Grèce : Yanis Varoufakis met la pression sur Angela Merkel

 |   |  919  mots
Mme Merkel peut entrer dans un accord honorable avec un gouvernement qui a refusé le programme de sauvetage et aspire à une solution négociée, écrit Yanis Varoufakis, dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung.
Mme Merkel peut "entrer dans un accord honorable avec un gouvernement qui a refusé le programme de sauvetage et aspire à une solution négociée", écrit Yanis Varoufakis, dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung. (Crédits : ALKIS KONSTANTINIDIS)
Dans une tribune à paraître dimanche dans le journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung, le ministre grec des Finances estime qu'un "choix décisif" attend la chancelière allemande, lors du sommet européen de lundi, où la Grèce doit faire de nouvelles propositions pour décrocher un accord auprès de ses créanciers.

Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, a mis la pression sur Angela Merkel en estimant qu'"un choix décisif" attendait la chancelière allemande lundi, lors du sommet européen où la Grèce doit faire de nouvelles propositions pour décrocher un accord et éviter le défaut de paiement. Les responsables européens assurent que la balle est dans le camp d'Athènes avant ce rendez-vous crucial à Bruxelles, mais M. Varoufakis appelle la dirigeante allemande, en première ligne dans les négociations, à prendre ses responsabilités.

Mme Merkel peut "entrer dans un accord honorable avec un gouvernement qui a refusé le programme de sauvetage et aspire à une solution négociée. Ou bien céder aux sirènes de son gouvernement, qui l'encouragent à jeter par-dessus bord le seul gouvernement grec qui est fidèle à ses principes et qui peut mener le peuple grec sur le chemin de la réforme", écrit-il dans une tribune à paraître dimanche dans le journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ).

Le gouvernement d'Alexis Tsipras estime avoir déjà fait de nombreuses concessions et présenté un catalogue cohérent de réduction des dépenses, hausse des recettes et réformes structurelles, mais un proche du Premier ministre n'a pas exclu samedi de nouveaux ajustements, après une semaine où les épargnants grecs ont accéléré leurs retraits bancaires. "Nous allons tenter de compléter notre proposition pour nous rapprocher d'une solution", a déclaré sur la chaîne Mega le ministre d'Etat Alekos Flambouraris. "Quelques concessions" sont encore possibles si deux conditions "indispensables" sont acceptées par les créanciers: "un assouplissement budgétaire" et une restructuration de la dette.

Parmi les ajustements évoqués: accélérer la suppression des pré-retraites en appliquant cette décision dès 2016 et non pas progressivement. Mais rien d'autre n'a filtré des intentions d'Alexis Tsipras qui, sitôt rentré de Russie, a réuni dans l'après-midi l'équipe grecque de négociation, dont Yanis Varoufakis et le ministre adjoint des Affaires étrangères Euclide Tsakalotos. Un conseil des ministres est convoqué dimanche à 11h00 heure locale (09h00 GMT). Aucun rendez-vous téléphonique entre Alexis Tsipras et le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, n'a été annoncé, même si la Commission avait jugé vendredi probable un entretien durant le week-end.

 Manifestations contre l'austérité

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a sommé vendredi la Grèce de vite s'entendre avec ses créanciers UE et FMI, faute de quoi elle ira "droit vers le défaut de paiement". La Maison Blanche a également appelé à trouver d'urgence un compromis. Dans une interview télévisée, le secrétaire américain au Trésor Jacob Lew a souligné samedi qu'on ne peut pas "connaître exactement la réaction des marchés et leur état d'esprit si la Grèce échoue, si la Grèce quitte l'Eurogroupe". "Je pense que personne ne devrait avoir envie de le savoir", a-t-il dit. Même tonalité chez le ministre français des Finances, Michel Sapin, qui dans une interview à l'hebdomadaire Le Journal du Dimanche qualifie de "zone inconnue" les conséquences d'un défaut de la Grèce et de sa sortie de la zone euro. "Les risques sont d'une ampleur inconnue. Donc il faut éviter ce scénario", insiste M. Sapin.

Le président français François Hollande s'entretiendra dimanche de la crise grecque avec le chef du gouvernement italien Matteo Renzi, en marge de l'inauguration du pavillon de la France à l'Exposition universelle de Milan, selon la présidence française. Sans accord sur une série d'économies budgétaires, la Grèce à court d'argent ne touchera pas une tranche de prêts vitale de 7,2 milliards d'euros et risque de ne pouvoir honorer un remboursement de quelque 1,5 milliard d'euros au FMI le 30 juin, avec des conséquences difficilement appréciables, pouvant aller de la sortie de la zone euro à la modification des équilibres géopolitiques régionaux. Même le président du Parlement européen Martin Schulz, l'un des plus constants à dire son refus d'un "Grexit", a évoqué cette possibilité dans la FAZ à paraître dimanche.

L'échéance du 30 juin semble inquiéter les épargnants, qui ont fortement accéléré leurs retraits bancaires cette semaine, mais sans agitation visible, contraignant la BCE à relever vendredi son plafond de financement d'urgence des banques grecques (ELA) pour la deuxième fois en une semaine. Plusieurs responsables européens ont prévenu que la réunion des chefs d'Etat ou de gouvernement serait vaine sans de nouvelles propositions grecques allant dans le sens des créanciers, après l'échec d'une énième rencontre des ministres des Finances de la zone euro jeudi soir. Ce rendez-vous sera juste "consultatif" s'il n'y a pas de "base pour un accord", lié à de nouvelles concessions grecques, a prévenu la chancelière Merkel.

Selon la FAZ, qui ne cite aucune source, la dernière proposition d'accord faite par la Commission européenne jeudi à Athènes est assez éloignée des propositions grecques, les créanciers demandant 1,8 milliard d'économies dans le système de retraites, soit sensiblement plus que l'offre grecque. En Allemagne, en Italie et en France, la cause du gouvernement grec a rassemblé quelques milliers de personnes samedi lors de manifestations qui étaient également organisées en soutien avec les migrants en Europe. Un rassemblement contre l'austérité est prévu dimanche à Athènes (AFP).

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 22/06/2015 à 6:57 :
"Tapiras met la pression sur Mme Merkel" cela veut il dire que notre président, est d'accord pour endette le pays, pour paye la dette des autres ?Nous savons pertinemment que les Grecques, ne pourrons jamais remboursé. Je me lève le matin, pour améliore ma vie et celles de mes enfants, pas pour renfloué des gens qui viennent d'apprendre depuis peux ce que veux dire le mot impôt. On nous parlent de démocratie, faisons un référendum.
a écrit le 22/06/2015 à 1:57 :
Le côté positif dans tout ça est que vu le nombre de commentaires, on peut conclure que les affaires européennes intéressent les lecteurs. Au final ce feuilleton grec est un exutoire pour certains, les ennemis de la finance qui décryptent des complots ourdis par une Europe technocratique aux ordres des américains, et qui espèrent précipiter la Grèce aux ordres de Moscou.
Plus sérieusement, cette crise montre le besoin de plus d'Europe, les défauts de fonctionnements de cette dernière. Je regrette que les articles n'insistent pas sur les efforts de l'Europe envers la Grèce, et que trop d'articles présentent cette derniere en chevalier blanc ou en Robin des bois, participant au déséquilibre dans la guerre de communication .Le gouvernement Tsipras est excellent en communication, face à une Europe proteiforme. Rien que,le,titre d'aujourd'hui est un non sens. Très franchement la pression est de loin sur les épaules de Tsipras, plus que sur les épaules de Merkel ! Enfin le type de négociation en cours est clairement Le choix du gouvernement grec. les demandes europenne ne sont pas infondées. la Grèce n'a toujours pas d'excédent primaire, ce qui veut dire qu'elle perd de l'argent. Seule ou dans l'Europe elle perd de l'argent et il n'y a pas d'avenir pour la Grèce sans une perfusion Européenne.. cela m'étonnerait que les Brics effacent la dette, ce que l'Europe fait en mettant cette dette sur le bilan de la BCE avec un taux extrêmement bas et remboursable sur une période dépassant une vie d'homme. je ne pense pas que la petromonarchie poutinienne soit aussi généreuse.
a écrit le 21/06/2015 à 23:39 :
L a Grèce doit accepter les conditions de la Troîka comme sous les anciens gouvernements car de négociations , il n'y en jamais eu sous Tsipras comme , probablement , sous les anciens gouvernements. Alors , aprés, il sera débloque encore des milliards qui serviront à rembourser le ... FMI ! Ça ne vous interpelle pas "légérement " ce jeu de monopoly ? Vous sentez pas comme un vague parfum d'arnaque ? Je pense que Syriza l'a sentii lui !
a écrit le 21/06/2015 à 20:00 :
(...)(5) Merkel devrait dire à ce financier : " Exit Varoufakis !!!! Tsiprias, on le garde ! c’est mon pote ! Pas touche à mon pote !" Idem de la part des autres élus européens dignes.
Je continue mon analyse : ...et pour éviter que l'inflation ( hausse des prix à cause d'un excès de monnaie en circulation) ne galope, il suffit de limiter les "crédits" , c'est à dire les sommes d'aide sous forme d'argent mis en circulation ! (Il serait même possible de retirer de l'argent en cas de diminution du nombre de citoyens par exemple) ... Ainsi la masse monétaire augmente à souhait, et surtout les " moins riches " peuvent gagner davantage d'argent en travaillant, sans affaiblir la puissance de ceux qui vivent déjà correctement ( comme dans le cas de mon exemple sur l'île : les chiffres d'affaire de Jo, Sophie et Sam ne sont pas pénalisés). Mais bien sûr les banquiers ne veulent pas ce système : ils n'auraient plus aucune entrée d'argent pour vivre, surtout au cas où les crédits seraient limités ! Et comme ils ne produisent rien de positif pour les autres, (c'est à dire " pas de produit de valeur " ( en biens ou en services en échange de leur argent "gagné"), ils tirent actuellement à boulets rouges sur tous ceux qui les remettent en cause ( comme le grec Tsipras !). Ces sophistes jouent sur le sens du mot " dette " dans l'esprit des gens, et donc divisent la population qui va, en partie, blâmer les " endettés "... Et voilà pourquoi les différents gouvernement mis en place depuis une quarantaine d'années ne changent rien en bien à notre vie quotidienne... C'est " bonnet blanc et blanc bonnet " ! Il faut donc sauver le soldat Tsipras ! Dénonçons, en les expliquant, les pratiques financières qui ne sont pas éthiques.
a écrit le 21/06/2015 à 19:51 :
(...) (4) (C'est ce que doivent rappeler nos dirigeants à ce Varoufakis et ses acolytes financiers !) Et voilà comment présenter le sophisme des banquiers ! (sophisme : raisonnement fallacieux mais qui semble vrai au premier abord, ou dont on n'arrive pas à voir la fausseté au premier abord même si on sent qu'il y a quelque chose qui ne va pas dans la conclusion de leur discours).
Une dette peut bien sûr exister : quand Pierre ( plombier ou chômeur) emprunte 10 euros à Paul, ou bien lui prend pour 10 euros de marchandises, alors Pierre doit vraiment 10 euros à Paul ! Mais quand une banque " prête " 50 000 euros à Jacques pour qu'il construise ou achète sa villa, l'argent de la banque n'existe pas ! C'est un argent virtuel, un chiffre qui ne correspond pas à un travail, contrairement à la dette de Pierre envers Paul. Ces 50 000 " euros " ne correspondent même pas à de l'argent déposé en réserve par d'autres clients dans la dite banque ! Ces 50 000 ne sont qu'un chiffre écrit en quelques secondes dans la colonne "crédit" du compte bancaire de Jacques, et puis dans sa colonne ''débit''. Le capital remboursé à la banque, avec les agios, affaiblit Jacques, et les agios engraissent le banquier qui ne produit rien. Certes des agios pourraient être la paye du banquier, car il faut bien quelqu'un pour vérifier les comptes des citoyens, mais le capital n'est pas une dette, et il ne devrait pas être remboursé (...)
a écrit le 21/06/2015 à 19:34 :
(...) (3) Nos dirigeants européens seraient-ils trop veules (marqués de couardise et de mollesse ) vis-à-vis des banquiers ? Sont-ils à leur botte ?
Mais voilà le système financier basique, très simple en fait et rendu compliqué par les financiers :
[Sur une île existent 3 personnes. L'argent est la gourde, fruit bien connu et rendu rare sur l'île. Il y a 300 gourdes en circulation, et le responsable des gourdes est Jo. Jo vend du lait pour vivre. Sophie vend des fruits, et Sam du poisson. Voilà qu'un enfant nait : James . Devenu adulte il veut gagner sa vie. Aussi commence-t-il à construire des huttes, qu'aimeraient avoir Sam et Jo. Le problème est que si les autres le payent en gourdes, leur chiffre d'affaire va diminuer puisque les 300 gourdes vont maintenant être réparties entre 4 personnes... La solution est de mettre en circulation davantage de gourdes : c'est donc de donner de nouvelles gourdes à James alors qu'il fabrique ses huttes pour payer poissons et fruits et lait ! Combien ont coûté les gourdes mises en circulation ? Zéro ! Elles poussent sur les arbres gardés par Jo ] (...)
a écrit le 21/06/2015 à 19:28 :
(2) (...) J'espère que Merkel va mettre les points sur les I à ce vilain Varoufakis ! Voici le principe de base à connaître et à comprendre avant de discuter avec qui que ce soit à propos du système bancaire actuel. ( c'est un exemple tiré de faits authentiques : l'histoire de Christophe, à Madagascar, qui s'était révolté contre les colons français, et qui créa sa propre monnaie en utilisant des gourde comme monnaie d'échange (la gourde, nommée aussi calebasse, le fruit lui-même, et qui est restée uniquement en tant que nom, une fois Christophe mort, pour la devise de Madagascar ), Christophe, donc, a réussi à virer les oppresseurs de son pays. Ce ne fut pas sans heurts ni morts...
a écrit le 21/06/2015 à 19:24 :
(1) Un diktat ( une exigence impérative et arbitraire) financier intolérable ! Notre souveraineté est bafouée par ce financier !
Il faut sauver le soldat Tsipras ! Faisons comme ce grec ! Notre culture classique, simple et directe, a été mise à mal par les sophistes, qui présentaient des discours aux apparences vraies, mais complètement faux dans les faits. ( le mot vient de "sophia" qui veut dire "sagesse", qui dérive lui-même de "sophos", savant... Bien sûr c'est une "sagesse" apparente, destinée à tromper l'interlocuteur ). Ainsi Socrate et Platon les ont-ils dénoncés pour ce qu'ils ont toujours été : des gens "compliqués", mais en apparence très simples et très sûrs d'eux, et très bienveillants envers nous ... comme les financiers internationaux de 2015 !(...)
a écrit le 21/06/2015 à 16:17 :
Cette fois-ci j'ai la preuve : mon commentaire sur Varoufakis-Tsipras-Hollande a été publié sans le moindre problème au Figaro-forum, pourtant un journal très atlantiste. Mais quand j'ai l'envoyé tel et quel à La Tribune (ce forum ici) il n'a pas passé !! …. censuré, et par quelle raison, MM ? cherchez l'erreur.
Réponse de le 21/06/2015 à 17:53 :
Peut-être que vous avez fait quelques allusions à Merkel ou à Hollande qui n'étaient pas bienvenues pour les modérateurs…. :-)
a écrit le 21/06/2015 à 14:27 :
Il a pas la pression lui ????

Ce gouvernement d'extrémistes
Ferait bien de faire un référendum

Il s'amuse a provoquer ceux qui ont déjà abandonne 120 millards il y a quelques années

Ils veulent continuer à dépenser sans compter alors qu'ils quittent l'Europe Ca nous fera un soucis de moins
a écrit le 21/06/2015 à 14:26 :
Mon pari: la réunion de lundi est un échec. Forte baisses des bourses européennes et mondiales cette semaine. Le WE prochain, les grecs trouvent miraculeusement le pognon pour payer le FMI le 30 juin. Tout le monde revient a la table des négociations. varouf et Tsipras font 2-3 concessions supplémentaires. Les propositions grecques que personne n'écoutait sont tout a coup prises avec considération. La dette due au FMI est rachetée par l'europe et le FMI sorti des négociations. La fin du monde est reportée sine die.
a écrit le 21/06/2015 à 13:49 :
que cela plaise ou non aux instances européennes et au FMI, le gouvernement de M Tsipras est légitime car issu d'un scrutin démocratique; ( j'ai le souvenir d'une droite française mettant elle aussi en cause la légitimité à gouverner de F. Hollande);
les basses manœuvres visant à déstabiliser le gouvernement grec sont une insulte à la démocratie.
Ceci étant dit et bien que je souhaite vivement que la Grèce et ses créanciers trouvent un accord honorable pour les deux parties, je formule une critique à l'égard de M. Tsipras et de son équipe: le manque de courage politique à s"attaquer au problème fiscal que pose la non imposition du clergé orthodoxe, ce dernier étant omniprésent dans la vie des grecs on peut comprendre le risque politique sans pour autant excuser l'absence d'action à régler ce problème.
a écrit le 21/06/2015 à 13:21 :
Hollande meurt d'envie de suivre Tsipras , la seule chose qui gène sont les Allemands . C'est pour ça que tout se jouera sur Merkel , c'est elle qui a la pression plus que jamais , elle va devoir je pense céder tôt ou tard et va devant de graves problèmes vis à vis du peuple Allemand .
a écrit le 21/06/2015 à 12:37 :
Titre amusant: comme si le petit tribun Vafourakis complètement décrédibilisé avait les moyens de "mettre la pression" sur qui que ce soit... De Plus, Merkel est loin de décider seule, il y a beaucoup de pays dans l'U.E., qui ne sont pas aux ordres de l'Allemagne.
Réponse de le 21/06/2015 à 16:59 :
Vous etes donc contre l'humain, le suffrage universel, la politique et la démocratie! Mazette...
Vous soutenez la finance folle, les technos non élus de Bruxelles, le sur-endettement au profit des banques contre les citoyens, la rationalité irrationnelle de l'économie au détriment du bon sens et de la souveraineté nationale.
a écrit le 21/06/2015 à 12:24 :
Si la Grèce sort, la Turquie n'entrera pas!
a écrit le 21/06/2015 à 12:19 :
Il est de l’intérêt de la Grèce de retrouver sa souveraineté car, a tout cela, suivra une pluie de directive de Bruxelles avec sanction à la clé, c'est loin d'être terminé!
a écrit le 21/06/2015 à 12:14 :
Entièrement raison les Grecs vous laissez pas faire par la finance .
a écrit le 21/06/2015 à 11:51 :
"Plusieurs responsables européens ont prévenu que la réunion des chefs d'Etat ou de gouvernement serait vaine sans de nouvelles propositions grecques allant dans le sens des créanciers"

La meilleur chose à faire, c'est que Tsipras et Varoufakis ne se rendent même pas à Bruxelles. Qu'ils fassent une téléconférence si nécessaire et constatent leur divergence. Inutile de se déplacer et se voir.
a écrit le 21/06/2015 à 11:40 :
le gouvernement grec et les grecs en général sont irresponsables , ils sembles tout attendre des autres européens y compris d,êtres portés et assistés par ceux-ci , ils ont trichés pour rentrer dans l,euro acceptés et utilliser sans vergogne les aides et subventions accordées par l,europe sans accepter les efforts indispensables en contrepartie pour assainir leurs situations financières , je suis comme européen choqué par leurs attitudes qui consiste a tout attendre des autres ....les fourmis , c,est unpeuple de cigales , marre .
Réponse de le 21/06/2015 à 12:50 :
Tout à fait d'accord avec vous. Mais les seuls responsables sont les politiques qui, depuis des décennies, n'ont pas eu le courage ni la volonté de réformer en profondeur les structures économiques du pays. En cela, ils ont bénéficié de la bienveillance de la Commission européenne, notamment dans l'accession à l'euro. Personne n'était dupe des comptes trafiqués de la Grèce. Mais on a laissé faire. Donc , les responsabilités sont des deux côtés.
a écrit le 21/06/2015 à 11:32 :
Nième épisode du feuilleton ! Il faut pourtant bien regarder la réalité en face : il est totalement contradictoire de vouloir sortir la Grèce du marasme tout en restant dans l'UE/Euro en raison de la totale inadéquation de l’économie, du tissu industriel, et du corps social grecs (minilien.fr/a0nv00). Pourtant les autorités de Bruxelles et de Washington s'acharnent par tous les moyens à vouloir garder la Grèce ligotée à ses partenaires d'infortune, contre les intérêts des Grecs eux-mêmes.
Réponse de le 21/06/2015 à 15:05 :
La grece ne produit rien donc ce sera comme la France avec la baisse de l'euro Ca ne changera rien pour auguementer la compétitivité il faut avoir une industrie

Ca augmentera les importations et le pouvoir d'achat s'écroulera
a écrit le 21/06/2015 à 11:16 :
Le plus triste dans cette histoire c'est qu'a force d'effort (imposés de l'exterieur, mais en echange de prets gigantesques), la Grece etait en train de s'en sortir (Budget primaire positif, reforme du cadastre, des impots, privatisations, reduction du budget de l'armee), mais qu'avec l'arrivée de Syriza, toute la guerison est foutue en l'air. Le language de verite et de responsabilite aurait ete de dire aux Grecs : 'vous souffrez mais encore 2-3 ans d'effort et on pourra relacher la pression et rembourser nos dettes tout en rendant au peuple le fruit de son effort par une remontée de retraites ou de la couvertuer sociale'. Au lieu de ca, le Grexit mene la Grece a 20-30 de marasme.
Quel dommage pour les Grecs.
Réponse de le 21/06/2015 à 11:59 :
@Steph, la Grece etait en train de s'en sortir (Budget primaire positif

------------


Ben il est encore plus positif maintenant; plus de 2 milliards les 4 premiers mois de l'année 2015!!

Et ne me dites pas que c'est en contre partie des payements aux fournisseurs, c'était la même chose avec le précédent gouvernement de Samaras. Il faut tenir un discours logique, soit on considère qu'il n'y a jamais eu d'excédent primaire ou soit on considère qu'il y en a mais alors il faut le reconnaitre pour les 2 gouvernements.
Réponse de le 21/06/2015 à 12:08 :
Le problème c'est que les grecs ne pouvaient plus continuer ces "efforts" ... L’économie est en morceaux, les grecs ont sombré dans la pauvreté. Plus personne ne peux payer les taxes dont le montant a explosé ces dernières années, ceci pour fabriquer un "excèdent budgétaire", au mépris des droits humains les plus basiques (se chauffer, se soigner, manger a sa faim etc...).
Dommage que la question du bien-fondé de ce programme d’austérité ne se soit pas posée avant. Maintenant, c'est trop tard, et les grecs doivent choisir entre la peste et le choléra.
Réponse de le 21/06/2015 à 12:34 :
V
a écrit le 21/06/2015 à 11:09 :
les Grecs sont assistés ils ne paieront pas leur dette et avec quel argent c'est comme l’Égypte qui achète des Rafales avec quel argent pour payer
a écrit le 21/06/2015 à 11:05 :
C'est sûr, Angela Merkel est au bord du collapsus après un article pareil.
Varouflakis n'a plus aucune cartouche mais il croit encore impressionner...
Le réveil va être difficile pour les grecs.
a écrit le 21/06/2015 à 11:03 :
seul poutine peut sauver cette europe
a écrit le 21/06/2015 à 10:53 :
Tsípras n’a pas encore trouvé d’accord avec la troïka sur la viabilité économique. Par conséquent, les chances de Syriza de remplir ses promesses de campagne électorale sous le joug de l’Union monétaire européenne sont devenues de plus en plus minces. Si Bruxelles ne met pas fin à ses exigences d’austérité, le gouvernement grec sera face à un chemin douloureux. La seule chose qui pourrait briser la dictature des créanciers, est de quitter la zone euro. Mais la Grèce survivra, c'est sûr.
Réponse de le 22/06/2015 à 17:35 :
vous poser une vraie question: comment en Europe qui n'est pas une entité fédérale, démocratique, la voix du peuple peut être respectée ?
depuis 2010 la Grèce et les pays périphériques est sous tutelle. Les gens votent mais rien ne changent car la politique économique de l'Europe est décidée à Berlin (et à Francfort pour la politique monétaire).
alors de 2 choses l'une pour moi : soit on passe à une europe democratique et un gouvernement issu du vote des européens et donc s'imposant à tous ou alors on oublie l'union monétaire et économique et on passe une simple zone de libre échange (projet anglais). Nous sommes dans un entre deux qui exacerbe les rivalités nationales et ne permet pas de solution par le haut à la crise
a écrit le 21/06/2015 à 10:45 :
Quand ne sort plus de jus de la pression, on écrabouille le noyau. Que peut-il rester de pareil massacre souverain au vu et au su des populations, tant européennes que grecques ? A qui le tour prochain ? Après Chypre, il y a peu.
Réponse de le 21/06/2015 à 14:32 :
Le défaut sur la dette souveraine grecque, c'est peanuts à côté du défaut des banques grecques sur Target 2. C'est là où va rire (jaune) !
a écrit le 21/06/2015 à 10:39 :
"…entrer dans un accord honorable avec un gouvernement qui a refusé le programme de sauvetage et aspire à une solution négociée."

Pertinente constatation , en nonobstant que les traités de l’UE , ont été conçus pour ne pas être révisés , et pour détruire les états , il suffit de saisir que toute révision doit être faite à l’unanimité des 28 membres.
Les européistes ont tellement insufflés le poison insidieux du fascisme bleu étoilé de Bruxelles pendant 30 ans , que la population et les journalistes n’ont plus aucune notion de la démocratie, la preuve , le papier de M. Naulot . La propagande anglo-saxonne porte ses fruits , un cancer sans nom .dont il faut se débarrasser sans aucun ménagement !

l’Europe administrative devait passer comme le round up sur les nations avec entre autre la submersion de leurs histoires et de leurs originalités par l’envahissement systémique des mémoires et des repentantes .A l’autre bout , l’esclavage financier de la dette (dette collective et dette individuelle).
On voit bien comment cette “gauche” libérale rejoint le grand capital et le gouvernement mondial du village global qui finirait,selon leur souhait en un gigantesque “Vel’ d’hiv ” .

Mais la nature reprend ses droits,d’abord les orties et après les fruitiers . (le temps des cerises viendra bientôt pour le grand peuple grec)
Réponse de le 22/06/2015 à 7:40 :
Bonjour à tous je suis attristé the voir tous les commentaires négatif concernant la dette grecque imaginez la France subissant une pression de la part de l'Europe et du Fonds monétaire international pour rembourser son immense dette extérieure de plus 2 millemilliards
Réponse de le 22/06/2015 à 7:54 :
désolé pour la petite erreur de frappe moralité de l'histoire la Grèce n'est pas responsable de la crise économique européenne la dette grecque C une goutte d'eau par rapport à d'autres pays européen les Français et les Allemands et le reste des Européens ne paierons pas plus de taxe il faut arrêter de se voiler la face le problème de l'Europe tout entière nous n'avons aucune solidarité
Réponse de le 22/06/2015 à 8:06 :
et que les Français les Allemands et le reste des Européens subiront le sort des Grecs je serais curieux de voir la réaction nous devons rester solidaires avec la Grèce et le reste des pays européens aujourd'hui la Grèce demain ça va être le tour de quel pays de l'Europe j'ai lu attentivement certains articles concernant le problème de la dette grecque les Français comme les Allemands et le reste des Europée ne paierons pas plus de taxe qui n'en paye déjà il faut arrêter de se voiler la face nous payons les erreursd'une politique économique mondial agressif

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :