Le Parlement a adopté cette semaine l'interdiction de ces cigarettes électroniques jetables. En 2024, 18 % des moins de 16 ans en avaient consommé, contre 13 % en 2022. La consommation était en augmentation constante ces dernières années.Jeudi, le Parlement a définitivement approuvé l'interdiction des « puffs », des dispositifs de vapotage à usage unique, très appréciés par les plus jeunes. Petits prix, arômes alléchants et packagings accrocheurs, ces cigarettes ont tout pour séduire, notamment les personnes non-fumeuses.
Après un vote unanime à l'Assemblée nationale la semaine dernière, le Sénat a approuvé l'interdiction par un vote à main levée à l'issue d'un parcours de plus de deux ans au Parlement avec un passage par la Commission européenne, pour ce texte initié par l'ancienne députée écologiste Francesca Pasquini (Génération.s). La France emboîte ainsi le pas à la Belgique, où ces dispositifs sont interdits depuis début janvier.
- 18 % des 13-16 ans en ont déjà consommé
D'après un récent sondage de l'Alliance contre le tabac (ACT) avec BVA, 81 % des 13-16 ans ont déjà entendu parler des « puffs » et 18 % d'entre eux en ont déjà utilisé (+5 points par rapport à 2022). Surtout, ces cigarettes jetables sont une porte d'entrée à l'addiction à la nicotine, 57 % de ces jeunes déclarant avoir commencé à fumer par le biais de ces objets, soit 10 points de plus qu'en 2023 et un tiers d'entre eux ont ensuite bifurqué vers d'autres produits du tabac.
Les réseaux sociaux paraissent l'une des raisons les plus marquées de cet attrait. Plus d'un quart des jeunes disent avoir vu une « puff » au moins une fois par semaine sur l'une des plateformes. Et, désormais, les jeunes estiment qu'il est tout aussi facile de se procurer ces cigarettes électroniques jetables que du tabac. Les buralistes ont bien compris l'importance d'attirer ces nouveaux clients. En 2022, elles « représentaient déjà, pour certains buralistes, la moitié des ventes de cigarettes électroniques, générant 140 millions d'euros de gains annuels pour les 23 500 bureaux de tabac en France », selon l'Alliance contre le tabac.