Echanges commerciaux : Comment Trump fait plier le monde

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Les Etats-Unis ont semble-t-il fait plier la Chine. Un accord qui reste toutefois à confirmer.
Les Etats-Unis ont semble-t-il fait plier la Chine. Un accord qui reste toutefois à confirmer. (Crédits : Reuters)
America First... Après les menaces de rétorsions commerciales massives, les Etats-Unis ont à chaque fois négocié en position de force. Donald Trump a d'abord fait plier le Mexique et le Canada, puis la Chine : les Etats-Unis renoncent à la mise en place de droits de douane exorbitant en contrepartie d’achats de produits américains à la hausse par ces pays. Le "Buy American" est l'axe fort de la stratégie de Donald Trump.

Donald Trump et Xi Jinping ont déclaré samedi une trêve dans leur conflit commercial, en suspendant la mise en oeuvre de nouveaux droits de douane américains sur les importations chinoises, à l'issue d'une rencontre à Buenos Aires. Les deux présidents ont "trouvé un accord pour mettre fin à la mise en oeuvre de nouveaux droits de douane", a annoncé le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi, lors d'une conférence de presse, après un dîner de travail de plus de deux heures des dirigeants et de leurs conseillers.

Le vice-ministre du commerce Wang Shouwen a précisé que Washington renonçait à porter comme prévu de 10% à 25% les droits de douane sur 200 milliards de dollars d'importations chinoises - la moitié du total - à partir du 1er janvier. Mais la Maison Blanche a fait savoir que cette décision n'était que suspendue, plus précisément pour une durée de 90 jours. Mais si les deux pays n'arrivent pas dans ce délai à s'entendre sur des "changements structurels" dans leurs relations commerciales, notamment à propos des transferts "forcés" de technologie et de la propriété intellectuelle, "les droits de douane de 10% seront portés à 25%", selon un communiqué de la présidence américaine.

Pékin va acheter américain

Washington indique aussi que Pékin s'engage à acheter une quantité "pas encore définie, mais très substantielles" de produits américains, pour réduire l'énorme déséquilibre commercial entre les deux pays. En particulier, la Chine va commencer "immédiatement" à acheter des produits agricoles américains, assurent les Américains. Donald Trump a salué une "réunion incroyable et productive ouvrant des possibilités illimitées pour la Chine et les Etats-Unis".

Wang Yi a lui parlé d'un résultat "gagnant-gagnant" de cette réunion, à la fin d'un sommet du G20 sous haute tension en Argentine.

Trump veut la fin rapide de l'Aléna

Donald Trump a expliqué samedi vouloir rapidement mettre fin à l'Aléna, l'accord de libre-échange remontant à 1994 avec le Mexique et le Canada, en faveur du nouveau traité qu'il vient de signer avec eux, au risque d'un affrontement potentiel avec le Congrès. A bord de l'avion Air Force One qui le ramenait aux Etats-Unis de retour du sommet du G20 en Argentine, le président américain a déclaré à des journalistes qu'il allait demander officiellement au Congrès de "mettre fin" à l'Aléna (Accord de libre-échange nord-américain, Nafta en anglais) "dans une période de temps relativement courte". Le nouveau traité doit également être approuvé par les Parlements du Canada et du Mexique.

Cette démarche déclencherait un délai de six mois avant que les Etats-Unis quittent cet accord, durant lequel le Congrès se verrait demander d'approuver le nouvel accord signé vendredi, l'Accord Etats-Unis, Mexique et Canada (AEUMC, USMCA selon l'acronyme anglais). Lors de sa signature à Buenos Aires, une victoire pour lui après des mois de négociations tendues, Donald Trump avait qualifié le nouvel accord de "tellement meilleur que l'Aléna", qu'il juge "désastreux" pour l'économie américaine, l'accusant d'avoir fait perdre des millions d'emplois notamment dans l'automobile.

L'AEUMC prévoit de faire acheter américain

L'AEUMC prévoit pour le secteur automobile des règles incitant à se fournir en matériaux et composants aux Etats-Unis et une clause forçant le Mexique à augmenter les salariés du secteur. "Il sera mis fin (à l'Aléna) et le Congrès aura le choix entre l'AEUMC ou la situation d'avant l'Aléna, qui fonctionnait très bien", a poursuivi le président républicain. Donald Trump avait estimé la veille qu'il n'aurait pas de difficultés à obtenir l'accord du Congrès mais certains démocrates, qui contrôleront la Chambre des Représentants à partir de janvier, ont affiché leur scepticisme.

Le nouvel accord est encore "un travail en cours", a déclaré vendredi la chef des démocrates au Congrès américain, Nancy Pelosi, désignée la semaine dernière comme candidate par son parti pour présider la Chambre et devenir "Speaker", troisième personnage le plus important de la politique américaine après le président et le vice-président. "Ce qui ne s'y trouve pas encore, ce sont des garanties concernant les travailleurs" et l'environnement, a-t-elle précisé lors d'une conférence de presse.

"Ce n'est pas un bout de papier où nous devrions mettre oui ou non", a dit Mme Pelosi, soulignant que le Mexique ne s'était pas encore doté d'une loi sur les salaires et les conditions de travail.

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Commentaires
a écrit le 04/12/2018 à 7:32 :
Sous ses airs de foldingue Trump en fait beaucoup plus pour son pays que la plupart des dirigeants de la planète et qu'Obama , son prédécesseur !
a écrit le 03/12/2018 à 12:40 :
C est vrai que sa change de voir un président défendre les intérêts de son pay chez nous on a pas vu sa depuis de Gaulle
Réponse de le 03/12/2018 à 14:46 :
Dans une jungle ou un coq plus ou moins deplumé croise un ours ,un aigle et autres animaux bien plus costauds qui peuvent le gober d'un seul coup de bec vaut mieux se faire petit et raser les arbres .
a écrit le 03/12/2018 à 12:39 :
C est vrai que sa change de voir un président défendre les intérêts de son pay chez nous on a pas vu sa depuis de Gaulle
a écrit le 03/12/2018 à 11:03 :
Mr Trump est le coupable idéal sur tout ce qui ne fonctionne pas sur le globe surtout dans l'UE de Bruxelles!
a écrit le 02/12/2018 à 18:49 :
Un renoncement à taxer les produits chinois contre une promesse bien floue serait donc une victoire pour Trump?
a écrit le 02/12/2018 à 15:59 :
Les Etats-Unis ont pour habitude de reporter le poids de leurs erreurs économiques sur leurs partenaires. Cela a relativement bien fonctionné jusqu’en 2008 quand la crise des subprimes a provoqué une récession mondiale. Le G20 de novembre 2008 – premier du genre – a permis d’éviter le pire grâce à une coopération internationale inédite ainsi qu’à l’intervention de la Réserve fédérale qui a porté secours à des banques étrangères en grande difficulté dont la Société générale. Qu’en sera-t-il cette fois si la Chine refuse de se soumettre à la volonté des Etats-Unis qui l’accuse d’être la cause de leur déficit commercial ? L’ordre économique mondial a été défini par les Etats-Unis à Bretton Woods dans le New Hampshire en août 1944. Vingt-sept ans plus tard, la dépréciation du dollar pose un dilemme à Richard Nixon. Il peut réduire la dépense publique et relever les taux d’intérêt ou abandonner le dollar à son sort en le désolidarisant de l’or. Il opta pour la seconde solution le 15 août 1971, évitant ainsi la récession et assurant du même coup sa réélection. Mais, il reniait l’engagement pris à Bretton Woods de maintenir la valeur de l’or à 35 dollars l’once. En l’absence de valeur de référence, les taux de change des devises flottèrent librement, créant une forte instabilité sur ce marché ce qui obligea les nations à s’adapter à ce nouvel environnement économique. La décision de Richard Nixon eut aussi pour effet de laisser libre cours à l’inflation qui atteint 15% en avril 1980. Ce niveau convainquit le gouverneur de la Réserve fédérale, Paul Volcker, de relever le taux d’intérêt au jour le jour pour le porter au niveau le plus haut jamais atteint en juin 1981 (19%). Ce relèvement eut pour conséquence d’apprécier la valeur du dollar par rapport aux autres monnaies, et de réduire le volume des exportations américaines rendues trop chères par un dollar surévalué, augmentant un déficit commercial déjà jugé trop élevé. Le Secrétaire au Trésor de Ronald Reagan, James Baker, convoqua ses principaux partenaires commerciaux au Plaza Hôtel de New York pour les inviter à réévaluer leurs devises, les Etats-Unis s’engageant à réduire leur déficit budgétaire. Le Japon qui était particulièrement visé dans cette affaire, tint ses engagements. Trente-trois ans plus tard, il n’a toujours pas totalement recouvré de la récession larvée que causa ce brusque changement de politique. Les Etats-Unis réduisirent brièvement leur déficit budgétaire avant de le laisser filer à nouveau. Avec le temps, les choses se calmèrent, puis s’améliorèrent sous la présidence de Bill Clinton. Au début des années 2000, George W. Bush adopta une politique économique alliant laxisme monétaire et déficit budgétaire que rien ne justifiait puisque la croissance moyenne durant le mandat de son prédécesseur s’élevait à 3,9%. Cette politique, jointe aux manœuvres illégales des grandes banques de Wall Street, provoqua la crise des subprimes qui se répercuta quasi instantanément à travers le monde. L’Union Européenne en paya le prix fort, en particulier la Grèce, mais aussi l’Italie dont le niveau d’activité est toujours inférieur à ce qu’il était en 2008. En réponse à la crise, les Etats-Unis adoptèrent une politique monétaire – dite d’assouplissement quantitatif – qui eut pour effet d’abaisser leurs taux d’intérêt à un huitième de pourcent (du jamais vu dans l’histoire des banques centrales) mais aussi de surévaluer les monnaies de certains pays d’Asie et d’Amérique du sud dont le Japon et le Brésil. Attirés par des rendements élevés, les investisseurs y placèrent leurs fonds pour y réaliser un rapide profit. Ces transactions, connues sous le nom de « carry-trade », déstabilisèrent les économies qui en furent victimes. La crise de 2008 oubliée, les Etats-Unis, en la personne de Donald Trump, ont recours de nouveau à leur méthode favorite pour contrer les défauts de leur politique économique en faisant pression sur l’un de leurs partenaires, en l’occurrence la Chine, pour réduire leur déficit commercial et réindustrialiser leur économie. S’il est vrai que la Chine a, pendant des années, maintenu sa monnaie à une valeur dépréciée, cela ne l’est plus aujourd’hui. S’il est aussi vrai qu’elle a fait pression sur ses partenaires occidentaux pour obtenir des secrets de fabrication, quand elle ne les a pas volés, il l’est tout aussi que les entreprises, trop heureuses d’engranger des profits élevés, n’ont jamais menacé de se retirer de son marché. Enfin, si les gouvernements occidentaux n’étaient pas satisfaits de cet état de chose, ils pouvaient déposer un recours devant l’Organisation mondiale du commerce. Ils n’en ont rien fait. Ils pouvaient aussi s’adresser au Fonds monétaire international qui a autorité pour statuer sur les taux de change pratiqués par ses membres. Aucun recours n’a été déposé. Le Trésor américain qui deux fois par an, remet un rapport au Sénat sur les taux de change des partenaires commerciaux des Etats-Unis n’a jamais accusé la Chine de manipuler sa devise. En faisant pression sur la Chine, les Etats-Unis espèrent peut-être freiner durablement sa croissance, comme ils le firent avec le Japon. Ce serait une erreur. L’échelle de grandeur n’est pas la même. En 1985, l’économie japonaise était égale au tiers de l’économie américaine. En 2017, l’économie chinoise en représente les deux tiers. En 1985, les exportations japonaises vers les Etats-Unis représentaient 39% de leurs exportations totales. La menace du protectionnisme fit plier Tokyo. En 2017, les exportations chinoises à destination des Etats-Unis ne représentent que 22% de leurs exportations. La Chine est aussi moins dépendante de ses exportations qu’elle ne l’était jadis. Alors qu’elles s’élevaient à 35% de son produit intérieur brut en 1985, elles sont tombées à 19% en 2017. La relation économique entre les deux nations s’est inversée. Ce sont désormais les Etats-Unis qui sont dépendants de la Chine. Les produits dits « techniquement avancés » en provenance de Chine s’élèvent à 110 milliards de dollars pour le seul mois d’août 2018 – des produits dont les Etats-Unis ont besoin pour leur industrie, en particulier leur industrie d’armement, ce qui ne laisse pas de les inquiéter.
Chacune des crises évoquées ci-dessus a provoqué un cyclone économique dans l’œil duquel se trouve le dollar. L’attitude désinvolte des Etats-Unis à l’égard de leur monnaie a été parfaitement résumée par John Connally, Secrétaire au Trésor de Richard Nixon, lorsqu’il déclara : « le dollar est notre monnaie, et votre problème ». L’interconnexion des économies tant au niveau commercial que financier, n’autorise plus cette désinvolture en raison de ses effets secondaires. Or, elle est toujours de mise à Washington. Le déficit commercial américain qui remonte à 1975, est dû à une surconsommation, en partie liée au déficit budgétaire. Les devises jouent un rôle réel, mais temporaire, et souvent exagéré. Incomber la responsabilité de ce déficit à la Chine est un non-sens absolu. Derrière cette guerre commerciale s’en cache une autre : celle de l’hégémonie mondiale. Lors du 19ème Congrès du Parti communiste, Xi Jinping a déclaré que la Chine se hissera au premier rang mondial d’ici 2049 – centième anniversaire de la Révolution chinoise. La Chine ne semble donc pas prête à se plier au diktat américain. Washington a tout intérêt à faire preuve de prudence, car si l’économie chinoise traverse un trou d’air, illustré par l’effondrement de la bourse de Shanghai, dont semble vouloir profiter Donald Trump, l’économie américaine est aussi vulnérable. La Réserve fédérale poursuit sa politique de remontée des taux d’intérêt – politique qui est généralement suivie d’une récession. Après avoir dilapidé leurs moyens d’action pour contenir la crise de 2008, les Etats-Unis sont démunis pour lutter contre une nouvelle récession. Ben Bernanke, ancien gouverneur de la Réserve fédérale, l’annonce pour 2020. Incontrôlée, elle pourrait se propager rapidement à travers le monde en raison d’un endettement élevé des nations. Endettement qui n'existait pas il y a 40 ans et qui a été créé de toutes pièces par les politiciens - européens entre autres - pour satisfaire les appétits agressifs de leurs petits copains industriels et financiers. Qu'importe : c'est quand même la plèbe qui paye ! Mais continuer à faire croire aux gogos que ce sont encore les USA qui sont les maîtres du jeu (que ce soit sur le plan économique, ou militaire, ou stratégique), comme le fait encore LT, est une vaste fumisterie. Il y a déjà longtemps que les USA, qui ont systématiquement perdu tous les conflits qu'ils ont provoqué, sont dépassé par la Chine sur le plan économique, par la Russie et la Turquie (plus puissante armée de l'otan, devant les usa) sur le plan militaire, par les pays du Golfe sur le plan diplomatique etc etc. Il n'y a plus que quelques politiciens nervis et quelques états fascisants pour continuer à se raccrocher à un Oncle Sam complètement déglingué.
Réponse de le 02/12/2018 à 20:31 :
Excellent commentaire , beaucoup de gens restent sur l'image des USA hyperpuissance, vainqueurs de la seconde guerre mondiale (et on oublie l'URSS au passage), vainqueurs de la guerre froide (et on n'oublie pas l'URSS cette fois) et qui écrase littéralement l'Irak avec une puissance de feu inégalée et une force de 500 000 hommes. Tout cela correspond à la réalité de 1990 , mais là on est en 2018 et le monde a changé, les USA aussi.
Réponse de le 02/12/2018 à 20:38 :
Turquie (plus puissante armée de l'otan, devant les usa)
Merci bien pour ce superbe fou-rire.
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La Turquie n'est que la 2ème force de l'OTAN, avec effectivement une imposante force terrestre. Mais quantité ne rime pas forcement avec qualité ?
Hors OTAN, la Turquie est un nain face aux Etats-Unis, même sur le plan terrestre, notamment par le niveau des blindés et de l'artillerie.
Dans le spatial (très important), le naval et l'aérien, la Turquie est complètement larguée.
Si la Turquie était si forte, pourquoi est-elle donc adhérente de l'OTAN ? La réponse se situe juste au nord : la Mer Noire et son nouvel occupant depuis 2014, la Russie.
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La Chine est tellement puissante qu'elle a pliée sous les pressions économiques de Trump et qu'elle se méfie par rapport aux sanctions US sur l'Iran
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Je n'ai pas le temps de corriger d'autres erreurs (à mon avis) de votre long commentaire, qui est néanmoins très intéressant. Il aligne aussi des vérités et nous oblige à cogiter le sujet
Réponse de le 03/12/2018 à 10:41 :
Redresser les US, sa prospérité et son hégémonie est bien le principal objectif de Trump. Les gouvernements français depuis 1981 dénoncent la délocalisation de l'industrie, tout comme la presse américaine, mais n'a rien fait. Le FMI a juste pointé les déséquilibres du commerce mondial et les principaux comportements étatiques responsables. Mais aucune action. L'équilibre des échanges et la justice ne sont jamais des acquis, ils nécessitent un travail constant. Il était temps que l'occident agisse. Car dans peu de temps la Chine sera le pays le plus prospère du monde après avoir accepté d'être la plus grande usine du monde au prix de l'exploitation abusive de sa population.
a écrit le 02/12/2018 à 15:04 :
Erreur dans le titre.
C'est la deuxième fois à quelques mois d'intervalle que les USA renoncent à des barrières tarifaires parce que la Chine promet d'acheter américain sans aucun engagements chiffrés.
Le titre devrait être "Comment la Chine se moque de Donald Trump"
Sinon ce n'est pas la première fois que la Tribune annonce naïvement une victoire de Donald Trump parcequ'on lui fait une fausse promesse (Chine, Corée du Nord etc...)
a écrit le 02/12/2018 à 14:01 :
Près de la moitié de la dette us est aux mains de la Chine... Les taxes des produits d'import rentrent dans les caisses du gouvernement central. Les chinois font plus confiance dans la nourriture étrangère que locale ( quand ils en ont les moyens)
Le yuan n'est échangeable que par le dollar...
La croissance chinoise stagne ( 6% quand-même mais ce n'est pas bon pour le PC)
cinq faits a ne pas oublier !
Donc la définition de gagnant-gagnant: plus d'emplois aux USA, plus d'argent pour le gouvernement chinois donc la Chine aura plus de devises pour investir...
a écrit le 02/12/2018 à 12:52 :
Est ce que tout le monde a bien compris que ces changements se feront sur le dos de l'Europe ? Si le Canada, le Mexique et la Chine augmentent leurs échanges avec les Etats-Unis; ce sera au détriment de produits et services européens !
a écrit le 02/12/2018 à 10:39 :
Les voitures US sont invendables en Europe dans leur grande majorité pour cause de consommation excessive et pour en avoir utilisés au Canada pas du tout aux standards européens ou asiatiques.
Quant à la nourriture, le mot US me fait fuir, entre le poulet de 40 jours, les fruits insipides, le bœuf aux hormones, etc.
Je ne suis pas sûr que ces histoires de taxe changent le comportement des consommateurs européens. Ailleurs, je ne sais pas.
Mais si Trump dit que c’est formidable,........
Réponse de le 03/12/2018 à 12:26 :
@mjj
Tout à fait en ligne.
1/ Les produits US ne sont pas forcément en ligne avec le besoin des consommateurs internationaux
2/ Avant d'inonder de nouveaux marchés avec ses produits, les US vont devoir les produire, ça prendra un peu de temps. Donc c'est sur du long terme. Les Chinois savent parfaitement que les Américains n'ont pas la capacité industrielle immédiate pour inonder leur marché.
Ils jouent la montre et évitent des taxes supplémentaires (déjà compensées par une manipulation sur leur monnaie). Bref des effets d'annonce mais qui ne résistent pas à la nécessité de mettre en place une politique industrielle digne de ce nom.
a écrit le 02/12/2018 à 10:25 :
c'est sur
bon, ils vont laisser filer leur monnaie, et c'est 2 ans c'est plie...;
dans la vie faut etre intelligent, faut faire qqch, mais faut pas faire n'importe quoi!

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