La chronique de François Clemenceau. Bric-à-brac au Brésil
François Clemenceau
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La chronique de François Clemenceau.
LTD / DR
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Imagine-t-on un sommet européen sans le président français et le chancelier allemand ? C'est pourtant en l'absence de Vladimir Poutine et de Xi Jinping au musée d'Art moderne de Rio de Janeiro que s'ouvre ce dimanche le 17e sommet des Brics.
On peut comprendre l'absence du maître du Kremlin depuis qu'un mandat d'arrêt international le vise pour crimes de guerre en Ukraine. On ne sait toujours pas en revanche quels sont les motifs de l'invisibilité du président chinois à Rio. Le chef de l'État brésilien se consolera par la quantité. Depuis qu'ils se sont élargis, le sommet des Brics+ est devenu un lieu de rencontre qui oscille entre mini-G20, grand-messe des non-alignés et festival des contraires.
L'idée de départ était pourtant la bonne : unir cinq pays de quatre continents représentant un peu plus de 3 milliards d'habitants et un gros tiers du PIB mondial afin de montrer aux grands dirigeants occidentaux héritiers de l'ordre international que le monde avait changé et méritait plus d'inclusivité dans le partage des responsabilités.
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Mais la Chine et l'Inde sont des rivaux systémiques. La première est un système totalitaire qui a cependant tenu l'essentiel de sa promesse de combattre l'extrême pauvreté sur son territoire immense, tandis que la seconde est une démocratie imparfaite qui, à mi-chemin des États-Unis et de la Russie, s'est forgé une position assez incontournable pour les grands partenaires européens et asiatiques.
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