Travail, écologie : Matignon propose des coupes drastiques
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Le Premier ministre démissionnaire Gabriel Attal.
Reuters
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La rentrée budgétaire s'annonce périlleuse. Une semaine après l'envoi des lettres plafonds aux différents ministères, la situation politique reste inchangée, le nouveau locataire de Matignon n'ayant pas été désigné. Habituellement envoyées à la fin du mois de juillet, ces lettres permettent aux administrations centrales de préparer leurs dépenses pour l'année prochaine. Il s'agit avant tout d'un cadre, qui peut être modifié dans un second temps par le prochain exécutif.
En clair, il s'agit d'« un budget réversible », a expliqué l'entourage du chef du gouvernement face aux critiques du Nouveau Front populaire (NFP). Ces lettres plafonds visent « à mettre des propositions de budget sur la table », confirme à La Tribune un très bon connaisseur du dossier, au ministère des Finances.
Ce document n'a donc pas vocation à acter des arbitrages politiques. Il revêt toutefois une valeur symbolique sur les choix et priorités du gouvernement sortant. En juillet dernier, le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, avait envisagé de passer le relais au futur exécutif fin août.
L'interminable flou politique a poussé Bercy et Matignon à transmettre les lettres plafonds aux différentes administrations. Le projet de loi de finances doit être transmis au Haut Conseil des Finances publiques (HCFP) vers la mi-septembre. Le gouvernement doit ensuite saisir le Conseil d'Etat pour avis sur les articles du texte budgétaire.
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Première cible de Matignon, le ministère du Travail pourrait être mis au régime sec. Selon des informations du Monde, le Premier ministre démissionnaire propose de sabrer d'environ 3 milliards d'euros les crédits consacrés au Travail et à l'emploi. Dans le collimateur de l'exécutif figurent les dépenses liées au Ségur de la Santé (1 milliard d'euros). Sur les missions Travail et Emploi, les coupes proposées sont drastiques (-11% par rapport à 2023).
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