Réveil brutal ce matin en Iran. Cette nuit l'armée israélienne a lancé une offensive massive, baptisée « Rising Lion ». 200 avions militaires ont donc visé « des dizaines de cibles militaires, y compris des cibles nucléaires dans différentes régions de l'Iran », selon les Force de défense d'Israël (IDF). Aux dires de ces dernières, l'Iran disposerait de suffisamment de matériel pour fabriquer 15 bombes nucléaires en l'espace de quelques jours.
Une affirmation que rejettent en bloc les autorités iraniennes. Elles ont sévèrement critiqué cette attaque d'ampleur, la qualifiant même de « déclaration de guerre » contre l'Iran. Plusieurs hauts gradés de l'armée iranienne, ainsi que des cadres scientifiques, spécialistes du nucléaire, ont été tués dans ces frappes.
Du côté des chancelleries occidentales (Paris, Londres, Berlin, Washington, etc.), l'heure était à l'appel à la désescalade et à l'inquiétude d'un embrasement sans précédent de la région. Les États-Unis, allié historique d'Israël, ont très vite réagi ce matin en insistant sur le fait qu'ils n'étaient pas impliqués dans l'élaboration de cette attaque.
Première conséquence économique immédiate de l'attaque israélienne : les cours du pétrole qui ce matin s'envolaient. Le marché redoute en effet les perturbations des approvisionnements dans la région qui pourraient découler d'une escalade du conflit.
Vers 10 h 30 à Paris, le prix du baril de Brent, pour livraison en août, gagnait ainsi 6,40 % à 73,80 dollars, après avoir bondi de plus de 13 % à 78,50 dollars, soit son plus haut niveau depuis le mois de janvier. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juillet, montait de 6,53 % à 72,48 dollars, après une cavalcade le portant jusqu'à 77,62 dollars, également au plus haut depuis janvier.