SNCF : la CGT-Cheminots prête à "un mois de grève"

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(Crédits : © Regis Duvignau / Reuters)
La CGT-Cheminots, premier syndicat à la SNCF, est prête à mener "un mois de grève" pour "faire plier le gouvernement" dans son projet de réforme du groupe public, indique lundi son secrétaire général de la confédération Laurent Brun.

Le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé lundi un recours aux ordonnances pour faire adopter "avant l'été" une réforme de la SNCF, avec notamment la fin du statut de cheminot pour les nouveaux embauchés.

Lire aussi : SNCF : Edouard Philippe va annoncer les grands axes de sa réforme

"Nous allons relever le défi"

Les syndicats représentatifs (CGT, Unsa, SUD-Rail et CFDT) doivent se retrouver mardi après-midi pour tenter de préparer une réponse commune à ces projets de réforme.

"Pour faire plier le gouvernement, il va sans doute falloir un mois de grève", déclare M. Brun. "Nous allons relever le défi. On est sûrement partis pour l'un des plus importants mouvements sociaux de l'histoire de la SNCF", ajoute-t-il.

La CGT va essayer "d'engager, de la manière la plus unitaire possible, une riposte à la hauteur de ce qui est présenté" par le gouvernement, a déclaré à l'AFP Cédric Robert, porte-parole de la CGT-Cheminots.

"On ne peut pas accepter le fait de dire que demain, les futurs employés de la SNCF ne seraient pas embauchés au statut", a-t-il souligné.

Les trois autres organisations syndicales, Unsa, SUD-Rail et CFDT, s'étaient déjà prononcées en faveur du dépôt d'un préavis de grève lors d'une précédente réunion interfédérale jeudi.

Après les annonces d'Edouard Philippe, l'Unsa-ferroviaire a indiqué qu'elle proposerait mardi aux autres organisations une grève "avant le 22 mars", date d'une journée de mobilisation commune avec les agents de la fonction publique.

Dimanche, Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, avait prévenu que si le gouvernement voulait "passer en force" en recourant aux ordonnances, les cheminots "hausseraient le ton".

Le discours du Premier ministre lundi "confirme la méthode du passage en force", a estimé Cédric Robert, ajoutant se poser "la question de savoir de quoi le gouvernement a peur en tentant d'éviter d'avoir un débat public plus large".

Par ailleurs, sur la question des petites lignes, le gouvernement "évacue ce sujet potentiellement très compliqué du point de vue de l'opinion publique" en décidant "de renvoyer la patate chaude aux régions", a-t-il ajouté.

"Trop d'ordonnances ça peut tuer le malade"

Une réforme par ordonnances de la SNCF "risque de mettre de l'huile sur le feu", a averti lundi le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, alors que le gouvernement doit dévoiler sa "méthode" et son calendrier.

"Trop d'ordonnances ça peut tuer le malade", a ironisé M. Mailly sur Franceinfo, pointant "à la fois un problème de méthode et un problème de fond".

"On ne nous a jamais parlé d'ordonnances sur la SNCF", a-t-il affirmé, estimant que le gouvernement a la "tentation de vouloir passer en force et de confondre vitesse et précipitation".

"Sur un dossier comme celui-là, il pourrait prendre le temps d'une véritable consultation", a-t-il ajouté, rappelant qu'"il y a des lignes rouges", notamment la question du statut des cheminots.

"Ce sont les cheminots qui vont (en) discuter avec le gouvernement s'il y a possibilité de discuter, (mais) si ça passe par ordonnance, ça risque d'être restreint comme discussion et ça risque de mettre de l'huile sur le feu", a-t-il mis en garde.

"Je ne pense pas que le statut soit le premier problème", a poursuivi M. Mailly, soulignant que ce statut "a déjà évolué" avec "l'alignement" du régime de retraite des cheminots qui "est en train de se faire".

"Est-ce que c'est le statut qui est à l'origine des 46 milliards (d'euros) de dette de la SNCF ? Je ne pense pas", a-t-il insisté, dénonçant "un sous-investissement chronique depuis des années à la SNCF".

Et le statut n'est pas à l'origine de "tous les pépins qu'il y a régulièrement gare Montparnasse ou ailleurs", a-t-il relevé.

FO, non représentatif à la SNCF, a appelé à une journée de manifestation le 22 mars, aux côtés de la CGT et de SUD rail.

(avec agences)

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Commentaires
a écrit le 27/02/2018 à 17:41 :
Pb majeur : caisse de retraite en faillite depuis longtemps avec maintien de pension surdimensionné, cela rejoint le pb des régimes spéciaux
a écrit le 27/02/2018 à 16:21 :
voila le bon Français! jaloux des statuts des cheminot, jaloux des statuts des fonctionnaires qui ne pense qu'à sa petite personne, mais qui jamais n' a manifester contre les 35 heures!! vous faites le jeu du gouvernement.
Réponse de le 27/02/2018 à 17:06 :
"mais qui jamais n' a manifester contre les 35 heures!!"

Ça doit -être l'effet des jours RTT.
Réponse de le 03/03/2018 à 13:23 :
Mais... les 35 heures sont tout aussi délétères pour l'économie française que le statut des cheminots pour la SNCF ; il faut supprimer les deux.
a écrit le 27/02/2018 à 15:58 :
Que les cheminots fassent grève pendant 1 mois, comme cela la SNCF fera faillite et on pourra repartir d'une page blanche
a écrit le 27/02/2018 à 14:36 :
Ce statut d'un autre âge doit disparaitre, les systèmes de retraite et autres conditions doivent être les mêmes pour tout le monde, on doit arrêter les privilèges sur le dos des contribuables. A quand la suppression de la ponction du CE sur le chiffre d'affaire à EDF et la privatisation complète de ces entreprises ? Qu'à EDF l'état garde une part du capital pourquoi pas mais à la SNCF, aucune raison...L'avion est aujourd'hui bien plus stratégique que le train et les sociétés aériennes sont privées et même souvent étrangères.
a écrit le 27/02/2018 à 13:10 :
Deja je suis surpris que les fonctionnaires ont le droit de grève.... S'ils sont mecomptant dè leur condition de travail , ils peuvent aller dans le prive...
Bon donc én cas de grève , réquisition , puis licenciement sec.... Ils n'est pas question que la nation soit otage de ses fonctionnaire...
a écrit le 27/02/2018 à 12:14 :
GREVES GREVES GREVES . Ils n'ont que ce mot à la bouche. Vive la France de grévistes
surtout pas toucher aux privilèges même s'ils datent du 19 ème siècle. Discuter et essayer de vous adapter à notre époque.
a écrit le 27/02/2018 à 11:47 :
a bas tous les statuts et un droit du travail le même pour tous les français . C'est cela la démocratie .
a écrit le 27/02/2018 à 11:35 :
les ouvriers ne sont pas responsable de cette dette: c est une dette d etat; il est vrais que c est du a la mauvaisse gestion d etat aux tous t g v et a l abandon de l entreteint des voies qui a entraine cette dette:??? IL Y A DEUX MANIERES DE CONQUERIR ET D ASSERVIR UNE NATION L UNE EST LES ARMES L AUTRE LA DETTE ? JOHN ADAMS
Réponse de le 03/03/2018 à 13:26 :
Bien sûr que les cheminots sont responsables de la dette de la SNCF. Sans ce statut invraisemblable la capacité d'autofinancement de la SNCF lui aurait permis d'investir davantage sans s'endetter.
a écrit le 27/02/2018 à 11:08 :
Il faut d'abord casser ce statut qui date d'une autre époque qui coûte une fortune au contribuable et qui fait qu'un "service soi disant public" même avec de tarifs élevés ne peut jamais être rentable.
Réponse de le 03/03/2018 à 13:28 :
Le problème est que le statut des cheminots n'a pas évolué au même rythme que l'amélioration des conditions de travail et l'allongement de l'espérance de vie...
a écrit le 27/02/2018 à 10:32 :
cette réforme a grande vitesse n était pas au programme du président ! ! les voila en chute dans les sondages !chasser plusieurs lièvres a la fois est très risqué cela va bien éclairer tous les français... des promesses non tenues a certains mensonges cette grève va faire des émules (agriculture / edf/ artisans ext.... étudiants
a écrit le 27/02/2018 à 10:31 :
cette réforme a grande vitesse n était pas au programme du président ! ! les voila en chute dans les sondages !chasser plusieurs lièvres a la fois est très risqué cela va bien éclairer tous les français... des promesses non tenues a certains mensonges cette grève va faire des émules (agriculture / edf/ artisans ext.... étudiants
a écrit le 27/02/2018 à 10:12 :
Bienvenu en France!!!
a écrit le 27/02/2018 à 9:39 :
comme d'habitude les syndicats sont "pour ce qui est contre et contre ce qui est pour" apres la chute des syndicats et surtout de la c g t qui n'apporte aucune solution que des problemes et tout le monde en a raz le bol; que l'on supprime les subventions de l'etat aux syndicats ils seront deja moins revendicatif et beaucoup plus constructifs voir moins utopiques ils sont loin de rivaliser avec le syndicat Allemand ici c'est plutot la guerre des petits chef et celui qui promettera ou interpretera mal la chose la plus invraisemblable
a écrit le 27/02/2018 à 9:34 :
A chantage, chantage et demi. L'exécutif devrait annoncer qu'en cas de blocage, il n'hésitera pas à démanteler la SNCF et à la privatiser à la découpe, en procédant par voie législative (une loi de dégagement des cadres) au licenciement de la totalité des cheminots.
Réponse de le 27/02/2018 à 10:12 :
Blocage ou pas, c'est de toutes manières en filigrane dans le rapport spinetta.

Les salariés n'ont donc rien à perdre en plus.
Réponse de le 27/02/2018 à 11:06 :
Réfléchissez à ce que vous dites:
1/ si on démantèle la sncf il y aura des répercussions économiques avec les prestataires (entreprises privées, artisans),
2/ vous déstabiliserez certaines villes régions ou cette entreprise est le 1er employeur
3/vous déstabiliserez les équipes et les cheminots " licenciés n' auront plus rien à perdre (casses, incendies, actes de malveillances etc..)
ce n 'est pas si simple
Réponse de le 01/03/2018 à 13:29 :
@brehat : il y a belle lurette que le fret n'est plus que marginal à la SNCF ; il n'y a donc aucun risque de déstabilises des entreprises privées ou des prestataires.
La plupart des cheminots seront réembauchés par les nouveaux opérateurs issus du démantèlement de la SNCF, qui ne peut évidemment à elle seule tenir un rôle d'aménagement du territoire (sinon, c'est ça qui explique sa non-viabilité de long terme !)
Et aucun salarié licencié n'est en droit de casser et de saboter. C'est à la justice de se montrer impitoyable à cet égard.
a écrit le 27/02/2018 à 9:33 :
j'espere sincerement que le gouvernement ira vite , detoutes facons greves ou pas l'executif ne cedera pas , et c'est tant mieux , il est temps de redresser cette machine archaique qu'est la sncf et de cesser de faire payer les contribuable pour combler tous les ans un systeme de retraite injuste;
Je ne prends jamais le train ( comme des millionsde francais ) pourtant mes impots serent à comble le deficit du regime de retraite sncf;

La grande difference dans ce conflit , par rapport à 1995 , est que l'opinion publique soutien le gouvernement sur cette réforme !
Réponse de le 27/02/2018 à 10:21 :
Avant les grèves de 95, l'opinion était à 80% en faveur d'une modification des retraites.... et puis quand les gens ont compris en quoi ça consistait le rapport s'est inversé.

A ce que je sache il n'y a à ce jour qu'un seul sondage paru, à la demande d'Atlantico qui n'est pas tout a fait gauchiste.

67% des personnes sondées est pour une réforme du statut mais seulement 54% approuvent l'usage des ordonnances. On est loin d'un raz de marée.

Sans compter que mon sondage 2P (personnel et pifomatrique) me dit que 85% de la population ne sait rien du statut en 2018 de l'agent SNCF.
D'où le nombre hallucinant de conneries qu'on lit à ce sujet dans les commentaires.
Réponse de le 27/02/2018 à 11:12 :
nos impôts servent à combler le système injuste de retraite sncf ?
Avez-vous songer à ceux de nos politiques qui ne paient que 10% de ce qu' ils reçoivent en retraite, les défiscalisation des journalistes ou des commandants de bord d' avion , de la fraude sociale-fiscale nous coutant + 80 milliards d ' euros par an? les divers avantages en nature non déclarés dans les grandes boites privées ( logement, chauffeur, personnel, nounou..)
commençons donc à balayer tout cela
a écrit le 27/02/2018 à 9:22 :
Bonjour,

Je ne comprends pas en France ,
Pourquoi les gens seraient trop jaloux des statuts
des uns et des autres ?

Quand on regarde le resultat de l’education nationale ces 10 dernieres années et les avantages de leur statut face à la retraite ça ne dérange «  personne » ni moi d’ailleurs

Etre cheminot c’est conduire de nuit , il y a des risques aussi
Je nepense pas que 69% soit pour le changement , c’est de l’intox.
Réponse de le 27/02/2018 à 11:11 :
Le seul point qui peut quand même sembler un peu injuste c'est que la retraite des cheminots est calculée sur 100 % de leurs 6 derniers mois de salaire, comme à la RATP d'ailleurs, alors qu'il n'existe, à ma connaissance, aucune autre profession dites "actives" qui bénéficient de cet avantage, même en travaillant de nuit, jours féries ect..Par exemple, les policiers, gendarmes, pompiers ect..., ne peuvent, dans le meilleur des cas, que bénéficier de 75% de leur 6 derniers mois de salaire alors qu'ils courent des risques bien plus grands que les cheminots...
Et nombre d'entre eux n'atteignent jamais ces hypothétiques 75% car ils rentrent de plus en plus tard dans leur profession à cause des études nécessaires pour réussir des concours de plus en plus sélectifs !!

Il y a là, quand même, une injustice flagrante !

Mais le nivellement par le bas n' à jamais été mon crédo aussi ne suis-je pas contre la grêve des cheminots
a écrit le 27/02/2018 à 9:13 :
"dénonçant "un sous-investissement chronique depuis des années à la SNCF".

Faudra qu'il évoque ce sujet avec sa ministre des transports Elisabeth Borne ( notre carotte sur pattes) qui était déja directrice de la stratégie de la SNCF en 2002 .
a écrit le 27/02/2018 à 7:42 :
Trois mois de gréve sans salaire, cela serait mieux.
Prochaines étapes: statuts RATP, hôpitaux, CE EDF, etc....
Cordialement
Réponse de le 27/02/2018 à 11:11 :
Et puis en passant on prendra aussi les petits privilèges de M. Bernardino.
Réponse de le 27/02/2018 à 15:37 :
@Alou 27/02/2018 11:11
Je n'ai aucun problème qu'on me prenne des privilèges puisque je n'en ai aucun.
Cordialement
Réponse de le 27/02/2018 à 17:02 :
@Bernardino"
"Je n'ai aucun problème qu'on me prenne des privilèges puisque je n'en ai aucun".

En même temps comme personne ne te connais ,tu risques pas grand -chose à l'écrire.
a écrit le 27/02/2018 à 7:38 :
J espère que le gouvernement ne leurs fera pas récupérer les jours de grève ! Expl plus 3mn de plus pour jour.
a écrit le 27/02/2018 à 7:35 :
Dites en quoi cela va changer? La galère avec la SNCF c est matin en soir!! On dit c est faute d argent .Combien coûte un écrou ? Je l ignore Mais on sait combien de vie cela a coûter ! Combien nous coûte la modification des quais pour faute d avoir commander des trains trop large ? Combien va nous coûter la nouvelle gare à mantes car on s est tromper d emplacement? il faut reconstruire une nouvelle gare cette fois au bonne endroit ! Coût de tous ces trains annulés pour faute de conducteur ? Il es temps d automatiser les trains !! Ou de passer au privé !!
a écrit le 26/02/2018 à 22:38 :
Du côté syndicats: on est d'accord pour discuter mais pour vous faire part de nos doléances, qui sont des ordres sinon grève et si vous nous proposez quelque chose c'est nul et non avenu!!
Réponse de le 27/02/2018 à 11:12 :
C'est vrai que de l'autre côté, en brandissant les ordonnances, le gouvernement s'apprête aussi à discuter.
a écrit le 26/02/2018 à 21:27 :
Le premier ministre devrait avertir les Français qu'ils vont en ch..r pendant 1 mois mais qu'il ne cédera pas face aux menaces des syndicats gauchistes et communistes.
Réponse de le 27/02/2018 à 14:46 :
C'est bien, tu es en train de confirmer que ce gouvernement est de droite car apparemment certain en doutait encore.
a écrit le 26/02/2018 à 20:34 :
Président des riches il est pas là pour faire des cadeaux aux salariés , aux fonctionnaires et aux retraités juste pour avantager les ultras riches...
Réponse de le 27/02/2018 à 8:28 :
Vous oubliez la situation financière de la SNCF qui coûte 700 € par français et par an, vous pensez pas qu’ils seraient mieux dans nos poches
Réponse de le 27/02/2018 à 10:15 :
"Président des riches".
Il est intéressant de savoir qu'en France, il y avait 8.4 mlns de riches le 23 avril et 20 mlns le 7 mai 2017.
Cordialement
Réponse de le 27/02/2018 à 10:34 :
@carlier

"la situation financière de la SNCF qui coûte 700 € par français"

Faudra leur dire qu'ils ont payé 52000€ de salaire par mois à Florence Parly quand elle "bossait" à la SNCF notre fameuse ministre des armées.Sans oublier les milliers d'autres qui touchent la même chose.
Réponse de le 27/02/2018 à 11:13 :
Robert, votre analyse est, hélas, tristement exacte...
Réponse de le 27/02/2018 à 11:13 :
Chiffre fantaisiste que vous sortez de votre chapeau. Gueulerie de comptoir.
Réponse de le 27/02/2018 à 11:26 :
les riches aussi nous coutent cher.
L'abandon de l'ISF coute 68€ par an par français et franchement les 320 000 détaxés ne vous en auront aucune gratitude.

Le régime de retraite de la SNCF est déséquilibré par nature depuis 1955. Au plus haut de l'emploi (1950) la SNCF comptait 427 000 agents. Ces gens là ont commencé à partir en retraite 20 ans après alors que l'effectif cotisant était descendu à 300 000 agents.

De nos jours il reste encore 270 000 retraités pour 150 000 agents cotisant.
La bonne nouvelle c'est qu'à la suite des réformes (de 2008), le régime de retraite SNCF sera équilibré vers 2020.

Il y a des tas d'autres régimes de retraite déséquilibres. celui des mines (plus un seul cotisant), les régimes agricoles (le nombre des paysans est passé de 1.6 millions en 1986 à 800 000 en 2010)....
a écrit le 26/02/2018 à 20:31 :
chiche !
a écrit le 26/02/2018 à 19:57 :
il suffirait que l'urssaf s'interesse aux contrats de travail signes a droite et a gauche par la cgt, histoire de voir si tout est dands les clous, et je pense qu'ils seront tout de suite moins agressifs sur le sujet
a écrit le 26/02/2018 à 19:52 :
Toute la fonction publique est visée par le gouvernement au travers des projets de réforme et le mécontentement est général, depuis la pénitentaire aux hopitaux en passant par la police, l'armée, l'éducation, la justice et maintenant la SNCF.

On se demande bien pourquoi le statut "commun" créé par les ordonnances sur le travail n'est pas suffisamment attractif sur les agents de la fonction publique pour qu'ils démissionnent en masse pour rejoindre le privé.

Et si on rajoute les mécontents, hors fonction publique, qui adoreront faire gréve par procuration: les retraités, les assommés des taxes sur le carburant les énervés du 80 km/h, les décus du macronisme, les frondeurs encore cachés de LREM, les déçus du droit d'asile, et bien ça fait du monde.

J'ai comme l'impression que Jupiter va se prendre les pieds dans la toge.
Réponse de le 26/02/2018 à 20:33 :
la fiscalité sur les carburants a été augmentée en plus de la taxe carbone qui augmente chaque année (40€/tonne CO2 sur le gaz en 2017, 60 en 2018, 200€ en vue) afin de compenser les réductions de charge sur les salaires. Si les salaires augmentent c'est grâce (hors CSG généralisée de +1,7%) à la vente de carburants (essence, gazole, sais pas pour le GPL).
Si les patrons retrouvent de l'optimisme si ça peut réduire le chômage personne ne s'en plaindra.
Réponse de le 26/02/2018 à 21:13 :
En résumé, ceux qui ont vu leurs charges sur salaire baisser, non seulement ont fragilisé leur système de sécurité sociale mais en plus ont plus que perdu cette hausse de salaire en taxes sur les carburants (et autres).

Nul doute que ça puisse réjouir quelques employeurs, mais pour ce qui est du chômage, on attend toujours.
Réponse de le 27/02/2018 à 11:15 :
Le prix de la tonne de carbone est en dessous de 10€...

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