• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
ÉconomieInternational

Affaire Khashoggi : la fin des ambitions de MBS ?

Photo de Robert Jules

Robert Jules

Publié le 23 octobre 2018 à 12:23 - Mis à jour le 13 décembre 2024 à 00:23

Trump Salmane

Trump Salmane

Reuters

Le Quotidien Numérique

22 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Olivier Guérin, professeur de médecine en gériatrie : « Notre mode de vie pèse davantage que notre génétique sur notre espérance de vie »

  • 2

    Petites lignes : Ferromobile teste sa navette autonome près de Bordeaux pour la mettre sur les rails dès 2028

  • 3

    Laurent Delahousse, journaliste : « Mes vacances sont un mélange d’improvisation et d’organisation »

  • 4

    Au-delà de la vente d’énergie, Alger veut faire de Berlin un tremplin industriel

  • 5

    « On se demande ce que ça va être au mois de septembre ou octobre » : les Vendéens tentent de faire face à une « sécheresse extrême »

  • 6

    Fibre Excellence : l'offre de Matthieu Pigasse jugée « crédible » par un rapport d'expertise

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
La responsabilité du prince héritier Mohammed ben Salmane paraît de plus en plus probable dans l'assassinat du journaliste Jamal Khashoggi. Et les États-Unis, qui ont besoin d'une Arabie Saoudite stable dans la région et pour l'approvisionnement pétrolier mondial, commencent à s'interroger sur la capacité du prince à pouvoir diriger le pays.

Si le prince héritier de l'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, dit "MBS", comptait sur la deuxième édition du Forum sur l'investissement en Arabie Saoudite, le « Davos du désert », qui s'est ouverte ce mardi, pour vanter les projets pharaoniques et coûteux de sa « Vision 2030 », c'est raté. Depuis le scandale provoqué par l'assassinat en Turquie de l'un de ses opposants, le journaliste Jamal Khashoggi, il est sur la sellette. A tel point que la majorité des nombreux leaders internationaux de la politique et des affaires ont décidé de boycotter l'événement.

Car, depuis deux semaines, au fil des révélations quotidiennes, notamment dans la presse turque, le « story telling » de l'assassinat élaboré par Ryad a volé en éclats. Les soupçons se portent désormais sur le prince héritier Mohammed ben Salmane comme commanditaire d'une opération aux détails particulièrement sordides, qui s'apparente, en l'absence de mobile, à une vendetta.

L'Arabie saoudite, pièce maîtresse sur l'échiquier du Moyen Orient

Quelles conséquences ce scandale va-t-il entraîner ? Il faut se tourner vers Washington, allié indéfectible de Ryad, pour avoir un début de réponse. Depuis dimanche, Donald Trump qui, jusqu'alors, minimisait le rôle des autorités saoudiennes, a changé de ton. Il considère qu'il y a eu « manifestement tromperie et mensonges », jugeant que les récits saoudiens « partaient dans tous les sens ». Si ce n'est pas un lâchage, c'est au moins une prise de distance importante.

Pour autant, les États-Unis n'accepteront pas de voir une Arabie saoudite fragilisée au Moyen Orient, l'une des pièces maîtresses avec Israël de leur influence dans la région. Outre les raisons géostratégiques, il y a les raisons économiques.

Les États-Unis profitent des pétro-dollars saoudiens depuis des décennies. Et la dernière tournée de MBS aux États-Unis, en mai 2017, qui a duré trois semaines, s'était soldée par des engagements évalués à plus de 300 milliards de dollars, dont 110 milliards de dollars de commandes fermes majoritairement dans l'armement. Une manne à laquelle le président américain n'entend pas renoncer au nom des intérêts et de l'emploi américains.

Newsletter

L’Alerte La Tribune

Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Illustration de la newsletter L’Alerte La Tribune

La demande mondiale de pétrole ne cesse de croître

Surtout, Washington compte sur l'Arabie Saoudite pour jouer le rôle de régulateur sur le marché pétrolier. Une déstabilisation de la monarchie, qui pèse pour quelque 13% de l'offre mondiale de l'or noir, ferait rapidement flamber le prix du pétrole créant une onde de choc néfaste pour l'économie mondiale dont il est un moteur majeur.

Paradoxalement, au moment où le GIEC faisait la une des journaux en s'alarmant des conséquences du réchauffement climatique, une autre information passait pratiquement inaperçue du grand public : en 2019, le monde consommera plus de 100 millions de barils de pétrole par jour (mbj), 100,5 mbj exactement, indiquait l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Un seuil de consommation inédit de cette source d'énergie non renouvelable dont la demande va croître régulièrement pour atteindre 111,7 mbj en 2040, selon les perspectives de l'Opep.

L'Iran et les élections de mi-mandat en ligne de mire

Donald Trump a donc impérativement besoin que l'Arabie Saoudite continue à pomper du pétrole. A court terme, pour que le cours du baril n'aille pas au-delà des 80 dollars, un prix déjà élevé, du moins aux yeux de l'automobiliste américain, qui pourrait le faire payer au président américain à l'occasion des élections de mi-mandat en novembre.

A moyen terme, car l'administration américaine veut changer le régime au pouvoir à Téhéran, en imposant des sanctions en novembre, qui vont drastiquement réduire les exportations pétrolières iraniennes. Or, seule l'Arabie Saoudite dispose aujourd'hui de capacités disponibles de production pour mettre rapidement 1,2 mbj supplémentaires sur le marché pétrolier mondial.

Mais si les États-Unis ont besoin d'une Arabie saoudite stable, font-ils pour autant confiance à Mohammed ben Salmane pour succéder au roi Salmane, aujourd'hui âgé de 82 ans. MBS n'est-il pas devenu un facteur dangereux pour son pays même ? Et son image de réformateur moderne ne masque-t-elle pas une autre profil de leader autocratique.

Du réformisme au bellicisme

Si, depuis qu'il a été promu prince héritier en 2015, à peine âgé de 30 ans, MBS a engagé tambour battant un programme de réformes à peine imaginables pour un régime réputé pour son conservatisme religieux, il a aussi, pour consolider son pouvoir, procédé à des centaines d'arrestations dans sa propre famille ainsi que dans les milieux religieux, économiques et intellectuels. Cet autoritarisme assumé lui vaut de nombreux ennemis dans son pays qui, pour le moment, font profil bas, mais devraient demain relever la tête.

C'est également lui qui a déclenché la guerre au Yémen, dans laquelle l'Arabie Saoudite, qui conduit une coalition accusée de mener une « sale guerre », n'arrive pas depuis trois ans à venir à bout d'une rébellion houthiste soutenue par Téhéran. Le conflit meurtrier pour la population civile - plus de 10.000 morts - s'est transformé en catastrophe humanitaire et en gouffre financier pour le royaume.

C'est toujours à l'initiative de MBS qu'a été décidé le blocus du Qatar, jugé trop indépendant et trop proche de l'Iran, l'ennemi héréditaire. L'opération, que les États-Unis avait critiqué, a été un échec.

Et si les réformes mises en place (autorisation de conduire pour les femmes et accès à la culture populaire internationale via l'ouverture de cinémas...), qui lui ont valu une image moderne, sont importantes, il s'agit là davantage d'une normalisation que de réformes audacieuses.

Les limites de l'absence d'ouverture politique

De fait, l'ouverture économique sans ouverture politique a vite trouvé ses limites. Par nature, le régime royal peut difficilement évoluer démocratiquement en raison d'un partage de pouvoir qui dépend des liens familiaux et des divers clans. De surcroît, le maintien au pouvoir de la famille royale est lié à son addiction à la rente pétrolière. Le budget public dépend à 90% des revenus pétroliers, et devient déficitaire dès que le prix du baril est inférieur à 80 dollars.

Un autre échec de MBS réside d'ailleurs dans son incapacité à réaliser l'introduction en Bourse d'une partie du capital (5%) de la compagnie pétrolière Aramco, toujours repoussée, notamment en raison des règles de transparence en termes d'informations exigées par les grandes places boursières internationales.

Et sans ce pactole potentiel estimé à 2.000 milliards de dollars, il sera impossible d'alimenter un fonds souverain d'investissement dont les revenus, selon MBS, sont censés prendre à l'avenir le relais de ceux de la rente pétrolière et garantir les projets futuristes de MBS.

À lire également

  • Arabie saoudite : confusion autour de la plus grande introduction en Bourse de l'histoire (Aramco)
  • Pétrole : Trump demande à l'Arabie saoudite d'augmenter sa production
  • Pétrole : le prix du baril, enjeu vital pour l'Arabie saoudite
  • Affaire Khashoggi : les investisseurs étrangers cèdent 1 milliard d'euros de titres saoudiens

Cette série de problèmes avaient déjà fait douter de la capacité de MBS à s'affirmer comme un leader de stature internationale. L'assassinat de Jamal Khashoggi s'est transformé en fiasco pour lui. Et si les États-Unis ne sont pas prêts de lâcher l'Arabie Saoudite, ils devraient en revanche peser pour une alternative au prince héritier.

Robert Jules

Sur le même sujet

©SMBMSM - Vue du Fort du Petit Bé - Saint-Malo

En Bretagne, les foyers de personnes seules vont transformer les territoires d'ici à 2050

La Bretagne devrait accueillir 250 000 nouveaux habitants d’ici à 2050. Or, une projection de croissance des ménages à cet horizon laisse entrevoir une accentuation des disparités territoriales.

Premium
Économie
Le président (Nouvelle Énergie) de l'association des maires de France, David Lisnard, et candidat à l'élection présidentielle s'insurge contre la présentation faite par le gouvernement de la situation financière des collectivités territoriales.

Budget 2027 : les élus locaux tempêtent déjà contre les efforts réclamés par le gouvernement

L'exécutif veut faire en sorte que la hausse des dépenses de fonctionnement des collectivités territoriales progresse seulement de l'inflation l'année prochaine. Une volonté qui crispe les élus locaux qui ont l'impression d'être pointés du doigt par l'État.

Premium
Économie
Nantes Métropole a retenu VOI pour exploiter le futur service de vélos électriques en libre-service.

Des vélos en libre-service « made in China » ? À Nantes, le choix de l'opérateur VOI fait polémique

La fin du contrat entre Nantes Métropole et JCDecaux pour Bicloo ouvre une nouvelle page du vélo en libre-service. À partir de 2027, l'opérateur suédois VOI Technology déploiera 2 400 vélos électriques. Un choix contesté par l'opposition qui regrette l'abandon d'une offre davantage ancrée en Loire-Atlantique et en Europe.

Premium
Économie
Le rachat de Warner Bros Discovery par Paramount Skydance est chiffré à 110 milliards de dollars dette comprise (environ 96 milliards d’euros).

Nouveau rebondissement dans le rachat de Warner Bros : la justice suspend l’accord avec Paramount

Première victoire des opposants au rachat de Warner Bros. Discovery par Paramount Skydance : la justice américaine a mis l’opération en pause pour au moins deux semaines, le temps d’un examen au fond.

Économie
Le président américain a signé lundi un décret imposant 50 % de droits de douane supplémentaires sur plusieurs produits canadiens (photo d'illustration).

Vins, ciment, hockey… Donald Trump assène une surtaxe de 50 % au Canada

Les États-Unis imposent des surtaxes de 50 % sur une sélection de produits canadiens, accusant Ottawa de discriminer l'offre américaine. En réaction, le Premier ministre canadien Mark Carney a annoncé des mesures de rétorsion équivalentes.

Économie
Le bio représente 6,5% des parts du marché alimentaire.

Marché du bio : « il faut embarquer la grande distribution »

Après des années de ralentissement, le marché du bio connaît une dynamique de reprise sur fond de scandales alimentaires et de crise de souveraineté. Pour autant, le véritable point de bascule ne sera atteint que si la grande distribution accélère son développement, aux côtés des magasins spécialisés. C’est toute la chaîne alimentaire, de la production à la distribution, qui est mise au défi.

Premium
Économie
Le rapport parlementaire point un effondrement des résultats du contrôle fiscal au ministère de l’Économie et des Finances

Fraude fiscale : dix années de lutte en trompe-l’œil, la controverse sur l’IA s’amplifie

La traque contre la fraude fiscale affiche des résultats très décevants sous l’ère Macron, pointe un rapport parlementaire dévoilé par La Tribune. En cause ? Des coupes massives dans les effectifs du contrôle à Bercy et un rendement décevant de l’intelligence artificielle.

Premium
Finances Publiques
Après X et Temu, AliExpress est frappé par une amende record de 550 millions d'euros de l'UE pour non-conformité au DSA.

Produits illégaux et contrefaçons : l'UE inflige une amende record de 550 millions d'euros à AliExpress

Le système de modération d'AliExpress est jugé « dramatiquement sous-dimensionné » par la Commission européenne, qui lui inflige 550 millions d'euros d'amende. La plateforme dispose de trois mois pour corriger ses failles face aux produits illégaux.

Premium
Consommation