Au Kazakhstan, au moins 42 mineurs sont morts dans un accident
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Le Kazakhstan est endeuillé par la mort d'au moins 42 mineurs dans une mine de charbon d'ArcelorMittal. Ce coup de grisou dans la mine Kostenko à Karaganda (centre) est l'un des accidents industriels les plus mortels depuis l'indépendance du Kazakhstan après la chute de l'Union soviétique. Il s'ajoute à la longue liste des drames déjà survenus dans des sites kazakhs d'ArcelorMittal. Immédiatement après l'annonce de l'accident, le président du Kazakhstan, Kassym-Jomart Tokaïev, a ordonné de « mettre fin à la coopération » avec le groupe, qu'il a qualifié de « pire entreprise de l'histoire du Kazakhstan du point de vue de la coopération avec le gouvernement », lors d'une rencontre avec les familles des victimes à Karaganda.
« Le gouvernement a conclu un accord préliminaire avec les actionnaires d'ArcelorMittal Temirtaou (la filiale locale) et finalise la transaction pour transférer la propriété de l'entreprise en faveur de la République du Kazakhstan », a annoncé le Premier ministre, Alikhan Smaïlov, dans un communiqué, ce qu'a confirmé ArcelorMittal. Le groupe sidérurgique et minier a ajouté dans un communiqué qu'il « s'engageait à finaliser cette transaction dans les plus brefs délais ».
Le gouvernement de cet immense pays d'Asie centrale riche en ressources naturelles a également précisé, dans un communiqué séparé, « ne pas envisager de transférer l'entreprise à d'autres investisseurs étrangers ». Il s'agit du pire accident minier au Kazakhstan depuis 2006, quand 41 mineurs avaient perdu la vie dans une mine d'ArcelorMittal. Avant ce drame, plus d'une centaine de travailleurs du groupe étaient morts en une quinzaine d'années dans le pays.
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Avant samedi, douze employés d'ArcelorMittal au Kazakhstan avaient déjà perdu la vie dans des accidents en moins d'un an. Les autorités avaient déjà recensé cette année près de 1.000 violations des règles de sécurité industrielle dans les mines de ce groupe.
(avec AFP)
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