Santé : des investissements dans l'industrie, mais la recherche clinique est encore à la peine
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Au sommet Choose France ce lundi, bien qu'elle se soit montrée plus discrète que les années précédentes, l'industrie pharmaceutique a annoncé plusieurs millions d'euros d'investissements dans le tissu industriel. Mais ces derniers temps, il est un maillon dont on entend moins parler et qui pourrait attirer bien plus les industries en France que ce grand raout : la recherche clinique, étape essentielle de test sur des patients, lors du développement de nouveaux traitements. Dans une étude parue mi-mars, le principal syndicat regroupant les laboratoires pharmaceutiques, Les Entreprises du médicament (Leem) estime que « la France stagne au sein de l'Europe, derrière l'Espagne et l'Allemagne, et conserve sa troisième place uniquement grâce aux essais de phase précoce en oncologie ». Une place qui n'est d'ailleurs pas représentative, souligne le syndicat.
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Plusieurs groupes pharmaceutiques étrangers tirent, eux aussi, la sonnette d'alarme, comme l'Américain Merck (MSD). « La politique de santé se tient sur deux jambes : l'industrie et la recherche clinique. Il ne faut pas louper ce virage », avertit le groupe. De fait, un industriel préférera investir dans un pays où il fait ses recherches cliniques, car l'accès précoce aux traitements lui permettra généralement de les commercialiser plus rapidement dans ce pays.