batteries, qui sans révolution technologique, seront encore fabriquées avec du charbon Chinois, inapte écologiquement, comme le claironne l'ingénieur Jean-Marc Jancovici le spécialiste de la dé-carbonation... Ne pas oublier que actuellement, la production électrique mondiale est faite pour environ 40% avec du charbon (cette proportion monte à 50% pour les USA ou l’Allemagne, et plus encore en Pologne ou en Australie), qui est la plus sale des énergies que nous utilisons...
Le prix est dans la moyenne des hauts de gammes courses ou d'un scooter 125 correct... Mais il sera considéré comme l'outil des yuppies bobos citadins allant le matin au boulot. Pour être populaire il faudrait faire un modèle simplifié 2x moins cher. Et l'idéal fabriquée en Europe (malheureusement avec du charbon Polonais ou Allemand) et si possible une unité en France (avec plus de nucléaire mais rien n'est parfait) ... Donc arrêtons avec le dogme de l'électrique n'est pas aussi écologique que nous le pensons !
a écrit le 17/05/2020 à 15:43 :
Vous ne pourriez pas faire plus moche encore svp?
a écrit le 17/05/2020 à 14:55 :
Bonjour,
Je suis voisin de la Ste Seb à Selongey.
Après 69'000 km (à vélo) autour de la planete, durant 12 ans, je vous propose volontiers mes services conseils en matière de cyclisme. J'ai roulé sur route, autoroute, piste, sable (désert libyen) , neige (Himalaya) boue (Sibérie).. Etc
Le vélo est ma passion et doit être développé ! Bravo et tous mes encouragements.
a écrit le 17/05/2020 à 14:22 :
Très joli vélo. Malheureusement, comme la plupart des vélos électriques sérieux il est hors de prix (je ne parle pas des modèles bon marchés qui ne durent pas longtemps, batterie hs après 2 ans etc).
Le vélo électrique ne pourra pas décoller tant qu'il coute le prix d'une voiture d'occasion.
Réponse de le 20/05/2020 à 6:34 :
Ça se discute: un voiture coûte cher en stationnement. Un parking, c’est 20 à 30 k€. Une place pour la journée c’est 20 à 30€.
Le prix à l’achat du vélo n’est qu’un des éléments. Un scooter, c’est 1 à 8k€. 2700€ me parait correct pour un véhicule qui rend peu ou prou les mêmes services et qui, cerise sur le gâteau, est fabriqué en France.
a écrit le 17/05/2020 à 14:01 :
Allez la technologie et la mise en oeuvre d'un tel velo représente environ 400 euros en grande série....je sais de quoi j parle...

Alors vous voulez rire..2700 euros...vous vous foutez du client potentiel...

Ne prenez pas le client pour un"con" excusez l'expression!
Soyez sérieux..800 euros avec piles françaises...ok...
On en reparlera ...

!
Réponse de le 17/05/2020 à 21:03 :
Vous ne donnez pas l'impression de connaitre le sujet. 2600 euros est un prix assez moyen pour un VAE. Votre vélo à 400 euros n'a ni SAV, ni marketing pour le vendre, ni pièces haut de gamme, et les interventions humaines sont réduites au strict minimum. Un VAE qui n'est pas fait pour rencontrer ses clients.

Riese und Müller n'a pas de modèle à moins de 4000 euros à son catalogue, et c'est un des leaders allemands du secteur.
a écrit le 17/05/2020 à 12:59 :
Cela part d’une bonne idée mais le prix n’est pas accessible sauf pour une minorité. Pour les écouler ensuite il faudra Une subvention de l’état ...... comme dab
Pendant ce temps là ceux qui achètent des vélos vont se tourner vers les made in china. Par contre si le prix était plus bas on peut chiper le marché aux chinois et créer vraiment des emplois . A priori les entrepreneurs veulent continuer à gagner du fric très vite et gérer à court terme . Rien ne change .
a écrit le 17/05/2020 à 11:17 :
Un velo fabrique par SEB. Des graines de moutardes ( de Dijon) vont a l'aide de la cocotte integree dans le cadre exuder de la vapeur, cette derniere alimentera une dynamo qui rechargera la pile situee a l'arriere du cadre.
Simple, revolutionnaire et pour presque rien, 2700 euros. L'avenir est radieux. Merci SEB.
a écrit le 17/05/2020 à 11:13 :
Très bonne initiative pour le Made in France et la création de valeur dans notre pays ! (Pour une fois que ce n’est pas en Allemagne...)

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