Centrale nucléaire de Zaporijjia : la Turquie propose à Poutine de jouer le médiateur

Comme pour l'accord sur les céréales, dont les exportations étaient bloquées par la guerre en Ukraine, le président turc Recep Tayyip Erdogan a proposé samedi, à son homologue russe Vladimir Poutine, de jouer un rôle de médiateur pour aider à résoudre la crise autour de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia, occupée par les troupes russes.
L'armée russe s'est emparée de la centrale de Zaporijjia dans les premières semaines de son offensive en Ukraine. Les bombardements autour du site font craindre une catastrophe nucléaire.
L'armée russe s'est emparée de la centrale de Zaporijjia dans les premières semaines de son offensive en Ukraine. Les bombardements autour du site font craindre une catastrophe nucléaire. (Crédits : ALEXANDER ERMOCHENKO)

La Turquie pourrait bien endosser de nouveau le rôle de facilitateur entre la Russie et l'Ukraine. Après l'avoir fait pour les céréales, dont les exportations étaient bloquées par la guerre en Ukraine, ce pays qui entretient de bonnes relations tant avec Moscou que Kiev, pourrait le faire maintenant pour dénouer la grave crise qui se joue actuellement autour de la centrale ukrainienne de Zaporijjia. Autour de ce site, la plus grande centrale européenne, occupée par les troupes russes depuis mars, Russes et Ukrainiens s'accusent mutuellement, depuis des semaines, de bombardements.

Dernièrement, l'armée russe dit avoir repoussé vendredi soir un assaut des forces ukrainiennes qui tentaient de reprendre cette centrale, située dans le sud de l'Ukraine. De son côté, l'Ukraine a indiqué le même jour avoir frappé une base russe à Energodar, une localité située non loin de la centrale, accusant la Russie d'avoir retiré ses armements avant son inspection jeudi par une équipe de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Une situation très inquiétante, qui fait craindre une catastrophe nucléaire.

Dans ce contexte, le président turc Recep Tayyip Erdogan a proposé samedi à son homologue russe Vladimir Poutine la médiation de la Turquie pour aider à résoudre cette crise. Lors d'un entretien téléphonique entre les deux hommes, « le président Erdogan a déclaré que la Turquie peut jouer un rôle de facilitation sur la centrale nucléaire de Zaporijjia, comme elle l'a fait pour l'accord sur les céréales », a indiqué la présidence turque dans un communiqué.

« Pas d'un nouveau Tchernobyl »

Lors d'une rencontre à Lviv (ouest de l'Ukraine) avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, Recep Tayyip Erdogan s'était déjà inquiété, le 19 août, d'une possible catastrophe nucléaire en cas de dégât dans ces installations. « Nous sommes inquiets, nous ne voulons pas d'un nouveau Tchernobyl », avait-il déclaré, en référence à l'accident nucléaire de 1986 en Ukraine.

Des inquiétudes que n'a pas levé la mission des experts de l'AIEA, qui se sont rendus sur les lieux cette semaine. Après avoir inspecté les installations de la centrale avec une équipe de son organisation, le directeur de l'agence internationale de l'énergie atomique, Rafael Grossi, a dit jeudi avoir constaté que « l'intégrité physique » de la centrale avait été « violée à plusieurs reprises », soulignant que c'était « quelque chose qui ne peut pas continuer à se produire ». Il n'a cependant pas nommé la partie responsable.

(Avec AFP)

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Commentaires 2
à écrit le 04/09/2022 à 23:34
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Erdogan, el-Assad, Loukashenko, Xi, Lee, etc Les candidats à la médiation pro-Poutine ne manquent pas pourvu que pétrole russe à pas cher coule à flot!

à écrit le 04/09/2022 à 9:10
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Erdogan à tellement de problèmes chez lui que tout ce qu"il entreprend ne sert qu'a faire diversion, détourner l'attention de la population. Il est sur un siège éjectable.

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