Covid-19 : À Lyon, la professeure Ader dirige un essai clinique crucial... et loin du buzz

 |   |  857  mots
(Crédits : Reuters)
Discovery, un essai clinique coordonné par l'Inserm, doit tester quatre traitements, dont l'hydroxychloroquine, sur 3.200 patients en Europe, dont au moins 800 en France. Derrière cet essai clinique mené en temps réel, la professeure Ader, entourée d'une vingtaine de personnes qui travaillent d'arrache-pied. Entretien.

Se tenant loin des controverses suscitées par le Professeur Raoult, la Professeure Florence Ader explique à l'AFP comment les leçons d'Ebola ont été tirées. Elle pilote à Lyon un essai clinique visant à trouver un traitement contre le coronavirus.

Des yeux bleus derrière des lunettes rondes, la professeure Florence Ader répond aux questions de l'AFP depuis l'hôpital de la Croix-Rousse des Hospices Civils de Lyon (HCL), "son élément". Elle est depuis un mois au cœur d'un "projet fou", loin de son quotidien habituel d'infectiologue-pneumologue.

D'emblée, elle balaie les questions polémiques autour de l'efficacité supposée de la chloroquine vantée par le Pr Didier Raoult. "Il faut s'extraire du buzz et privilégier les démarches de recherche médicale", coupe-t-elle. La Pr Ader est une des rares femmes présentes dans le débat médical actuel et choisit la discrétion face à certains de ses tonitruants confrères.

Discovery, un essai clinique en temps réel sur 3.200 patients en Europe

Elle préfère donc parler de la "prouesse" que le service public français a, selon elle, réussi à mettre en place avec Discovery, un essai clinique coordonné par l'Inserm qui doit tester quatre traitements, dont l'hydroxychloroquine, sur 3.200 patients en Europe, dont au moins 800 en France. Uniquement des patients hospitalisés et gravement atteints.

"C'est l'une des grandes leçons de la crise d'Ebola de 2014. Le seul et unique essai randomisé avait été mis en place trop tard, avec seulement 72 patients". Aujourd'hui, "pouvoir monter en temps réel un essai clinique de ce type est vraiment porteur d'espoir". La France est capable en même temps de "déployer sur le territoire un maillage médical pour traiter les patients et de coordonner une organisation de recherche nationale pour apporter une réponse la plus rapide possible".

L'Hexagone est d'ailleurs le premier pays européen à avoir mis sur pied et lancé un tel essai, insiste-t-elle. Son budget : quelques millions d'euros, financé par la Direction générale de l'offre de soins du ministère de la Santé. L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) doit aussi lancer son grand essai, "Solidarity", mais il en est encore à la phase préparatoire.

Aucune confirmation d'efficacité et des données encore disparates

 Discovery a commencé depuis une semaine. Il inclut à ce jour 123 patients dans sept centres hospitaliers. Certains médecins ont fait part à la presse, ces derniers jours, de problèmes pour convaincre des malades du Covid-19, qui voulaient du Plaquénil (dérivé de la chloroquine) et rien d'autre. Mais non, assure-t-elle, il n'y a "pas de difficultés" à trouver des volontaires. Chaque participant se voit allouer l'un des quatre traitements testés ou des soins standard, de manière aléatoire, après une randomisation numérique.

Sont testés : le remdesivir (antiviral conçu initialement pour Ebola), le lopinavir en combinaison avec le ritonavir (des anti-VIH), la même combinaison mais associée à l'interféron bêta pour tenter de baisser le processus inflammatoire et l'hydroxychloroquine (cousin de la chloroquine, mais présentant moins de risque de toxicité, cet anti-paludéen a l'avantage d'être connu et bon marché).

Et elle insiste: "nous n'avons pour l'heure aucune confirmation de la réalité de l'efficacité de ces traitements. Nous n'avons que des données disparates sur ces molécules. On a des données in vitro pour certaines, pas pour d'autres; des données sur des modèles animaux pour certaines, mais pas pour toutes, d'autres données sur des petites séries de patients, pas pour d'autres".

D'où pour elle l'importance de ne faire "aucune concession" et assurer le même niveau d'exigence malgré l'urgence d'une pandémie qui a déjà tué quelque 30.000 personnes dans le monde, selon un bilan établi par l'AFP. "Plus les résultats seront significatifs et méthodologiquement robustes, plus le niveau de preuves sera élevé et plus on rendra service aux gens", assume Florence Ader. Même s'il est lourd, elle assure que cet essai est mené avec toute la rapidité et l'adaptabilité nécessaires au contexte.

Une vingtaine de personnes qui travaillent d'arrache-pied

La Pr Ader est entourée d'une vingtaine de personnes qui travaillent d'arrache-pied. D'abord une cheffe de projet qui gère la très lourde logistique depuis un centre dans le sud : quel traitement ? Envoyé à quel patient ? Dans quelle ville ? Et quand ?Sur le terrain, des centaines de techniciens, d'attachés de recherche, de médecins d'essai clinique collectent les données. Et charge à l'équipe de méthodologie de l'Inserm de les exploiter.

Les premières évaluations de patients vont commencer après 15 jours de traitement, dans une semaine environ. On pourra notamment estimer si leur état clinique s'est amélioré, s'ils ont toléré le traitement.

Après analyse de ces premières données, il est possible que l'essai abandonne les tests d'un ou plusieurs des quatre traitements visiblement inefficaces pour en tester de nouveaux. Mais "il n'y a pas encore d'échéance précise, des analyses intérimaires seront régulièrement menées", conclut la Pr Ader, maintenant la pression à bonne distance.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 04/04/2020 à 11:04 :
"Discovery, un essai clinique en temps réel sur 3.200 patients en Europe...
...Uniquement des patients hospitalisés et gravement atteints." Là vous nous avez perdu mesdames et messieurs les scientifiques ! Cette étude ne sera pas en mesure de confirmer ou d'infirmer le travail conduit à IHU de Marseille. Idem pour celle menée au CHU d' Angers, qui ignore la procédure de sécurisation de la prescription du traitement hydroxychloroquine/azithromycine.
a écrit le 04/04/2020 à 0:28 :
"les controverses suscitées par le professeur Raoult" ?
Ah bon ? Raoult est arrivé avec des controverses ? Je n'ai pas vu ça, j'ai vu un Raoult qui teste un traitement, et des "experts" qui tentent tout pour lui mettre des bâtons dans les roues.
Indice : ça se voit. Et on voit aussi ceux qui participent à colporter ces mensonges sur ce Professeur.
a écrit le 01/04/2020 à 13:07 :
Cet essai est faussé concernant l'hydroxychloroquine comme l'indique le professeur Raoult. car est inefficace dans les cas graves c'est à dire de réponse immunitaire désordonné (cytokines) ou il n'y a presque plus de virus et ou les traitements doivent être des antiinflammatoires.. Ils le savent tous ces médecins que traitement de Raoult est de faire baisser rapidement la charge virale pour limiter le risque de dérive vers les états graves et limiter également la contagion des patients atteints. Mais ils font comme si...De plus le traitement De Raoult est associé à un antibiotique l'azithromycine. On peut rajouter les essais plus du docteur Zelenko dans l'état de NY qui rajoute du sulfate de Zn au traitement avec des résultats plus qu'encourageants. Car le Zn a des propriétés antivirales connues et l'hydroxychloroquine est un ionophore du Zn c'est à dire qu'il permet au zinc d'entrer dans les cellules infectées et d'empêcher ainsi la réplication du virus. Ses résultats semble bien confirmer cette analyse des données de la littérature scientifique.
a écrit le 01/04/2020 à 12:46 :
Mon intention est d’aider.
Je ne sais pas ce que ça veut dire , mais j’ai rêvé du coronavirus ( l’image entière du virus seule )et j’ai vu qu’ entre les spikes ( rouges clés d’entrée)qui s’accrochent aux cellules humaines , j’ai vu qu’il y a des liaisons électriques entre - elles comme les neurones de cerveau et j’ai «  entendu » que la charge virale augmente par rapport avec la charge électrique du corps humain ,j’ignore ce que ça veut dire et je voulais le «  partager «  ici .
a écrit le 31/03/2020 à 22:09 :
Pourquoi Mme Ader et le test Discovery ont-ils utilisé pour l'hydroxychloroquine une méthode opposée aux préconisations maintenant connues ( voir commentaire de Patrick Balma).
Y a-t-il des conflits d'intérêts comme au sein du comité de pilotage français , ou plus simplement certains médecins ne lisent pas les communications internationales ?
Réponse de le 01/04/2020 à 1:09 :
C’est « un projet médiatique » pour rassurer l’opinion publique , certains projets sont discrets et une course pour le vaccin s’est engagé entre plusieurs Laboratoires internationaux .
Même 12 mois est trop long ,
même si les tests cliniques ont déjà commencés dans plusieurs pays
a écrit le 31/03/2020 à 21:29 :
Pour répondre à la décision de L’ARS dans les actualités d’aujourd’hui :

pour le nettoyage des rues pour limiter les contagions sur les supportes métalliques , plastiques , bois ....

1) le chlore est inefficace avec l’eau chaude et ça émet des inhalations toxiques , c’est un fait ,
le chlore doit être utilisé absolument avec l’eau froide pour que ça soit efficace !

2) moi je parlais d’un nettoyage au savon au karcher : il a bien été écrit et dit depuis le début de cette pandémie , que nous devions nous laver les mains et le «  savon » suffisait, pour tuer le virus , n’est ce pas ?

3) moi je pense que c’est utile de nettoyer au savon Toutes les rues pendant le confinement : comme la Chine , comme la Corée , comme la Turquie .. comme le Japon ..

Bien Cordialement,

a écrit le 31/03/2020 à 15:11 :
Réponse à Churchill: Rassurez vous, tout comme vous, je ne suis pas médecin,ni même statisticien mais en tant qu'ingénieur et j'ai eu à mettre en oeuvre des méthodes statistiques pour réaliser des plans d'expériences en recherches. Je sais donc quand même de quoi je parle. Vous confondez études d'opinion et études scientifiques de laboratoire. Les résultats des études d'opinion sont biaisées de maintes façon : compréhension de la question par le questionné, la formulation de la question qui peut orienter la réponse, la volonté de tricher du questionné pour par exemple ne pas dévoiler ses opinions, et bien sûr l'échantillonnage en fonction de l'âge du sexe du milieu social etc etc...... et je vous laisse le soin d'en rajouter. Dans une étude scientifique, il y a bien sûr la même problématique d'échantillonnage, mais il n'y a pas de problème lié à la réponse, car la réponse est mesurable par des instruments de mesure qui eux n'ont pas de biais relatif à l'échantillon. Quand on mesure un taux de glycémie, l'appareil de mesure bien étallonné, ne fait pas de différence entre un blanc et un noir ou un vieux ou un jeune et ne leur demande pas ce qu'ils en pensent. Et ça, c'est une sacré différence.
a écrit le 31/03/2020 à 14:01 :
Bonjour,

Quelques remarques sur cette étude DISCOVERY.

1/ Concernant le bras d’essai LOPINAVIR (KALETRA). Il s’agit d’un IP Inhibiteur de Protéase anti-VIH. Or dans cette même classe il existe une autre molécule plus efficace, le DARUNAVIR (PREZISTA). Ce médicament a en effet montré une efficacité supérieure dans le traitement du VIH.
Il me semble que l’essai sur le COVID19 devrait se faire avec la molécule la plus efficace.

2/ Concernant le bras HYDROXYCHLOROQUINE (PLAQUENIL), l’étude DISCOVERY ne l’associe pas à l’antibiotique AZYTHROMINICNE (ZYTHROMAX). Or l’étude préalable du Pr Raoult associe les 2 molécules pour une meilleure efficacité et en prise dès le début des premiers symptômes. L’étude DISCOVERY intervient dans une prise trop tardive de l’HYDROXYCHLOROQUINE puisque les patients sont hospitalisés dans un état avancé.

3/ Il est possible que d’autres classes de molécules antirétrovirales VIH soient efficaces contre le COVID19. Il serait intéressant de voir si des séropositifs au VIH sous traitement trithérapie sont épargnés par le COVID19 et alors quelles sont les molécules utilisées.
Cela donnerait des pistes ou indices rapides de présomption d'efficacité.

4/ De même il est possible que des patients traités par HYDROXYCHLOROQUINE (PLAQUENIL) pour d’autres pathologies soient épargnées par le COVID19. Ce qui donnerait un indice d’efficacité de cette molécule en proportion des non-contaminés par rapport à la cohorte sous traitement.

Les 4 molécules citées si dessus sont toutes dans le domaine public. Il existe donc des génériques pour toutes, ce qui en minore le prix par rapport aux molécules sous brevet.

Je salue au passage Mme Florence ADER que j'ai connue au SMIT au CHU de Toulouse il y a 20 ans.
a écrit le 30/03/2020 à 18:21 :
Le stress et le doute font aussi des dégâts ,
En nous protégeant massivement nous protégeant aussi nos soignants , autorisez svp les tests précoces massives pour tous les citoyens et citoyennes de France

Se protéger est un droit !! Beaucoup de pays en voie de développement le font ,l’Europe est en retard sauf l’Allemagne

Un test à distance pour tous ceux qui ont un doute et «  c’est légitime !! »

Enrayons «  ensemble «  ce virus !!
a écrit le 30/03/2020 à 17:57 :
Vus me pardonnerez un léger mécontentement que j'espére légitime.
Il y a trente mille morts.
Nous sommes en gestions de crise.
Que les scientifiques fassent toutes les études qu'ils veulent, mais en parralléle en attendant de savoir ce qui est le mieux il faut séparer les malades des personnes saines, confiner les malades, et les traiter avec ce que l'on pense le plus efficace au jour d'aujourd'hui quitte a changer de traitement dans quelques semaines.
Attendre de savoir de quoi on parle c'est bien mais pas lorssqu'il y a le feu à la maison. Pendant que l'on tergiverse les hopitaux explosent, les usines s'arrétent...
Dans le pire de cas on aura rien gagné, dans le meilleur des cas on réduira lourdement la casse.

Cependant c'est vrai que ce n'est pas une décision scientifique, mais une décision de gestion de crise ou l'on décide de sortir des structures bien établies pour prendre un risque, le plus réduit possible, mais un risque. (Un chef sachant cheffer ce que nous n'avons clairement pas)
Réponse de le 30/03/2020 à 22:12 :
D’accord avec vos propos ,
Il serait bien que toutes les villes de France se mettent à désinfecter partout pour limiter les impacts dans les lieux publics et interdire toutes sorties ( même avec un masque ) aux personnes infectées du virus pendant 14 jours + 8 jours ( d’après les dernières informations sur la contagion )
a écrit le 30/03/2020 à 15:29 :
30000 morts dans le monde ? à rapprocher des 70000 morts annuels dues au tabagisme pour la seule France !

Il sera intéressant de noter le coût de chaque traitement proposé à l'issue de ces essais
Réponse de le 30/03/2020 à 20:49 :
La seule différence est que le cancer du fumeur n'est heureusement pas contagieux.
a écrit le 30/03/2020 à 12:44 :
Cet essai est malheureusement biaisé. L'hydroxychloroquine est administrée avec succès à Marseille en combinaison avec un antibiotique couramment utilisé dans les maladies pulmonaires. Et surtout, il a fait la preuve de son efficacité quand il est administré assez tôt, car il bloque le développement du virus. Le tester sur des patients gravement atteints, n'a que peu d'intérêt.
Par ailleurs, je trouve parfaitement immoral la constitution de ces groupes témoins qui revient à traiter des êtres humains comme des souris blanches.
A ce jour l'essai discovery inclut 123 patients. L'IHU méditerranée a annoncé hier soi,r avoir traité 1003 malades avec son protocole utilisant l'hydroxychloroquine. Un seul patient était toujours en réanimation et il fallait déplorer un seul décès. Mais zut, ils n'ont pas utilisé de groupe témoin. C'est pas scientifique, c'est juste de la médecine.
Réponse de le 30/03/2020 à 20:59 :
"C'est pas scientifique, c'est juste de la médecine", tiens encore un prix nobel potentiel de la bêtise. C'est d'ailleurs le même qui ferait un procès au laboratoire si on lui donnait un médicament qui n'aurait pas subi des tests internationalement reconnu. Ben oui, "C'est pas scientifique, c'est juste de la médecine" Rappelez vous le médiator que Servier n'avait pas testé convenablement. La science n'est pas une croyance. En science tout doit se démontrer. et en médecine les protocoles sont internationaux.
Réponse de le 02/04/2020 à 18:31 :
M. Tototiti
la chloroquine est utilisée depuis 50 ans par des centaines de millions de patients pendant des mois, a été délivrée à plus d'un milliard de doses, et était encore en vente libre en France avant qu'elle ne soit précipitamment mise sous séquestre (=classement en substance vénéneuse) juste au début de la pandémie.
Alors on peut dire qu'elle a été intensivement testée, un traitement de 10 jours avec controle médical est anodin, il y a juste une grosse anguille sous roche.
a écrit le 30/03/2020 à 12:41 :
Pourquoi réserver le traitement aux malades hospitalisés ou gravement atteints alors qu'on sait que les antiviraux ne sont efficaces que s'ils sont prescrit suffisamment tôt au moment ou la charge virale est la plus élevée.(1ére semaine de contamination) Après il semble que cela soit soit trop tard en raison des dégâts liés a l'inflammation. Le système immunitaire s'emballe avec production magistrale de cytokines pour laquelle l'hydroxychloroquine n'aurait par exemple aucun effet.
Une étude quelque peu étonnante
a écrit le 30/03/2020 à 11:13 :
Selon Radio France, le rassemblement évangélique de Mulhouse de février aurait fait bien plus de "dégâts" que prévu. Organisé par l’une des plus grandes associations évangéliques de France, la Porte Ouverte chrétienne, cet événement annuel qui a eu lieu entre le 17 et le 21 février et qui a rassemblé près de 2 500 fidèles aurait été un véritable foyer infectieux selon l'enquête. En effet, selon plusieurs témoignages de médecins, c’est a minima 1 000 personnes qui y auraient été contaminées, soit beaucoup plus que la centaine annoncée officiellement.

"Les gestes barrières n’étaient pas encore recommandés par les autorités sanitaires, a fait remarquer Nathalie Schnoebelen, la chargée de communication de la Porte Ouverte. Pendant ces cinq jours, les fidèles se sont donc salués, se sont fait la bise et se sont tenus par la main parfois en priant pendant les célébrations".

Présent sur les lieux le 18 février pour un bain de foule dans le quartier de Bourtzwiller, le président Emmanuel Macron a semble-t-il pris de sacrés risques. "J’ai compté, il a mis une heure quarante pour faire 100 mètres tellement il faisait de selfies et d’accolades", a indiqué Patrick Genthon, le correspondant de Radio France à Mulhouse, présent sur les lieux. Dans le lot des fidèles, une dame se souvient d'avoir serré la main du chef de l'état français. Le lendemain, elle est tombée malade. "Cette dame est présidente d’association à Mulhouse. Elle m’a dit qu’elle avait été dans le cortège avec Monsieur Macron. Elle m'a dit : "J’étais à proximité de Monsieur Macron, je lui ai serré la main, j’étais dans la salle de réunion. Je suis tombée malade le lendemain et mon fils aussi peu après", a révélé, consterné, Patrick Vogt, médecin généraliste à Mulhouse.Deux jours après la visite du président, des centaines de personnes sont tombées malades. Ainsi, une infirmière des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, présente au rassemblement, aurait été à l’origine de la contamination de 250 collègues soignants, selon le directeur général de l’Agence Régionale de Santé (ARS) Grand-Est. Le pasteur Jonathan Peterschmitt, qui a organisé le rassemblement, a quant à lui été testé positif, tout comme 18 personnes de sa famille. Trois retraités corses présentes au rassemblement ont également introduit le virus dans la région d’Ajaccio.

Selon Radio France, d'autres cas en lien avec Mulhouse ont essaimé partout en France : Orléans, Besançon, Saint-Lô, Belfort, Dijon, Mâcon, Agen, Briançon, Paris, provoquant des confinements et fermeture d’écoles. "Le système de détection” des autorités sanitaires françaises “n’a pas fonctionné”, a déploré le docteur Vogt. “C’est de l’insouciance, de l’incompétence".
a écrit le 29/03/2020 à 21:59 :
"Randomisé" ou "Randomisation" signifient en bon Français Gaulois Réfractaire non-macroniste : "Aléatoire "ou "Au hasard".

Donc, la professeure Florence Aderde l'INSERM teste 1) "le remdesivir", 2) "le lopinavir-ritonavir", 3) "le lopinavir-ritonavir-interféron bêta" et 4)"l'hydroxychloroquine".

Compatriote lyonnais, si vous allez vous faire traiter chez elle, vous avez 1 (mal-)chance sur 5 de recevoir un produit inerte (protocole de tests rigoureux oblige) !

À vous de voir, et surtout Bonne Chance !
Réponse de le 30/03/2020 à 12:26 :
ma fille qui est infirmière dans ce service infectieux de la croix rousse a contracté le virus il y a une quinzaine de jour, elle n'a été traitée par rien du tout et semble guérie, avec sûrement une immunité qui sera efficace.
Guérie sans rien comme 80% des gens infectés et exactement comme dans la dernière étude à Marseille sur 80 patients traités par le plaquénid, 1 mort, 4 patients hospitalisés dont un dans un état grave.
a écrit le 29/03/2020 à 21:49 :
Je souhaite resté simple, je suis effaré et triste de constater si peu d'écoute entre des personnes d'un niveau intellectuel plutôt élevé. On cherche à comparer deux approches complètement opposées. Nous sommes en guerre et il faut sauver le maximum de personnes. Le Pr RAOULT utilise l'expérimentation et constate que ça marche avec des molécules connues, en prenant le "mal" suffisamment tôt, avec certaines précautions, électrocardiogramme, taux de potassium ...etc . De l'autre côté les défenseurs de la stricte méthodologie rigoureuse utilisée en temps normal, soutenus par les labos, mènent une guéguerre de principe, en sacrifiant des patients qui recevront le placebo. Ce n'est donc pas la même guerre ???
La logique voudrait que l'on mène de front les deux approches, sans déformer les préconisations de "l'expérience", et ensuite on ajuste le choix de stratégie en fonction des résultats les plus performants. C'est évident non ??
De plus lorsqu'on lit l'article ci-dessus, il s'agit d'un échantillon de 123 patients, on nous prends vraiment pour des imbéciles. Pauvre France, le profit et l'argent finiront par nous anéantir, la mondialisation en est une première démonstration !
Réponse de le 30/03/2020 à 11:53 :
Je suis désolé de vous contredire mais allez voir les interviews du prof RAOULT sur youtube.
Il a fait le point récemment, il note une baisse de la charge virale et note que les patients en réanimation n'ont quasiment plus de charges virales et ce de manière naturelle, l'inflammation a détruit les poumons et le virus, il indique que la chloroquine est inutile dans ces cas là car justement le virus n'est plus là.
La choloroquine est justement là pour tuer le virus mais pas pour restaurer la capacité respiratoire des patients.
Or c'est bien les cas graves qu'on voudrait éviter: or l'étude de RAOULT obtient la même ventilation que l'absence de traitement. En gros 80% n'ont pas de complication, 20 % en ont, quelques % en réanimation, encore moisn qui décèdent.
Ce qui ne prouve rien !
Et pendant ce temps, à cause du bruit généré par RAOULT, la recherche est entravée.
a écrit le 29/03/2020 à 19:47 :
Comme l'on ne fait pas de testes massifs pour connaitre les personnes en début de contamination non encore hospitalisé, ont ne peut pas vérifier l'efficacité d'un traitement en début, lors ce que la charge virale et faible.
Les testes pratiqués sont simplement pour que les gens ne meurent pas à l’hôpital.
Cette batterie de teste ne sert pas à guérir les 80% de positifs voir plus qui n’ont pas besoin d’être hospitalisés.
Il faudrait lancer une seconde opération pour ce type de malades.
a écrit le 29/03/2020 à 18:36 :
Sans buzz, vraiment?
L'étude en cours fait pourtant la une de tous les media alors qu'elle n'a encore rien à présenter comme résultats.
Disons que c'est un plan com, il y a des gens bien placés (au)près du gouvernement qui sont gênés par ce qui se passe à Marseille.

Ceci ne remet en cause en aucune manière le travail et la compétences des équipes de Lyon et d'ailleurs (j'espère bien qu'il n'y a pas que 20 clampins en France à bosser sur le sujet !).

On aura besoin d'études réalisées selon les standards académiques, notamment pour les vaccins qui seront distribués à des milliards d'exemplaires sur la planète et inoculés à des porteurs sains.

En attendant je continue de penser que l'approche cowboy du Pr Raoult constitue une piste qu'on aurait tort de négliger tant qu'il n'y aura aucune alternative plus efficace.
a écrit le 29/03/2020 à 18:29 :
Dans cette étude, que fait le professeur Florence Ader des gens malades qui reçoivent un traitement placebo ?
Elle ne tente pas de les guérir en fait !? Mais elle se sert d'eux pour conduire ses expériences !

Ces personnes malades sont réduits à l'état de rats de laboratoire en pleine crise sanitaire par l'Inserm, c'est bien cela ?
a écrit le 29/03/2020 à 17:56 :
-"plus on avance dans la maladie, moins la présence du virus est importante, donc « si on veut espérer un effet anti-viral d’une molécule, il faut la donner très tôt », abonde le Pr Bruno Lina
-"Il s’agit de malades présentant des signes respiratoires, notamment la pneumonie, et/ou ayant besoin d’un support d’oxygène, détaille le Pr Ader

"Uniquement des patients hospitalisés et gravement atteints" ,
Je pose une question : quelle est la priorité ? C'est bien la pandémie ?

Quand on a une fuite à un robinet , on coupe l'eau avant de réparer
Réponse de le 29/03/2020 à 19:03 :
résoudre la pandémie en faisant un parallèle avec du travail de plombier, faut vraiment être un imbécile . la france des yaka a pas fini de tourner en orbite.
a écrit le 29/03/2020 à 17:35 :
oui loin du buzz mais qu'ils sont consternants tous ces pseudos consultants-spécialistes qui ne savent que faire le buzz ou tous ceux qui sont exclusivement dans la récupération politique. Sur une chaîne info, M. Bernard Kouchner a analysé l'action du gouvernement et la situation sanitaire de manière plus que pertinente et empreinte de bon sens. Selon lui le gouvernement a fait et fait ce qui est ,écessaire, et il ajoute, que voulez vous qu'il fasse d'autre. Beaucoup devraient s'en inspirer au lieu de vouloir toujours polémiquer. Le président du Sénat et Olivier Faure viennent de demander l'unité nationale. Ouf, il était temps que M. Larcher, à qui il reviendrait d'assurer l'intérim en cas de vacance de la présidence de la république fasse preuve d'un peu plus de responsabilité.
a écrit le 29/03/2020 à 17:16 :
L’approche de l’étude du professeur Ader semble différente du professeur Raoult.

L’essai clinique se porte sur les cas les plus graves pour Ader.
Pour Raoult , Il se porte sur des patients simplement dépistés positifs au virus .

L’une cherche un traitement efficace pour réduire la mortalité.
L’autre de tenter de réduire l’effet épidémique de la maladie en réduisant le nombre de porteur dépisté par une guérison rapide.
Il semble , que ce dernier ait bien spécifié que l’effet de son traitement n’était valable que les 6 premiers jours d’incubation.
Les deux sont intéressantes et pourraient être même assez complémentaire.
Réponse de le 29/03/2020 à 22:55 :
L'etude du Pr Raoult est scientifiquemt tres faible. Deja, elle ne suit aucun protocole scientifique. Et ces protocoles n'ont pas ete invente pour rien: M. Raoult n'est pas le premier a proclamer que tel produit a une efficacite sur telle maladie. Mais surtout, parmi les patients testes precocement, l'immense majorite guerit naturellement et rapidement. Donc pour montrer l'effet supplementaire de son traitement, il faudrait un echantillon tres large, un groupe temoin, etc.
a écrit le 29/03/2020 à 16:33 :
Les dépêches AFP qui évoquent de près ou de loin les travaux du professeur Raoult sont biaisées, et on peut le dire VRAIMENT INFECTES !

Plus globalement, l'AFP n'est pas une agence de presse, c'est une machine de propagande qui abreuve (presque) TOUS les médias français d'informations biaisées.

Comparer leurs dépêches avec celles de REUTERS et vous comprendrez par vous-même !
a écrit le 29/03/2020 à 15:58 :
La France compte de nombreux chercheurs à la pointe dans ce domaine, laissons les travailler efficacement en utilisant les bons outils.
Ce sujet est trop grave pour le laisser aux populistes de tous bords et aux " crétins qui savent tout ...."
Bravo Professeur Ader et à toutes vos équipes...
Réponse de le 29/03/2020 à 17:00 :
Le problème de cette démarche très noble laisse beaucoup de patients à un stade avancé sans traitement à part la ventilation artificielle .Le temps d'un traitement homologué fiable au niveau international pourrait bien arriver après la bataille. Les Chinois ont essayé en réel tous les traitements sérieux possibles d'ou leur faible taux de mortalité .
Réponse de le 29/03/2020 à 17:37 :
Vous devez surement être médecin pour écrire "....démarche très noble laisse beaucoup de patients à un stade avancé sans traitement à part la ventilation artificielle "....
Haaa la médecine, c'est facile alors....? , on soigne la moitié des malades avec un médoc et l'autre sans médoc et on regarde ceux qui survivent ?.
Voila, j'y avion pas pensé....maintenant je sais.
a écrit le 29/03/2020 à 15:55 :
"" Uniquement des patients hospitalisés et gravement atteints.""
tester des patients qui n'ont plus les traces, juste la detresse respiratoire, je ne suis pas sur que ca serve a qqch
raoult avait l'honnetete de dire a qui il donnait ses medicaments et pourquoi !
on peut pas comparer des choux et des patates en reprochant aux autres leur methodologie ' non scientifique'
comme disait un oncologue, administrer un produit contre le cancer, ca sert a quelque chose, mais pas forcement 2 jours avant la mort du patient!
choisir les patients irrecuperables, moi je vous economise le prix des etudes pantalonnades, vu qu'on connait les resultats avant l'heure!
comparer des traitements pas donnes aux memes type s de patient, ca sert a rien............
si vous cherchez un sujet d'etude tout a fait objectif, merci de repondre a la question:
' le traitement a la chloriquine est
1 neutre
2 sans efficacite
3 sans efficacite aucune
4 absolument sans efficacite aucune'
( j'ai un peu mon idee sur la conclusion de l'etude a la francaise ' facon scientifique)
faudra arreter de se foutre de la gueule des gens, ils commencent a devenir un peu nerveux
Réponse de le 29/03/2020 à 16:20 :
Cette période est vraiment folle. La France compte 65 millions de brillants médecins, pharmacologues et chercheurs. Je viens de lire ce que dit le PDG de Novartis qui fabrique l'hydroxychloroquine : “Nous travaillons avec les hôpitaux suisses sur de possibles protocoles de traitement pour l’utilisation clinique de ce médicament, mais il est trop tôt pour affirmer quoi que ce soit de définitif.”
Réponse de le 29/03/2020 à 17:42 :
assez d'accord avec Tototiti, toutefois, c'est tout de même surprenant cet acharnement à vouloir tester des trucs sur des patients "gravement atteints" pour lesquels l'un des meilleurs infectiologue explique que ça ne sert à rien vu que la charge virale est derrière eux (donnée extrêmement simple à vérifier me semble-t-il ?)...
En ces temps de confinement, on a tous le temps de s'imaginer des complots pas possibles... A l'inverse, je suis également dubitatifs sur l'absence de méthodologie sérieuse du Pr Raoult. qu'il ait montré une première étude montée à l'arrache, bon ok, mais que la deuxième soit du même acabit, c'est quand même surprenant !
Réponse de le 30/03/2020 à 15:23 :
he tototiti
je ne suis pas medecin, mais je sais comment on fait des etudes, et quels sont les biais!
quand vous faites une etude de marche en demandant si votre produit est ' bon, tres bon, excellent , parfait', je peux vous affirmer a 100% que votre produit est apprecie!
quand on pose des questions a la con, on a des reponses a la con
moi je suis etonne de voir que la france a 65 millions de statisticiens , surtout vu le niveau en maths local!
tout le monde s'y connait en echantillonnage, en tests, en ecnomometrie, en plans d'experience, etc
raoult a dit que ca servait a rien quand les gens sont au tas, on fait une contre etude en choissant des gens ... au tas!
et avec ca on traite les gens de pas scientifiques!
je suis curieux de savoir comment seront batis des ' echantillons representatifs', sachant que ca veut rien dire vu qu'on y met ce qu'on veut - cf cours sur les sondages- ( et qu'en plus la population qui va arriver aux hopitaux va vraisemblablement ne plus etre la meme avec le temps)
si vous voulez prouver a votre voisin qu'une renault,c a ne roule pas, aller en chercher 2 ou 3 en casse, et il verra bien que les renault ca ne marche pas!
prenez en 10, et validez vos hypotheses avec un test non parametrique, et votre argumentation devient scientifique, donc irrefutable

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :