SNCF : "Trop d'ordonnances, ça peut tuer le malade" (Jean-Claude Mailly, FO)

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Sur un dossier comme celui-là, il pourrait prendre le temps d'une véritable consultation, a déclaré le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly sur Franceinfo, rappelant qu'il y a des lignes rouges, notamment la question du statut des cheminots.
"Sur un dossier comme celui-là, il pourrait prendre le temps d'une véritable consultation", a déclaré le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly sur Franceinfo, rappelant qu'"il y a des lignes rouges", notamment la question du statut des cheminots. (Crédits : Charles Platiau)
Jean-Claude Mailly, secrétaire général du syndicat Force Ouvrière, ne digère pas la volonté du gouvernement de passer en force dans le dossier de la transformation de l'entreprise de chemin de fer français. Selon lui, Edouard Philippe confond vitesse et précipitation.

Une réforme par ordonnances de la SNCF "risque de mettre de l'huile sur le feu", a averti lundi le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, alors que le gouvernement doit dévoiler sa "méthode" et son calendrier.

"Trop d'ordonnances ça peut tuer le malade", a ironisé M. Mailly sur Franceinfo, pointant "à la fois un problème de méthode et un problème de fond".

"On ne nous a jamais parlé d'ordonnances sur la SNCF", a-t-il affirmé, estimant que le gouvernement a la "tentation de vouloir passer en force et de confondre vitesse et précipitation".

Des "lignes rouges" (à ne pas franchir?)

"Sur un dossier comme celui-là, il pourrait prendre le temps d'une véritable consultation", a-t-il ajouté, rappelant qu'"il y a des lignes rouges", notamment la question du statut des cheminots.

"Ce sont les cheminots qui vont (en) discuter avec le gouvernement s'il y a possibilité de discuter, (mais) si ça passe par ordonnance, ça risque d'être restreint comme discussion et ça risque de mettre de l'huile sur le feu", a-t-il mis en garde.

Le statut n'est "pas le premier problème"

"Je ne pense pas que le statut soit le premier problème", a poursuivi M. Mailly, soulignant que ce statut "a déjà évolué" avec "l'alignement" du régime de retraite des cheminots qui "est en train de se faire".

"Est-ce que c'est le statut qui est à l'origine des 46 milliards (d'euros) de dette de la SNCF ? Je ne pense pas", a-t-il insisté, dénonçant "un sous-investissement chronique depuis des années à la SNCF".

Et le statut n'est pas à l'origine de "tous les pépins qu'il y a régulièrement gare Montparnasse ou ailleurs", a-t-il relevé.

FO, non représentatif à la SNCF, a appelé à une journée de manifestation le 22 mars, aux côtés de la CGT et de SUD rail.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 28/02/2018 à 18:51 :
"Trop d'ordonnances, ça peut tuer le malade"

C'est ce qui est préconisé dans l’ordonnance qui peut tuer le malade.
a écrit le 26/02/2018 à 22:05 :
Le malade est en train de mourir depuis des lustres .. Sans ordonnance l'enterrement est imminent ! Merci aux syndicats !
a écrit le 26/02/2018 à 21:53 :
Les français se rapprochent de l'égalité républicaine de statut pour tous les travailleurs salariés. C'est la République. Ensuite les conventions collectives se mettent sur les rails. Aux syndicats de jouer.
Réponse de le 27/02/2018 à 10:14 :
"Les français se rapprochent de l'égalité républicaine de statut pour tous les travailleurs salariés"

Dans ce cas supprimons le statut cadre qui donne plus d'avantage que d'autres categories.Comme par exemple les 9 jours de congé supplementaire pour les cadres en jour dans les convention de la metallurgie par rapport aux qui sont en heure ou les non-cadres.On peut aller loin comme ca sur l'égalité,mais pourquoi pas.Il faudra traquer tout les acquis des uns par rapport aux autres dans les entreprises privés par exemple,non ?
Ou alors l'abattement forfaitaire de 7 650 euros des journalistes ce que n'ont pas les cheminots ni les autres professions d'ailleurs ,non ?
a écrit le 26/02/2018 à 18:18 :
Un malade dans cet état est en effet déjà quasi mort, la périphrase tombe à plat.
a écrit le 26/02/2018 à 18:03 :
Les syndicats n'en ont rien à faire des personnels embauchés hors statut. Leur seul problème c'est que cela va entrainer une baisse des cotisants retraite avec à terme un impact sur leur régime spécial très avantageux.
a écrit le 26/02/2018 à 17:37 :
Après la vague de froid Russe, chaud le printemps pour honorer le cinquantenaire de Mai 68, notre jeune et bon président n'a pas connu cette belle époque...
Réponse de le 27/02/2018 à 1:31 :
Sous les paves, la plage.
Réponse de le 27/02/2018 à 8:54 :
"et bon président n'a pas connu cette belle époque... "

Brigitte a du lui raconter
a écrit le 26/02/2018 à 17:37 :
Après la vague de froid Russe, chaud le printemps pour honorer le cinquantenaire de Mai 68, notre jeune et bon président n'a pas connu cette belle époque...

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