Droits de douane, Brics, Trump… Le café au cœur du jeu géopolitique
Julien Gouesmat
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Le Brésil est le premier producteur au monde d'arabica
Shutterstock
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Le Brésil est le premier producteur au monde d'arabica
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En entrant en vigueur ce mercredi, la surtaxe de 50 % imposée par les États-Unis sur les produits brésiliens frappe particulièrement le café. Or, le Brésil fournit à lui seul près d'un tiers des grains consommés aux États-Unis, notamment sous forme d'arabica, prisé pour sa qualité. Un commerce à plus de 4 milliards de dollars. L'entrée en vigueur d'un tarif de 50 % frappe donc un pan majeur des importations agricoles américaines.
D'une part, des torréfacteurs comme JM Smucker, mais aussi l'enseigne Starbucks - qui refuse pour l'instant d'augmenter ses prix -, anticipent un impact direct sur leurs marges. Les analystes estiment un surcoût annuel de 3,5 % pour la seule division « boissons prêtes à boire et cafés en grains » de Starbucks, avec une incidence directe sur le bénéfice par action.
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Ceux qui le peuvent ont commencé à répercuter la hausse : JM Smucker a relevé ses prix en mai et le fera à nouveau en août. Son concurrent, Keurig Dr Pepper, suit la même trajectoire. Mais, avant même l'arrivée des barrières douanières sur le Brésil, les marges des acteurs du café ont fondu en raison de la guerre commerciale. Au dernier trimestre, celle de Starbucks a chuté de 21 % à 13,3 %. Les consommateurs américains commencent à payer leur café plus cher : + 9 % depuis janvier 2025. Cette hausse alourdit des prix déjà très élevés depuis un an en raison d'aléas climatiques.
Julien Gouesmat