La mobilisation contre le projet de ligne électrique à très haute tension reliant Jonquières-Saint-Vincent, dans le Gard, à Fos-sur-Mer, dans les Bouches-du-Rhône, ne faiblit pas. Après la manifestation qui a rassemblé 500 personnes à Arles le 7 avril dernier, ce sont les Gardois qui ont manifesté leur opposition à cette ligne aérienne de 63 km, visant à décarboner la zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer. A l'initiative de l'Association de Sauvegarde de la Terre d'Argence (ASTA), ce rassemblement, au Mas des Mourgues du Grès, à Beaucaire, a réuni près de 400 personnes, selon le décompte des organisateurs, dont de nombreux élus de tout le territoire concerné.
« Nous ne sommes pas opposés à l'objectif de décarbonation de la zone industrielle de Fos-sur-Mer, mais nous contestons la méthode employée par RTE,explique Luc Perrin, un des porte-paroles de l'ASTA.Tout est fait dans la précipitation, sans réelle concertation. On nous laisse le choix entre deux tracés, mais nous, nous réclamons une réflexion en amont. Ne serait-il pas plus pertinent d'implanter les industries consommatrices d'énergie à proximité des zones de production d'électricité plutôt que de défigurer nos paysages ? Nous réclamons aussi l'étude de solutions alternatives, comme l'enfouissement des lignes ou le renforcement de celles existantes pour éviter la construction de nouveaux pylônes. RTE annonce un coût de 300 millions d'euros pour réaliser cette ligne, mais nous, combien allons-nous perdre en termes d'activité sur notre territoire ?»