Bourse : le krach de Shanghai fait plonger toutes les places européennes

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À Tokyo, première place majeure à ouvrir en Asie, la Bourse s'est enfoncée de 4,61%, au plus bas en six mois après cinq journées de recul.
À Tokyo, première place majeure à ouvrir en Asie, la Bourse s'est enfoncée de 4,61%, au plus bas en six mois après cinq journées de recul. (Crédits : Reuters)
Le ralentissement économique de la Chine, les turbulences sur ses places financières et la dévaluation du yuan il y a près de deux semaines continuent de perturber les marchés à travers le monde. La Bourse de Shanghai a chuté de 8,5%, entraînant avec elle les autres places financières asiatiques. En Europe, dès l'ouverture, les marchés ont accusé le coup. L'ouverture de Wall Street va être suivie de près.

Shanghai, qui a dévissé de plus de 11% la semaine passée, a entamé la dernière semaine d'août sur un nouveau dérapage incontrôlable. Entraînés par cette nouvelle débâcle, les marchés asiatiques ont plongé lundi 24 août au matin à des niveaux inédits depuis trois ans, sur fond d'inquiétudes persistantes pour la croissance chinoise.

L'indice composite de la Bourse de Shanghai a terminé la séance sur une chute de 8,46% à 3.210,90 points, sa plus forte baisse en séance depuis le 27 février 2007. L'indice CSI300 des principales entreprises cotées à Shanghai et Shenzhen a perdu 8,75%, également sa plus forte chute depuis le 27 février 2007, à 3.275,53 points, son plus bas depuis le 24 décembre 2014. Avant de s'effondrer mi-juin, la Bourse de Shanghai s'était envolée de 150% en l'espace d'un an. Elle a retrouvé aujourd'hui ses niveaux de mars 2015, effaçant près d'un an de gains.

Propagation sur les marchés asiatiques et européens

À Tokyo, première place majeure à ouvrir en Asie, la Bourse s'est enfoncée de 4,61%, au plus bas en six mois après cinq journées de recul. La séance a été extrêmement active, avec 3,95 milliards de titres échangés sur le premier marché, le double du volume d'une journée moyenne. Dans les autres places financières asiatiques, la tendance était aussi à la baisse : Hong Kong perdait 5,04%, Sydney 4,09%  et Singapour 3,8%.

"Les marchés paniquent. Les choses commencent à ressembler à la crise financière asiatique de la fin des années 1990. Des spéculateurs se débarrassent des actifs qui semblent les plus vulnérables", avance Takako Masai, directeur de recherches à la Shinsei Bank de Tokyo.

En Europe, dès l'ouverture, les marchés ont accusé le coup. L'indice CAC 40 abandonne 3,05% à 4.489,61 points après avoir accusé la semaine dernière, avec une chute de 6,57%, sa plus mauvaise performance hebdomadaire depuis décembre 2014. La Bourse de Londres recule de 2,48%, celle de Francfort de 3,11% et Milan de 3,24%.

"La contribution de la Chine à un ralentissement mondial potentiel a de nouveau chahuté les marchés ce matin, les vendeurs de précipitant dans la brèche, un mouvement exacerbé par les faibles volumes alors que la City doit encore revenir à son activité normale à la fin de ce mois de vacances", a commenté Richard Hunter, analyste du courtier Hargreaves Lansdown Stockbrokers

Vers une nouvelle dévaluation du yuan?

La peur d'une contagion à l'échelle mondiale du ralentissement de la deuxième puissance économique de la planète avait déjà fait vivre vendredi à Wall Street sa pire séance depuis près de quatre ans, les trois indices de référence perdant plus de 3%.

Cette semaine encore, les investisseurs vont surveiller de près la Chine dans l'attente de mesures de stimulation de la part de Pékin afin de freiner le ralentissement.

"La Chine pourrait être contrainte de dévaluer encore le yuan si son économie fléchit, et les marchés actions doivent gérer la perspective d'un yuan plus faible amplifiant l'impact négatif d'une économie chinoise léthargique", commente Eiji Kinouchi, analyste chez Daiwa Securities à Tokyo.

(avec Reuters)

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a écrit le 24/08/2015 à 15:54 :
Aujourd'hui, sauf erreur de ma part, c'est un crack financier dans les bourses internationales. Faut-il y voir la fin de notre faible croissance. Et la fin du blabla de notre « cher Hollande » La claque va-t-elle débouché sur une aggravation du chômage ? Une baisse de l’investissement ? L’annulation de contrats, de commandes ?
A suivre
a écrit le 24/08/2015 à 14:57 :
Le casino boursier mondailisé étant ce qu'il est dans le monde que nous savons, ne serait-il pas logique que se multiplient les défauts de paiement de pays autant gavés de " papiers creux" dans leurs fonds obscurs enchevêtrés ?
a écrit le 24/08/2015 à 14:35 :
des solutions simples existent pourtant!il suffit d'interdire la vente,la vente a découvert en grande quantité d'actions,cela a été réalisé en chine et a assez vite calmé les spéculateurs libéraux.on dit souvent que la bourse est déconnectée de l'économie réelle,c'est le cas actuellement en france ou l'économie progresse en dehors de toutes variations boursières
Réponse de le 24/08/2015 à 15:32 :
Et qu'attend donc Grand Mamamouchi 1er pour mettre en place ces outils, si c'est si simple ? Pourtant, "Moi Je" disait que son ennemi c'était la Finance (et surtout celle là), et que d'un coup de baguette socialmagique tous les banquiers s'aligneraient sur la Parole Révélée... Des paroles on en a eu... Et des révélations aussi, mais pas celle là...
Réponse de le 24/08/2015 à 16:03 :
AH bon ?
SHSZ300
12 Juin 2015 = 5333
24 août 2015 = 3275
avec (d'après ce que j'ai lu donc méfiance) les supports de la Banque de Chine, des maisons d'investissements qui n'auraient pas la possibilité de vendre leurs titres et certains titres qui seraient cotés que de façon épisodique.
Comme USD 4 000 Mlds sont partis en fumées, les réserves de la Banque de Chine vont y passer... C'est probablement pour cela qu'elle a dû modérer ses interventions
Il faudrait aussi interdire les achats à découvert puisque la bourse Shanghaî est passée de 3000 à 5300 en 6 mois.
Solution ultime: fermer toutes les bourses.
Cordialement
a écrit le 24/08/2015 à 12:46 :
N’est-ce pas plutôt l’Europe qui entraine le monde vers le bas par sa politique de chômage de masse et de baisse du pib ? On parle d’un carnage évité, on oublie la cause des malheurs, c’est la persécution politique européiste. L’Europe du chômage et de l’incurie. L’Europe c’est la traite de l’être humain. Des diplômés aux organismes de l’emploi se verraient proposer de distribuer des publicités dans les boîtes aux lettres, des fonctionnaires maltraitent des salariés précaires. On trouve des témoignages de bac+5 employés comme taille-haies et des hôtesses employées le double, c’est bac+combien ? Aux USA par exemple, le taux d’emploi aurait été réduit et on fait une croissance double, le boomer européiste n’est-il pas un bourreau social alors qu’on publie un taux de suicide double de nos voisins, n’est-ce pas révélateur d’un Etat de persécution ? Des gens seraient mis hors du pays, n’avons-nous pas de l’antisémitisme d’Etat de type fascisme social à la Mussolini, un Edit de Nantes ?
a écrit le 24/08/2015 à 11:42 :
L'objectif chinois est de prendre la place de US , économiquement, financièrement, militairement. Remplacer l'impérialisme américain (anglo-saxon) par un impérialisme chinois. Le processus se fait sur un bruit de fonds de bottes de plus en plus audible.
Réponse de le 24/08/2015 à 12:44 :
Et Poutine dans tout cela ?.....et Hollande, que va-t-il encore faire ? Merkel y est pour quelque chose ?....
a écrit le 24/08/2015 à 11:18 :
C'est la progresion inquiétante des idées de gauche dans le monde qui fait dévisser les bourses ! Il faut les interdire...
Réponse de le 24/08/2015 à 11:34 :
Incompréhensible comme cela. Vous pensez ce que vous écrivez, ou est-ce de l'ironie ?
Réponse de le 24/08/2015 à 11:41 :
Je suis d'accord avec votre syntaxe, il faut interdire les bourses!
Signé: une idée de gauche
Réponse de le 24/08/2015 à 12:42 :
Vous m'avez fait penser à ce mot de Coluche : "De tous ceux qui n'ont rien à dire sur un sujet, les plus agréables sont ceux qui se taisent."
a écrit le 24/08/2015 à 11:10 :
Bonjour, les amis. Mon avis, sans preuve et sans source, et de façon succincte :

Les Chinois dévaluent de manière répétitive sa monnaie pour rester compétitifs et essayer de stimuler les exportations. Les États-Unis d’Amérique subissent cette dévaluation par la hausse du dollar américain, sachant que de nombreux indices économiques sont au rouge.
Que les États-Unis envoient un liquidateur économique auprès des dirigeants chinois en guise de chantage est pétrifiant, au vu de leur leadership (la chine détient une majeure partie des bons au trésor américain et tient l’économie américaine dans leurs mains).
La dissuasion militaire est aussi impensable au vu des finances américaines militaro-industrielles et à la force militaire chinoise et de celle de ses alliés. Cela, malgré l’imagination débordante de quelques têtes pour trouver une honorable raison « passable médiatiquement » à injecter dans la propagande médiatique de masse, pour lancer une attaque sur la Chine.
Alors, une guerre économique par des opérations chirurgicales voit le jour, ou « La guerre de l’ombre ».

Les États-Unis s’efforcent de déséquilibré et effraye le pouvoir communiste par des ripostes ciblées sur des infrastructures économiques, afin de faire peur au gouvernement chinois et de les découragé de réalisé des dévaluations répétitif. les récentes explosions au Texas, en Chine et au Japon depuis le 14 août en sont (peut-être) les preuves.

Attendons la suite. Bonne semaine à tous (sans ironie).
a écrit le 24/08/2015 à 10:49 :
La réponse des Chinois aux attaques américaines de ces derniers temps ?....

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