Taxer les plus riches : les options du gouvernement
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Le Premier ministre Michel Barnier compte demander « aux plus riches de prendre part à l'effort de solidarité ».
STEPHANE DE SAKUTIN
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Le Premier ministre Michel Barnier compte demander « aux plus riches de prendre part à l'effort de solidarité ».
STEPHANE DE SAKUTIN
Comment Michel Barnier va-t-il s'y prendre pour faire participer les plus riches au redressement des finances publiques ? Le Premier ministre a indiqué dimanche au 20h de France 2 qu'il comptait demander « aux plus riches de prendre part à l'effort de solidarité », sans « alourdir encore l'impôt sur l'ensemble des Français ».
Pour rappel, le déficit public pourrait atteindre 5,6% du PIB cette année - au lieu de 5,1% anticipés - voire 6% selon les Echos, alors que l'Union européenne impose à ses membres de contenir leur déficit sous les 3%.
Pour tenter de résorber ce déficit, la première option est de modifier le barème de l'impôt sur le revenu, selon l'économiste Éric Heyer. Sur ce point, deux possibilités s'offrent au Premier ministre : « ne pas indexer les tranches » d'imposition sur l'inflation ou « jouer sur les taux » d'imposition, qui s'élèvent actuellement à 0%, 11%, 30%, 41% et 45%, selon le directeur du département Analyse et Prévision de l'OFCE.
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« L'avantage de toucher aux taux, c'est qu'il n'y a pas de limite, mais ça se voit davantage » politiquement, indique Eric Heyer. À l'inverse, « l'avantage de ne pas indexer, c'est que c'est moins visible, mais cela se limite à l'inflation : globalement, puisque l'inflation est assez faible cette année (2,3 % sur un an en juillet selon l'Insee, NDLR), cela ne va pas rapporter grand-chose », précise l'économiste.