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Coupe du monde de rugby, Jeux olympiques : le plan d'ADP et de la police aux frontières pour réduire l'attente des passagers

latribune.fr

Publié le 30 mars 2023 à 04:34 - Mis à jour le 30 mars 2023 à 09:34

Le logo du groupe adp est visible a l'aeroport d'orly

En janvier 2023, à Paris-CDG, sur près de 2,5 millions de passagers des vols internationaux, 90% ont attendu moins de 10 minutes.

SARAH MEYSSONNIER

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Alors que la France va accueillir en 2023 et 2024 deux événements sportifs mondiaux, le groupe ADP (Aéroports de Paris) et la police aux frontières se préparent à accueillir les nombreux voyageurs avec l'objectif d'assurer un passage aux contrôles fluide et le plus rapide possible.

« La Coupe du monde de Rugby, c'est comme une répétition des Jeux olympiques », explique Fabrice Gardon, directeur central de la police aux frontières. Prévus respectivement du 8 septembre au 28 octobre 2023 dans neuf villes de France et du 26 juillet au 11 août 2024 à Paris, ces deux événements occupent déjà les esprits du groupe ADP (Aéroports de Paris) et de la police aux frontières. Tous deux sont attendus sur la qualité de service pour les nombreux voyageurs qui vont débarquer à Paris Charles-de-Gaulle et Orly et passer l'étape du contrôle aux frontières. L'objectif est de « maintenir la rigueur de ce contrôle tout en assurant sa fluidité », détaille Fabrice Gardon. Et pou cause, c'est l'image du pays qui est en jeu ».

Lire aussiTransport aérien : un contrôle aux frontières renforcé, oui, mais après les Jeux Olympiques !

Pour cela, la police aux frontières prévoit de mettre les moyens avec le recrutement « a minima » de 255 agents supplémentaires d'ici juin 2023 et 500 d'ici fin 2024 pour les deux aéroports de Paris (167 à Paris-CDG et 88 à Orly) soit 20% de plus par rapport à la situation actuelle. À l'échelle de la France, ce seront 500 agents supplémentaires d'ici juin et 1.200 fin 2024. Il s'agira d'une part de fonctionnaires de catégorie C recrutés sur titre et non sur concours, et d'autre part de contractuels de droit public pour une durée de trois ans renouvelables une fois.

Une main d'œuvre bienvenue pour « remettre à niveau les effectifs par rapport à 2019 », admet le directeur central de la police aux frontières. Du fait de la crise sanitaire et de la longue fermeture des frontières qui en a découlé, les employés partis à la retraite ou ayant démissionné n'ont, en effet, pas été remplacés faute de voyageurs à contrôler. « Ces fonctionnaires ou contractuels permettront également de remplacer les policiers actifs qui pourront donc être affectés à d'autres fonctions », ajoute-t-il. Des embauches temporaires viendront compléter ces effectifs le temps des JO. « Nous pourrons faire en sorte de couvrir l'ensemble de nos lignes frontières », soit 268 postes de travail entre Paris-CDG et Orly.

Une attente pas si longue au sein des aéroports parisiens

Plus de main d'œuvre, pour réduire l'attente des voyageurs... qui n'est pas si longue, tempère le PDG d'ADP, Augustin de Romanet. Le groupe, en partenariat avec la police aux frontières, a, en effet, dévoilé ce mercredi un baromètre mensuel sur le sujet au sein des aéroports parisiens. Ainsi, en janvier 2023, à Paris-CDG, sur près de 2,5 millions de passagers des vols internationaux (ce qui ne concerne pas les vols domestiques ou venants de l'espace Schengen), 90% ont attendu moins de 10 minutes, 98% moins de 30 minutes et 99% moins de 45 minutes.

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En ce qui concerne Paris-Orly, les chiffres sont de 87% moins de 10 minutes, 99% moins de 30 minutes et 99% moins de 45 minutes pour un total de 818.700 passagers. À titre d'exemple, le 1er janvier dernier, c'est une panne des fichiers du ministère de l'Intérieur qui a généré près d'1h30 d'attente pour une centaine de passagers. Mais, dans l'ensemble, « la part des voyageurs ayant attendu plus de trente minutes est très faible », se réjouit le PDG d'ADP selon qui ce baromètre va déconstruire l'idée selon laquelle « les aéroports parisiens sont les pires et que les temps d'attente sont excessifs ». Et d'ajouter que « grâce à ce partenariat (entre ADP et la police aux frontières), nous allons fonder une collaboration très fructueuse pour les passagers ».

Lire aussiAéroports : ce que fait ADP pour se donner des marges manœuvre en Inde et en Asie

Pour autant, si les attentes de trente minutes demeurent rares « ils ne sont pas acceptables », admet Augustin de Romanet qui s'est donc fixé l'objectif d'améliorer l'accompagnement des voyageurs lorsqu'ils sont contraints de patienter avant le contrôle aux frontières. « Il faut les informer, identifier les publics prioritaires comme les personnes en situation de handicap et les femmes enceintes et même leur apporter de la distraction et du soin en distribuant des bouteilles d'eau, par exemple », détaille-t-il. « Il faut une gestion humaine des files d'attente, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui », ajoute-t-il enfin.

Plus de sas PARAFE

Au-delà du personnel, ADP compte également sur les sas PARAFE, pour « passage rapide aux frontières extérieures ». Ce système permet, grâce à une technologie biométrique d'authentification basée sur la reconnaissance faciale, d'effectuer les formalités de passage aux frontières de manière automatisée. On en compte aujourd'hui 122 au sein des aéroports parisiens (222 sur toute la France au 1er août 2022). Un chiffre qui devrait grimper à 170 pour l'été 2024, soit +40%, promet ADP.

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D'autant qu'il devrait être possible d'améliorer leur rendement, explique Fabrice Gardon. En effet, ces sas sont accessibles d'une part aux ressortissants des Etats de l'espace Schengen et d'autre part à ceux de certains pays extra-communautaires : l'Australie, le Canada, la Corée du Sud, les États-Unis, le Japon, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni et Singapour. Or, actuellement, un sas PARAFE est configuré soit pour accueillir les passagers venant de l'espace communautaire soit les autres. « Nous allons pouvoir configurer en temps réel les PARAFE » en fonction de l'origine du voyageur, s'enthousiasme le directeur.

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