Ce qu'il faut retenir du sommet du G20

 |   |  509  mots
Washington a réussi à faire intégrer une phrase validant sa volonté de faire cavalier seul et de développer un usage plus propre des énergies fossiles, à contre-courant de l'objectif d'une économie moins gourmande en carbone.
Washington a réussi à faire intégrer une phrase validant sa volonté de faire cavalier seul et de développer un usage "plus propre" des énergies fossiles, à contre-courant de l'objectif d'une économie moins gourmande en carbone. (Crédits : BPI France)
Annoncé périlleux, le sommet du G20 a tenu ses promesses: il a entériné les divergences sur le climat avec Donald Trump, accouché d'un compromis a minima sur le commerce, dans un contexte de manifestations violentes.

Annoncé périlleux, le sommet du G20 a tenu ses promesses: il a entériné les divergences sur le climat avec Donald Trump, accouché d'un compromis a minima sur le commerce, dans un contexte de manifestations violentes.

Climat: 19 contre 1

Le communiqué final samedi a pris acte de la sortie des Etats-Unis de l'accord de Paris de lutte contre le réchauffement climatique, et de l'isolement du pays sur la question: tous les autres pays considèrent que cet accord liant depuis fin 2015 la quasi-totalité de la planète est "irréversible".

Mais à l'arraché, Washington a réussi à faire intégrer une phrase validant sa volonté de faire cavalier seul et de développer un usage "plus propre" des énergies fossiles, à contre-courant de l'objectif d'une économie moins gourmande en carbone.

Compromis sur le commerce

Sur ce point très attendu, au vu de la ligne protectionniste affichée par le président américain Donald Trump dès sa campagne, le G20 a accouché d'un compromis de façade entre libre-échange et régulation.

Le G20 a réaffirmé son engagement à lutter contre le protectionnisme, un point loin d'être acquis au départ, mais reconnaît aux pays le droit à l'usage "d'instruments légitimes de défense commerciale".

Cette formule évasive autorise toutes les interprétations, allant des seules mesures anti-dumping à la protection des industries nationales envisagée par Washington pour la sidérurgie et l'aluminium.

Trump-Poutine

Très attendu au vu du ton vindicatif de Donald Trump jeudi envers Moscou, le premier face-à-face vendredi entre le président américain et son homologue russe Vladimir Poutine a duré deux heures et quinze minutes.

Syrie, Ukraine, accusations d'ingérence russe dans l'élection américaine: ils ont eu une explication de texte sur nombre de sujets qui empoisonnent la relation entre Moscou et Washington.

Leur échange a été "très vigoureux" mais a révélé "une alchimie positive", a assuré le chef de la diplomatie américaine. Selon Moscou, Donald Trump a fini par "accepter" les dénégations russes sur les accusations de sabotage en coulisse de la campagne de Hillary Clinton lors de la présidentielle américaine.

Violences

Selon le dernier bilan, 213 policiers ont été blessés et 143 personnes interpellées entre jeudi soir et samedi, alors que le nombre de manifestants blessés n'est pas encore connu avec précision.

Les échauffourées entre police et protestataires, les voitures brûlées, les pillages et les barricades ont à la fois perturbé à la marge l'organisation du sommet, éclipsé les vastes manifestations pacifiques et écorné l'image de l'Allemagne.

A moins de trois mois des législatives allemandes, le spectacle offert par la deuxième ville du pays est en effet loin de la "porte sur le monde" dynamique et internationale présentée par les dirigeants allemands avant ce sommet.

Dans un éditorial au vitriol, le quotidien Bild, fait porter samedi la responsabilité de la "débâcle" à la chancelière, en l'accusant d'avoir "échoué" à maintenir l'ordre public depuis les premiers heurts.

(Avec AFP)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 10/07/2017 à 13:58 :
G 20 ou l'art de l'inutile
a écrit le 10/07/2017 à 8:46 :
pour nos politiques.. la vérité ce n est que mensonge et enfumage : le résultat le dévoile
a écrit le 09/07/2017 à 17:10 :
Hambourg dévasté par des Blackbloks, des magasins pillés, des voitures brulées,
J'espère juste qu'aucun sommet ne soit prévu dans un ville française ces prochains temps.Tout ce gâchis pour pas grand chose.
Réponse de le 10/07/2017 à 10:23 :
Merci pour l'info, c'était donc bien les black blocks, ces héros des temps modernes qui ont réveillé la classe dirigeante, je veux bien vous expliquer pourquoi même si vous semblez fermé sur les valeurs liées à la liberté mais je ne veux pas écrire pour rien cela.

C'est vrai leurs médias d'ailleurs étaient vraiment pas contents hein...

"Tandis que le sage montre l'horizon du doigt, l'imbécile regarde le doigt."

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :