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Tarifs d'électricité : les commerçants indépendants en appellent à Bruno Le Maire pour les renégocier

latribune.fr

Publié le 25 mars 2024 à 12:15 - Mis à jour le 25 mars 2024 à 19:00

La Confédération des commerçants de France (CDF) exhorte le ministre de l'Économie Bruno Le Maire à réunir les fournisseurs d'électricité pour renégocier leurs prix. (photo d'illustration)

La Confédération des commerçants de France (CDF) exhorte le ministre de l'Économie Bruno Le Maire à réunir les fournisseurs d'électricité pour renégocier leurs prix. (photo d'illustration)

STEPHANIE LECOCQ

Le Quotidien Numérique

27 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
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La Confédération des commerçants de France (CDF) a demandé lundi au ministre de l'Économie Bruno Le Maire de réunir les fournisseurs d'électricité pour renégocier leurs tarifs, jugés « injustement élevés ». Les commerçants indépendants dénoncent des tarifs de l'électricité « totalement disproportionnés par rapport aux tarifs réels du marché ».

Après les hôteliers et restaurateurs, les commerçants indépendants appellent à une baisse de leurs tarifs de l'électricité. La Confédération des commerçants de France (CDF) a en effet demandé ce lundi au ministre de l'Économie Bruno Le Maire de réunir les fournisseurs d'électricité pour renégocier leurs prix, jugés « injustement élevés ».

La confédération, qui réunit une vingtaine d'organisations de commerçants indépendants (fleuristes, habillement, marchés, libraires, buralistes, forains...), dénonce des tarifs de l'électricité « totalement disproportionnés par rapport aux tarifs réels du marché ».

Dans un communiqué, ses membres «exhortent le ministre de l'Économie à convoquer sans délai une réunion regroupant l'ensemble des acteurs professionnels, sous son autorité, pour engager des discussions avec les principaux fournisseurs et distributeurs d'électricité sur la renégociation des contrats».

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Selon la CDF, qui dit représenter plus de 450.000 entreprises et un million de salariés, les fournisseurs d'électricité « refusent obstinément d'ajuster leurs tarifs malgré la baisse du coût de l'énergie ». Les petits commerces de centres-villes seraient « contraints de supporter des tarifs d'énergie pouvant aller jusqu'à 350 euros le MWh alors que le tarif actuel du marché est inférieur à 90 euros le MWh », assure l'organisation.

La CDF rappelle les « profits record » des électriciens en 2023 : EDF a fini l'année avec un bénéfice net de 10 milliards d'euros.

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Des contrats d'électricité « hors sol »

Le 12 février, le Groupement des hôtelleries et restaurations de France (GHR) et l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH) en avaient déjà appelé au locataire de Bercy, pour renégocier les prix de leurs contrats d'électricité jugés « hors sol ».

D'après une enquête menée fin janvier par le GHR et l'UMIH, « plus de la moitié des professionnels (59%) restent tenus par des contrats d'approvisionnement en énergie à des prix extrêmement élevés, c'est-à-dire supérieurs à 180 euros le MWh alors que le prix du MWh a diminué depuis la fin 2022 et qu'il se situe à moins de la moitié de ce prix ».

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«Dix à 15% des professionnels seraient même liés par des contrats avec des tarifs dépassant les 350 euros le MWh», selon les deux syndicats.

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«Ces contrats sont très dangereux, car ils pèsent sur la rentabilité des entreprises à tel point que certaines sont désormais dans l'incapacité de faire face à leurs charges d'exploitation et au remboursement de leurs dettes», avaient indiqué les syndicats.Le «chiffre des défaillances d'entreprises dans le secteur a augmenté de 44,6% entre 2022 et 2023 selon la Banque de France», écrivaient-ils.

« Face à cette augmentation vertigineuse des prix de l'énergie, mais aussi des matières premières et des frais de personnel, les professionnels ne sont pas restés inactifs », avait déclaré Thierry Marx cité dans le communiqué.

«Ils essaient d'ajuster leur prix. Mais, les augmentations ne peuvent être la seule réponse d'autant qu'elles se heurtent à un pouvoir d'achat des Français qui se contracte depuis des mois».

« Il est nécessaire de réactualiser la charte signée par les principaux fournisseurs en octobre 2022, pour embarquer tous les intervenants du secteur de l'énergie et leur demander de mettre en place un vrai mécanisme de renégociation des contrats en cours, avec des résiliations sans frais », estimaient l'UMIH et le GHR.

De son côté, EDF a annoncé le 16 février qu'elle allait proposer aux petites entreprises fragilisées par des contrats d'électricité conclus au pire de la flambée des tarifs de l'énergie en 2022, un accompagnement pour « lisser » ces prix sur la durée.

Dans le cadre d'un « accompagnement personnalisé », l'électricien va proposer à ses petites entreprises clientes de renégocier leurs contrats en les étendant sur une « plus longue durée, pour permettre une baisse de coûts », a indiqué le PDG d'EDF Luc Rémont.

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EDF entend répondre au « cas par cas » aux situations de petites entreprises qui resteraient en 2024 voire 2025 sous l'effet de contrats d'électricité à prix élevés, souscrits à partir de mi-2022 au plus fort de la crise énergétique. Ces contrats sont généralement d'une durée de 1 à 3 ans et sont soumis à des frais de résiliation, ce qui n'est pas le cas des particuliers.

Avec cette solution d'accompagnement, une PME qui aurait souscrit au pire de la crise un contrat pour 2023-2024 et souhaiterait « contractualiser pour une durée complémentaire après 2024 », verrait son prix moyen baisser « jusqu'à 30 à 40% » par rapport au prix de son contrat en 2024, a expliqué EDF.

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Les tarifs de l'électricité ont augmenté pour une majorité de Français le 1er février, avec la fin du « bouclier tarifaire ». Pour les petites entreprises, la hausse a été de 5,2 à 8% selon les contrats.

(Avec AFP)

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