L'aéroport de Montpellier investira 70 M€ sur son plan de développement
Anthony Rey
Anthony Rey
Le conseil de surveillance de l'Aéroport Montpellier Méditerranée (AMM) vient de donner son feu vert à la société aéroportuaire pour un plan de 26,6 M€ affectés à la construction d'une nouvelle aérogare, dans le prolongement de l'actuelle, et la mise aux normes du dispositif de traitement des bagages. Les travaux débuteront en janvier 2018, en vue d'une livraison de l'aérogare en mai 2019.
Cet effort financier se double d'une deuxième phase de 43,3 M€ sur la période 2021-2025, dont 19,7 M€ de travaux sur les chaussées, et 4,7 M€ sur une nouvelle extension de l'aérogare. Au total, ce sont donc près de 70 M€ qui seront investis par l'AMM sur ses ressources propres dans le cadre de son plan stratégique, initialement baptisé "Destination 2020" et dont les premières orientations (non validées) avaient été présentées en 2016.
La nouvelle aérogare (5 700 m2) inclura huit banques d'enregistrement de plus (six à ce jour), deux salles de préembarquement, une nouvelle zone d'attente et d'information, une extension de l'espace duty freee (800 m2, contre 200 m2 pour le magasin actuel), et un nouveau point snacking ouvert l'été. Elle vient renforcer l'offre de services sur la plate-forme montpelliéraine où, par ailleurs, sont aussi prévus un nouveau complexe hôtelier (150 chambres), une brasserie, une conciergerie, un centre de séminaires, ainsi qu'un complexe de bureaux (début des travaux en 2018).
L'AMM a gagné plus de 320 000 passagers entre 2016 et 2017. En se donnant un objectif de 2,2 millions de passagers à 2022, l'AMM vise une croissance du trafic de 3,6 % par an, alors que les dernières projections de l'Association internationale des transporteurs aériens (IATA) font état d'une croissance annuelle du trafic mondial de 2,5 % sur la période, selon le comparatif donné par l'AMM.
A cette date, l'AMM vise les 50 destinations, contre 30 proposées au cours de l'été dernier.
A noter que les actionnaires de l'aéroport, en revanche, n'ont pas validé les dépenses demandées dans le cadre du plan de promotion des actions touristiques imaginé en 2016 (ce qui avait conduit l'AMM à revoir sa copie). Conséquence : l'installation d'une base aérienne par une compagnie low cost sur l'aéroport de Montpellier n'est plus une hypothèse envisagée, à terme.
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À ce jour, le capital d'AMM se répartit entre l'État (60 %), la CCI de l'Hérault (25 %), le Conseil départemental de l'Hérault (7 %), le Conseil régional Occitanie (6,5 %), Pays de l'Or Agglomération (1 %) et Montpellier Méditerranée Métropole (0,5 %)
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