Sans accord, Washington déclenchera les droits de douane au 1er août
latribune.fr
« Les États-Unis jouent au caïd, ce n'est pas acceptable », a lancé samedi, Eric Lombard, le ministre français de l'Economie, Eric Lombard, lors des Rencontres d'Aix.
Le ministre américain du Trésor Scott Bessent a affirmé dimanche que faute d'accord avec les États-Unis dans les prochains jours, les droits de douane - pouvant atteindre 50% - annoncés début avril puis suspendus le temps de négocier entreraient en vigueur le 1er août.
Le ministre américain du Trésor, Scott Bessent, a prévenu dimanche que, faute d'accord avec les partenaires commerciaux des États-Unis dans les prochains jours, les droits de douane suspendus depuis avril entreraient en vigueur le 1er août. Ces droits, pouvant atteindre 50 %, avaient été annoncés début avril par le président Trump, puis mis en pause pour laisser place à une phase de négociation. Initialement, l'échéance du 9 juillet avait été évoquée.
Interrogé sur CNN, le secrétaire au Trésor a confirmé l'imminence de la décision. « Nous allons être très occupés pendant les prochaines 72 heures », a-t-il déclaré. Il a précisé que le président Trump allait « envoyer des courriers à certains de nos partenaires commerciaux disant que s'ils ne font pas avancer les choses, alors, le 1er août, ils retourneront tel un boomerang au niveau des droits de douane du 2 avril ».
« L'UE fait de très bons progrès »
Selon lui, plusieurs accords pourraient être conclus à très court terme, en dépit de résistances persistantes. « Je pense que vous allez voir beaucoup d'accords très rapidement », a-t-il anticipé, évoquant « plusieurs annonces importantes dans les prochains jours ». La stratégie américaine, a-t-il rappelé, est de « mettre un maximum de pression » sur ses interlocuteurs.
« L'Union européenne a été très lente à venir à la table des négociations jusqu'à ce que, il y a trois semaines, un vendredi matin, le président Trump menace de 50 % de droits de douane ». Dans les heures suivantes, selon lui,« cinq dirigeants européens l'ont appelé et Ursula von der Leyen, la chef de l'UE, était au téléphone ».
L'administration américaine prévoit l'envoi massif de lettres formelles dans les tout prochains jours. « Probablement une centaine de lettres vont être envoyées à des petits pays avec lesquels nous ne commerçons pas beaucoup », a expliqué Scott Bessent. Mais la priorité, a-t-il insisté, reste de traiter avec « les dix-huit importantes relations commerciales qui représentent 95 % de notre déficit ».
Donald Trump avait lui-même précisé vendredi, depuis Air Force One, avoir signé « probablement douze » lettres, prêtes à être expédiées dès lundi. « Nous avons attendu environ 90 jours. Je ne vois pas comment nous pourrions faire plus tôt que le 1er août », a-t-il ajouté. Le président, qui fait de la réduction du déficit commercial l'un de ses objectifs centraux, a justifié sa position par une forme d'injustice historique : « Honnêtement, je pense que c'est ridicule que des pays aient pu s'en tirer avec autant ».
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Les droits de douane appliqués pourraient varier d'un pays à l'autre. Selon Donald Trump, certains pourraient se situer entre 10 % et 20 %, d'autres entre 60 % et 70 %. Les cibles mentionnées vont de la Chine à l'Union européenne.