Crise boursière : Shanghai poursuit seule sa chute

 |   |  590  mots
Le ralentissement de la croissance chinoise et le risque induit pour l'ensemble de l'économie mondiale continuent de peser sur les marchés
Le ralentissement de la croissance chinoise et le risque induit pour l'ensemble de l'économie mondiale continuent de peser sur les marchés (Crédits : © Carlos Barria / Reuters)
La place boursière a ouvert sur un nouveau recul de 6,41%, au plus bas depuis le mois de décembre dernier mais est légèrement remontée ensuite. Le mouvement de ventes panique dans les principales places financières asiatiques s'est calmé, selon un expert boursier.

 Au lendemain du "lundi noir" sur les places boursières de la planète, la glissade s'est poursuivie mardi matin à la Bourse de Shanghai mais les autres grandes places financières asiatiques ont limité les pertes lorsqu'elles ne repassaient pas dans le vert.  Après un plongeon de 8,5% la veille, la place boursière a ouvert sur un nouveau recul de 6,41%, au plus bas depuis le mois de décembre dernier.

Après trois heures et demie de séance, vers 05h00 GMT, l'indice composite de la Bourse de Shanghai ne perd toutefois plus que 4,33% à 3.071,06 points.

Alors que Tokyo semblait partie pour un nouveau plongeon,  l'indice Nikkei cédant jusqu'à 4% vingt minutes après l'ouverture, l'indice vedette de la Bourse de Tokyo progressait  de 1,10% à la mi-séance avant de repartir à la baisse. A une heure de la clôture d'une séance en dents de scie, le Nikkei cède 0,93% à 18.368,45points. À Hong Kong, l'indice Hang Seng qui avait ouvert en recul de 0,6% est repassé dans le vert et reprend 1,62% vers 04h45 GMT. Taiwan, qui avait lâché 4,84% lundi, a pour sa part connu un véritable rebond, ouvrant en hausse et progressant en séance. Vers 04h45 GMT, le principal indice boursier de la Bourse de Taipeh gagne 3,26%.

"Il semble y avoir des ordres de rachat sur de nombreux marchés après le mouvement de ventes-panique de ces derniers jours. Même les actions d'entreprises qui n'avaient que peu de relations d'affaires avec la Chine étaient à la vente", explique Yukino Yamada, stratégiste senior chez Daiwa Securities.

Pas de crainte d'une récession

Dans une note, la banque américaine d'investissement Goldman Sachs estime que la chute des cours des matières premières observée sur l'année écoulée de même que les faiblesses récentes de l'économie et de la monnaie en Chine et sur d'autres marchés émergents ne feront pas basculer l'économie mondiale dans la récession.

"Les dernières données macroéconomiques en Chine suggèrent que la croissance reste léthargique, mais elles ne sont pas faibles au point de justifier les craintes d'un atterrissage brutale", écrivent pour leur part les économistes de Capital Economics.

Pour autant, le ralentissement de la croissance chinoise et le risque induit pour l'ensemble de l'économie mondiale continuent de peser sur les marchés. Le ministre japonais des l'Economie, Akira Amari, a expliqué pour sa part qu'une bulle s'était formée sur les marchés d'actions chinois et qu'on assistait à un ajustement prévisible des cours qui, a-t-il rappelé, ont plus que doublé entre décembre et mai. Et il ajouté que le raffermissement du yen démontrait que les investisseurs jugent que les fondements de l'économie japonaise sont solides.

Le pétrole sous les 40 dollars le baril

Plombé par une nouvelle chute des marchés chinois et des inquiétudes renouvelées sur un éventuel afflux d'or noir iranien, le marché pétrolier a chuté lundi à New York pour terminer pour la première fois depuis six ans sous 40 dollars le baril.

Le cours du baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en octobre a perdu 2,21 dollars à 38,24 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), un niveau auquel il n'était pas retombé en clôture depuis février 2009.

A Londres, la référence européenne du brut, le baril de Brent de la mer du Nord a perdu 2,80 dollars à 42,69 dollars, à son plus bas depuis mars 2009, là aussi sur le contrat pour octobre.

(avec Reuters et AFP)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 25/08/2015 à 21:15 :
Le chinois moyen, qui n'y connaît rien, c'est fait rouler dans la farine.
L'élite financière chinoise à créé le crash, pris ces profits en vendant en masse.
Maintenant, elle va tranquillement racheter des actions abordables, provenant du chinois moyen, qui lui a vendu, par peur de perdre plus.
En bourse, il n'y pas de place pour les petits joueurs.
a écrit le 25/08/2015 à 16:24 :
Ce qui me fait marrer c'est le prix du baril....a peine 40 dollars et à la pompe on paie le gasoil 1.07€. Petit rappel: en 2008 le baril etait a 80 dollars et on le payait moins de 1€ voir 0.99€. Merci Total de nous bien la mettre profond et de vous féliciter des bénéfices records chaque année.
a écrit le 25/08/2015 à 13:55 :
"Goldman Sachs estime que la chute des cours des matières premières observée sur l'année écoulée de même que les faiblesses récentes de l'économie et de la monnaie en Chine et sur d'autres marchés émergents ne feront pas basculer l'économie mondiale dans la récession" : les mêmes qui n'avaient pas vu venir la crise de 2008 et qui pilote en sous-main la reprise de la Grèce ? Ha-ha-ha !
a écrit le 25/08/2015 à 13:09 :
Au plus bas depuis décembre dernier !!!!!!!! En décembre personne ne se plaignait alors ou est donc le problème? Qui a intérêt a semer la panique pour récolter les bénéfices après coup? La bourse devrait rester entre gros parieurs et ne pas en sortir.. Cela ne m’intéresse nullement et tous les pauvres devraient penser ainsi
a écrit le 25/08/2015 à 9:57 :
on dit " jouer en bourse" .... donc le risque de perdre .... à crédit pour les chinois ! Hélas !
a écrit le 25/08/2015 à 9:55 :
prendre des crédits pour acheter des actions ... voilà le résultat d' une sorte de " subprime à la chinoise" ... la consommation d'énergie donne un aperçu de l'économie, plus que les chiffres donnés par le gouvernement chinois. En dehors de ça, ce sont les pays émergents qui vont trinquer les 1ers .... ainsi que les pays producteurs de pétrole/gaz .... pour le reste, Il suffira de regarder la balance économique de l'Allemagne pour ce faire une idée ! On y verra plus clair !
Réponse de le 25/08/2015 à 13:47 :
@pmxr
Ce n'est pas une invention chinoise: les marchés à terme existent depuis au moins deux siècles. Je crois (pas certain) que le premier est celui du marché des fleurs à Amsterdam au 18ème siècle.
Pour les actions et les matières premières c'est courant depuis au moins un siècle.
Cordialement
Réponse de le 25/08/2015 à 16:29 :
Désolé pour votre commentaire, j'ai pas lu, juste les premières lignes m'ont suffit... :)

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :