Dialoguer avec les élus locaux et l'Etat, remettre des avis sur les programmes de soutien initiés par l'Etat et proposer des outils d'amélioration des services collectifs aux professionnels opérateurs et bénéficiaires des services de logistique urbaine. C'était la triple mission assignée mi-décembre au président de la Confédération des grossistes de France par le ministre des Transports. Trois mois plus tard, Philippe Barbier vient de remettre, ce 28 mars, son rapport à Clément Beaune dans le cadre de la Semaine de l'innovation du Transport et de la Logistique (SITL).
Le professionnel porte en effet ce sujet dans le débat public depuis près de cinq ans. Dès 2018, le patron des grossistes de France répond à un appel à projets de l'Agence de la Transition écologique (Ademe) mixant logistique urbaine et certificats d'économie d'énergie - les CEE imposent aux énergéticiens de financer des économies d'énergie sous peine d'amendes.
Sa proposition d'alors est simple : réunir tous les organismes du privé dont les flux impactent les villes - des transporteurs aux coiffeurs jusqu'aux artisans du BTP. A l'époque, l'établissement public Cerema (Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement) recommande, lui aussi, de créer un espace de dialogue avec les maires et présidents d'intercommunalité.