Droits de douane : à Bruxelles, la recherche du bon dialogue

Pierrick Merlet
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L'Union européenne tente de négocier avec l'administration américaine pour réduire les droits de douane.
Reuters

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L'Union européenne tente de négocier avec l'administration américaine pour réduire les droits de douane.
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« Nous rentrons dans une période de forte incertitude pour l'activité mondiale. Nous allons être prudents et réduire nos investissements. Nous ne savons pas ce qui peut se passer. » Ces mots sont prononcés par un patron d'envergure internationale, à la tête d'un groupe qui réalise plusieurs milliards d'euros de chiffre d'affaires. « Ce qui est le plus inquiétant, c'est que nous ne comprenons rien à la volonté de l'administration américaine, rien n'est logique. » Cette fois, le commentaire vient d'un dirigeant bancaire, habitué aux négociations internationales de haut vol.
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Ce capitaine d'industrie et ce banquier font directement référence à la guerre commerciale qui se profile après l'instauration de droits de douane à hauteur de 10 % pour tous les pays qui exportent aux États-Unis, depuis le 5 avril, sur volonté de Donald Trump. Pour d'autres pays et territoires, ce chiffre est même plus élevé depuis ce matin, comme pour l'Union Européenne, dont ses exportations vers les États-Unis voient les droits de douane passer à 20 % dès aujourd'hui. « Il est difficile pour les entreprises d'établir des plans commerciaux devant tant d'incertitudes. Dans ce contexte, la Commission Européenne doit garder la tête froide », lâche ce diplomate, pourtant rompu aux dossiers économiques.
Pierrick Merlet