Classement de Shanghai : la France se maintient en bonne place sans réussir à intégrer le peloton de tête
CV (avec AFP)

L'université Paris-Saclay figure en 13e position du classement.
Riccardo Milani / Hans Lucas
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L'université Paris-Saclay figure en 13e position du classement.
Riccardo Milani / Hans Lucas
C'est dans les vingt meilleures universités du classement de Shanghai, publié ce vendredi, que l'on retrouve un établissement français : Paris-Saclay demeure ainsi la meilleure université française, en treizième place mondiale. C'est toutefois une place de mois que l'an passé. À noter également qu'en 2024, elle était la première université de l'Union européenne dans ce palmarès, contre la 3e cette année.
Le top 10 reste exclusivement occupé par des établissements anglo-saxons, l'américaine Harvard se classant en tête suivie par Stanford et le MIT. Au Royaume-Uni, Cambridge et Oxford restent respectivement quatrième et sixième, selon ce classement, réalisé depuis 2003 par l'Université chinoise Jiao Tong, l'Academic Ranking of World Universities (ARWU).
Trois autres universités françaises figurent dans le top 100 sont Paris Sciences Lettres (PSL, 34e), Sorbonne Université (43e), et Université Paris Cité (60e). À part la dernière, qui se maintient à sa position, toutes ont reculé de quelques places. On en retrouve huit parmi le top 200, avec l'Université de Strasbourg, Aix-Marseille Université, l'Université Grenoble-Alpes et l'Université de Montpellier.
Le classement plus large des 1 000 meilleures universités voit toutefois une petite progression pour la France, puisque deux nouveaux établissements (universités Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines et Picardie-Jules-Verne Amiens) font leur entrée pour porter le total à 27.
De quoi réjouir les ministères de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur qui se félicitent d'un classement qui « témoigne à la fois de la qualité des travaux scientifiques français et de la reconnaissance internationale de nos chercheurs ». Et de souligner que la France est passée de 18 établissements classés en 2003 à 27 aujourd'hui, soit +50 % en 20 ans.
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Les ministères admettent néanmoins, dans leur communiqué, que ce palmarès témoigne d'une « compétition accrue » pour les universités françaises. « Ces résultats convergent pour souligner les enjeux auxquels font face l'enseignement supérieur et la recherche française dans un contexte de concurrence scientifique mondiale intensifiée », jugent-ils.
Si ce classement est suivi de près, les ministères de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur ne manquent pas de rappeler que, comme tout classement, celui de Shanghai « présente, naturellement, des lacunes méthodologiques et ne peut être pris pour argent comptant ». Il fait d'ailleurs l'objet de critiques, pointant le fait qu'il est essentiellement fondé sur la recherche et pas sur la formation, ni sur le taux de réussite des étudiants.
Pour rappel, le classement de Shanghai identifie 1 000 meilleures universités mondiales selon 6 critères pondérés : le nombre d'étudiants diplômés prix Nobel et Médailles Fields (10 % de la note globale), le nombre d'enseignants-chercheurs prix Nobel et Médailles Fields (20 %), le nombre de chercheurs hautement cités (20 %), le nombre d'articles publiés dans Nature et Science (20 %), le nombre d'articles indexés dans Science Citation Index-Expanded et Social Science Citation Index (20 %) ainsi que la performance académique des professeurs, reprenant les 5 indicateurs précédents divisés par le nombre d'enseignants-chercheurs permanents (10 %).
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Si la Chine n'apparaissait, l'an dernier, dans ce classement qu'à la 22e place avec l'université de Tsinghua, cette dernière est parvenue à gagner quatre rangs, arrivant ainsi à la 18e place en 2025.
CV (avec AFP)