A Saint-Pétersbourg, la Russie place la Chine au coeur de son système d'alliances économiques
J.D
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Photo d'illustration
Reuters /Maxim Shemetov
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... aine et ses alliés.
L'événement fut jadis l'un des plus grands raouts économiques courus par les chefs d'Etat du monde entier, dont Emmanuel Macron, accompagné de son épouse et de dirigeants du Medef, lors d'une visite officielle en Russie en 2018. Près de quatre mois après le déclenchement de la guerre en Ukraine par Moscou, le forum économique international de Saint-Pétersbourg 2022, autrefois symbole de l'ouverture sur le monde de la Russie et de l'intégration européenne, se tient désormais en pleine rupture avec l'Occident.
En pleine menace de troisième guerre mondiale entre la Russie et l'Otan, quelle ouverture internationale la vitrine du monde économique russe ou "SPIEF", en anglais, va-t-il pouvoir afficher ?
A propos de l'édition 2021, le Forum revendique sur son site 13.5000 participants - dont l'Émir du Qatar Al Thani et le président brésilien Jair Bolsonaro - venant de 141 pays du monde. Il avait aussi provoqué "270 événements d'affaires" et "890 accords d'investissement générant 4,2 milliards de roubles" (environ 68 millions d'euros), vante le SPIEF. L'an passé, on pouvait aussi y croiser des dirigeants de "la Croix-Rouge, des pays exportateurs de gaz, l'UNICEF..." et même l'Organisation des Nations Unies, rappelle le forum organisé par la Roscongress Foundation, une agence d'Etat chargée du rayonnement de la Russie à l'international.
Dans sa brochure de présentation, traduite en douze langues, et alors que les bombardements font rage à l'est de l'Ukraine, l'événement promet de faire bouger les lignes en matière de "développement durable". Le "Davos russe" se déroule aussi cette année sous le slogan "Nouvelles opportunités dans un nouveau monde", selon le forum créé en 1997, et mis sous le patronage du Kremlin depuis 2005.
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L'an dernier aussi, le président Poutine, dont le portrait s'affiche en première page, prenait position dans un monde ébranlé par le Covid-19 : "nous pouvons déjà affirmer avec assurance que l'économie mondiale revient à la normale", pronostiquait-il. Autre ironie du sort, son invité spécial du Qatar, Al Thani - dont le pays est aujourd'hui sollicité pour trouver une alternative au gaz russe - flattait les actions de son hôte : "C'est également un exemple pour toute la société internationale concernant le lancement d'initiatives permettant de créer des conditions favorables à la croissance économique régionale et internationale."
J.D
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