Brexit : Theresa May étouffe la rébellion et empoche le vote de la Chambre des Communes

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En janvier, la Cour suprême avait obligé le gouvernement a soumettre son projet de sortie de l'Union européenne à l'approbation du Parlement du Royaume-Uni. Au vu des résultats du vote d'hier soir, Theresa May n'avait rien à craindre : les députés de la chambre des Communes ont massivement approuvé le texte en première lecture par 494 voix contre 122, au terme de plusieurs jours de débats consacrés à l'étude de quelque 140 pages d'amendements.
Après cette première étape clé, remportée haut la main par la Première ministre conservatrice, le texte intitulé "Projet de loi de l'Union européenne (notification de retrait)" sera soumis à l'approbation de la Chambre des Lords, le 20 février. Theresa May, qui aura ensuite donc très certainement tout pouvoir pour activer l'article 50 du Traité de Lisbonne, souhaite que tout soit validé pour le 7 mars - elle qui a promis le déclenchement avant le 31 mars. S'ensuivront deux années de négociations de sortie de l'UE.
Pour étouffer toute rébellion dans les rangs de la majorité conservatrice, la Première ministre a promis mardi que le Parlement se prononcerait sur les termes du Brexit avant le résultat final des négociations entre Londres et Bruxelles, sans toutefois que cela puisse remettre en cause la sortie du giron européen. Mais le député libéral-démocrate (centre) Tom Brake a qualifié l'annonce de "feuille de vigne", refusant d'y voir une concession de la part du gouvernement.
Lundi, dans ce même souci d'éviter toute rébellion chez les élus conservateurs avant le vote de mercredi, Mme May avait mis en garde les députés tentés de voter certains amendements visant à réduire la marge de manoeuvre du gouvernement.
"Ce n'est pas le moment d'entraver la volonté du peuple britannique", a-t-elle déclaré devant la chambre des Communes, où certains élus s'inquiètent de la sortie du Royaume-Uni du marché unique européen annoncée par Mme May.
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Si plus des deux tiers des députés se sont opposés au Brexit lors de la campagne du référendum du 23 juin 2016, la majorité d'entre eux estiment désormais difficile de s'opposer à la volonté des électeurs qui se sont prononcés à 52% pour une sortie de l'UE.
Le projet de loi avait d'autant plus de chances d'être adopté que le Labour, principal parti d'opposition, avait promis de ne pas le bloquer, même si 47 de ses 229 députés ont défié la ligne officielle la semaine dernière en votant contre la poursuite de l'examen du texte.
Plusieurs dizaines de députés travaillistes ont fini par voter contre le texte, malgré les consignes de leur chef de file Jeremy Corbyn qui a estimé qu'il fallait voter le texte même si les amendements déposés n'ont pas été adoptés. Plusieurs membres de l'équipe politique de Jeremy Corbyn ont démissionné à cause de ce différend.
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Parmi les opposants au texte figurent les indépendantistes écossais du SNP, qui souhaitent rester dans le marché unique et brandissent la menace d'un deuxième référendum d'indépendance après celui de septembre 2014. Et ils sont très en colère contre les travaillistes. La première ministre de l'Ecosse Nicola Sturgeon a répliqué de manière cinglante via Twitter au leader travailliste Jeremy Corbyn qui expliquait via Twitter après le vote (qu'il a approuvé) combien son parti serait combatif à partir de maintenant :
Corbyn :
Sturgeon
(Avec AFP et Reuters)
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