Pour la FNAUT, "la gare TGV de Montpellier est un non-sens"
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SNCF Réseau
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Quelle était la position officielle de la FNAUT à propos de la gare Montpellier Sud de France ?
Bruno Gazeau : C'est une position constante : nous sommes défavorables aux gares exurbanisées. Elles posent de gros problèmes de correspondance avec les TER et d'accessibilité aux populations. Comparativement aux gares centrales, les contraintes excèdent largement les nouveaux services offerts. On le mesure dans toutes les gares construites loin des villes. La gare de Lorraine TGV (située à Louvigny, au sud de Metz - NDLR) n'a pas d'interconnexion TGV/TER, celle de Mâcon est loin de tout, celle d'Aix-en-Provence a doublé la distance avec le centre-ville et génère un stationnement anarchique, celle d'Avignon ne bénéficie d'une navette que depuis récemment...
Accueil en gare jugé défaillant, embouteillages fréquents, absence de desserte en tramway*, etc. : les témoignages de voyageurs ulcérés se multiplient depuis la mise en fonction de la gare. Que vous inspirent-ils ?
B. G. : Je ne trouve pas d'excuse à ce genre d'investissement. Il y a une incohérence à construire un tel équipement au moment où l'on prétend rationaliser la dépense publique. La gare TGV de Montpellier est, à ce titre, un cas d'école. Si on travaille pour offrir plus de vitesse ferroviaire aux gens, ce n'est pas pour qu'ils le perdent ensuite en temps d'accès. Ça n'a pas de sens. Or ici, les voyageurs doivent payer, en temps et en argent, pour rejoindre la gare. Ils doivent aussi payer pour prendre un taxi, s'ils en trouvent. Il n'existe pas de moyen pour y aller, tramway ou autres. Sans parler du défaut de correspondance TER... C'est sordide. De même, on évoque, pour la prochaine loi sur les mobilités (présentée cet automne, NDLR), des mécanismes pour favoriser l'intermodalité mais à cette heure, rien de tout cela n'est prêt ou organisé.
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