LA TRIBUNE. Le bureau de l'Association internationale des maires francophones (AIMF) est réuni à Paris depuis le 27 avril, et jusqu'au 29 avril. Quel en est l'ordre du jour ?
ARNAUD NGATCHA. La maire de Paris, présidente de l'AIMF, voulait accueillir nos homologues avant les Jeux olympiques et paralympiques et leur donner un avant-goût de ce grand événement international pour la capitale, la France et les pays francophones. Nous organisons également un grand débat sur la désinformation et les fausses nouvelles. Les démocraties européennes et africaines sont toutes sujettes à des attaques qui prennent la forme soit d'une manipulation de l'information, soit d'une transformation de la réalité sur les réseaux sociaux. Dans les deux cas, cela participe à une déstabilisation de la démocratie et de ses représentants.
Avec l'équipe municipale, vous avez fait visiter, hier, le Village olympique et paralympique. Ne redoutez-vous pas des manifestations qui viendraient perturber le bon déroulement des Jeux ?
Je n'ai aucune inquiétude. Même le futur-ex secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, dit au Monde que « les Jeux ne doivent pas être pris en otage ». Cela doit en effet rester une grande fête populaire et de transformation de la société. Ce grand événement sera le moyen d'accélérer la transition écologique de Paris et va amener une génération à marquer de leur empreinte l'avenir.