A trois jours du G20, Trudeau tacle le protectionnisme de Trump et de May

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A quelques jours du prochain sommet du G20, qui aura lieu vendredi 7 et samedi 8 juillet à Hambourg en Allemagne, le Premier ministre canadien Justin Trudeau, qui rendait visite à son homologue irlandais Leo Varadkar, a fait une déclaration très critique contre son grand voisin américain, faisant le parallèle avec la situation de l'Irlande qui doit faire face au repli du Royaume-Uni avec le Brexit :
Cette déclaration est le signe que la situation économique entre les deux entités d'Amérique du Nord arrive à un point de rupture. La semaine dernière, Justin Trudeau avait déploré la décision des Etats-Unis d'imposer des taxes antidumping sur le bois de construction canadien.
Mais il n'y a pas que les matières premières comme le bois qui sont touchées, l'industrie de pointe canadienne est également touchée. Avec notamment l'enquête antidumping réclamée par le groupe américain Boeing contre le constructeur aéronautique Bombardier.
A Dublin, Trudeau semblait appeler à la constitution d'un nouveau front économique, celui des pays "ouverts sur le monde" :
Il a également indiqué "avoir des désaccords nets avec les Etats-Unis sur les questions de climat et de commerce, notamment".
Pour rappel, lors de leur entretien du 1er juin 2017, Justin Trudeau a assuré à Donald Trump que «le Canada est inébranlable dans sa volonté de lutter contre les changements climatiques et de soutenir la croissance économique propre», selon le Journal de Montréal.
Il concluait en faisant valoir son «désir ambitieux et inébranlable de laisser un monde plus sain et plus durable à nos enfants et aux générations à venir».
Ce 4 juillet, l'homologue irlandais de Justin Trudeau, le brillant Leo Varadkar, élu Premier ministre (le titre exact en gaëlique est "Taoiseach" - prononcer "tichoc") d'Irlande à la mi-juin (à 38 ans), a réitéré l'attachement de son pays à l'Union européenne tout en notant les différences qu'avaient le Canada et l'Irlande quant à leurs "grands voisins" respectifs.
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Tout en insistant sur les efforts qui auraient été nécessaires au niveau national pour négocier l'accord de libre-échange (Ceta) entre le Canada et l'Union européenne, qui a pris sept ans, il a regretté la décision "malheureuse" du Royaume-Uni de quitter le bloc des 27.
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Pour Justin Trudeau, "le Ceta va donner aux entreprises canadiennes et irlandaises un accès plus large à leurs marchés respectifs", ce qui "créera davantage d'emplois bien payés des deux côtés de l'Atlantique".
Le Premier ministre Canadien doit quitter l'Irlande pour l'Écosse mercredi matin.
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