La tension monte encore d'un cran. En effet, l'Ukraine a affirmé ce dimanche 16 janvier avoir des « preuves » que la Russie a bel et bien participé à la cyberattaque d'ampleur qui a visé cette semaine plusieurs sites gouvernementaux ukrainiens, à l'heure où les relations s'électrifient entre Kiev et Moscou.
Selon le ministère, ce sabotage « est une manifestation de la guerre hybride que la Russie mène contre l'Ukraine depuis 2014 », année de l'annexion de la Crimée par Moscou, suivie d'un conflit toujours en cours entre les forces de Kiev et des séparatistes prorusses dans l'est du pays. L'objectif, ajoute le communiqué, serait « non seulement d'intimider la société », mais aussi de « déstabiliser la situation en Ukraine » en « sapant la confiance des Ukrainiens dans leur pouvoir ». Et ce, en usant de « fausses informations sur la vulnérabilité des structures informatique d'Etat » et sur la « fuite des données personnelles des Ukrainiens », estime le ministère.