Economie : est-il urgent de ralentir ?

 |  | 242 mots
Lecture 1 min.
(Crédits : Pixabay / CC)
REPLAY. Aux quatre coins de la planète des citoyens refusent de se soumettre aux diktats de l'urgence et de l’immédiateté, pour redonner sens au temps. En Europe, aux États-Unis, en Amérique Latine ou encore en Inde, Philippe Borrel est allé à la découverte d'initiatives, individuelles et collectives, qui proposent des alternatives basées sur d’autres paradigmes.

" Course suicidaire et inconsciente", selon Edgar Morin, l'accélération financière et technologique, déconnectée du rythme de l'homme, mène notre système à l'épuisement et vers des catastrophes tout à la fois écologiques, économiques et sociales. Mais alors que des algorithmes accentuent de manière exponentielle et hors de tout contrôle la spéculation financière, des citoyens à travers le monde refusent  de se soumettre aux diktats de l'urgence et de l'immédiateté, pour redonner sens au temps.

Résilience de l'économie locale

En Europe, aux États-Unis, en Amérique latine ou encore en Inde, Philippe Borrel (Un monde sans humains ?) est allé à la découverte de ces initiatives, individuelles et collectives, qui proposent des alternatives fondées sur d'autres paradigmes. Reprendre le contrôleAu Rajasthan, le Barefoot College fondé par Bunker Roy recrute des femmes de milieux ruraux pour les former à l'ingénierie solaire ; les villes de Romans-sur-Isère et de Bristol ont mis en place une monnaie locale pour résister à la toute-puissance des banques ; à Ithaca, au nord de New York, des coopératives contribuent à relocaliser l'économie...

À rebours du "train fou" du modèle dominant, ces alternatives citoyennes, qui rejoignent les analyses de philosophes, de sociologues, d'économistes et de scientifiques, pourraient bien être les pionnières du monde de demain. Autant de gestes qui remettent l'homme au coeur du système.

L'urgence de ralentir : documentaire de Philippe Borrel (France, 2014, 1h25mn)
(Source ARTE)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 07/06/2020 à 19:43 :
Ralentir pour moins prélever sur la planète, c'est sûr c'est du bon sens pour préserver cet " oasis ds l'espace" cher à Cousteau.
Mais nous sommes bien minoritaires à le déclarer sur terre nous qui sommes bien nourris avec nos besoin de sécurité, santé, éducation, pleinement assurés par la collectivité et son État Providence, et tt particulièrement ds cette période.
Mais, faut-il généraliser cette bonne parole à l'ensemble des peuples, comme ces centaines de millions d'indiens, pakistanais, bengalis, nigerians, Ethiopiens, brésiliens, philippins, malgaches... qui survivent avec moins de 3 € par j , ss aucune protection face à une crise comme celle là et qui ignorent tt des méfaits de la surconsommation de masse ??
Faut il réduire notre consommation à vil prix de vêtements, chaussures, cadeaux de pacotille, jouets... qui font vivre des millions de familles ds ts ces pays en développement ??
Est on prêt à réduire nos besoins tt en les payant plus cher pour soutenir une mondialisation durable, moins prédatrice sur l'humain et les ressources et respectueuse du producteur du bout du monde et de son environnement ?
Assurément ds ce contexte, consommer moins et mieux va inciter à produire moins et mieux.
Par ex, un début prometteur semble se dessiner ds une prise de conscience qui monte vis a vis de l'agriculture et de son empreinte sur l'environnement et du besoin vital d'auto suffisance alimentaire.
Une telle évolution est bien sûr liée à des changts de comportements qui s'accentuent ds nos modes alimentaires moins carnés,moins gras,moins sucrés,moins salés...qui favorisent une agriculture bio durable, de proximité, orientée sur l'autosuffisance, l'amélioration de la santé du consommateur, le respect des écosystèmes et l'autonomie financière du producteur.
Une agriculture vertueuse moins prédatrice ds le jeu mondial des échanges qui ne vient pas concurrencer par ex, l'agriculture vivrière d'Afrique de l'W, dt dépendent des milliers de petits producteurs locaux, une agriculture moins dépendante de la consommation d'or noir...
Une agriculture qui donne aussi tte sa place aux produits extérieurs importés et complémentaires, pourvu qu'ils obéissent à la même logique vertueuse (productions tropicales, compléments alimentaires ...)
Mais cette agriculture là doit avoir une ambition planétaire pour remplacer le système auto destructeur actuel et il ne faut pas lésiner sur les moyens pour y parvenir un jour : intensifier les recherches biologiques et de mécanisation, à l'instar des Espagnols champions du bio industriel, intensifier en parallèle la formation et les aides à la conversion, organiser et développer la contestation civile et la sensibilité des consommateurs contre les lobbies responsables d'un libre échange débridé type Mercosur... car ce n'est pas les qcqs exploitations maraîchères pionnières actuelles en permaculture ou autre qui vont nourrir les millions de citadins des mégapoles demain.
On peut étendre cette dynamique a bien d'autres besoins comme les loisirs, les transports, les biens de consommation courants...
Ralentir peut-être, mais pas ds nos efforts collectifs pour changer nos modes de consommation et induire une mondialisation plus soutenable.
a écrit le 07/06/2020 à 9:27 :
Les phases de déclin ont toujours parsemé l'histoire de l'humanité, à notre ère médiatique c'est plus dur, les médias de masse imposant une lobotomie générale sur nos cerveaux permettant de nous faire accepter l’inacceptable mais quand notre instinct de survie sera touché ils n'auront plus d'effets.

Si notre oligarchie était éclairée elle saurait les anticiper, les accompagner afin que ces phases durent moins longtemps, afin de rebondir plus vite mais le dumping fiscal et social les ont complètement abruti eux aussi.
a écrit le 07/06/2020 à 5:06 :
Triste époque !

Nous vivons dans un monde virtuel monstrueux de non sens et d'anglicismes... fake news, mails, podcast et autres qui déforment nos valeurs et lancent des modes éphémères sans aucune utilité en remplacement de la plus simple des intelligences de situation et de notre culture.

Néanmoins, un nouveau slogan bien français est né dans ce fatras et « le monde d'après » nous envahit de sa sémantique et de son image de rêve auquel aucun schéma ne dessine de contour ni ne donne de corps. C'est une grande nébuleuse vide présentée comme un miracle de renaissance.

C'est surtout un produit du monde de la phraséologie cher aux bonimenteurs qui veulent faire prendre des vessies pour de rutilantes lanternes, premier magistrat du pays en tête, qui savent si bien marier le virtuel au rêve.

En 1994 Jacques Toubon avait doté le pays et la constitution de textes législatifs et réglementaires pour rendre aux français et à leur langue toute leurs noblesse et précision, avec des obligations et des interdits rigoureux. Peine perdue, les textes d'application ont été en grande partie abrogés. Il nous a tout de même légué un aménagement de son article 3 resté quasi sans effet dans le monde imbécile où nous vivons.
Remarquons comme les textes législatifs les plus utiles à la nation et l'environnement ont été remisés au placard. La loi d'orientation des transports intérieurs de décembre 1982 a été neutralisée et n'a jamais trouvé d'exécution pendant que, sans faire d'éclat, la Suisse perçait tunnel sur tunnel pour y faire passer le rail/route.

Aujourd'hui on nous trépane les oreilles avec un « monde d'après » orienté et sponsorisé par les nouveaux intérêts mercantiles des grands groupes de pression. Encore une mode qui finira comme les autres dans le tourbillon ultra-libéral qui nous soumet à ce que nous ne voulons pas : la dictature de la finance et des affaires avec mondialisation et ultra-libéralisme à la clé.

Et bien sûr aucune inflexible volonté politique durable ne borne le chemin à suivre avec intelligence et sagesse. Il en va tout autrement quand il s'agit de s'attaquer à la France d'en bas. Nous avons tellement pris l'habitude de voir nos élus nous attaquer dans tous les domaines que nous ne savons même plus reconnaître le bon du mauvais.

Je ne me fais pas d'illusion, il faudra plus qu'une pandémie et quelques degrés de réchauffement climatique pour que cette frénésie de facilité et d'enrichissement sans cause tous azimuts finisse par disparaître et céder la place à un monde profondément réfléchi, respectueux de l'espèce humaine, de la planète et des cycles naturels de la nature.

Un monde dirigé par des sages en phase avec les besoins vitaux humains et d'incontournables lois naturelles des espèces et de la planète, ce devrait être cela le « monde d'après ». Un monde qui se donnera les moyens de faire respecter ses lois et de faire rendre gorge à tous les tricheurs.
Un chanteur s'exclamait : « il est où l'bonheur il est où ? » et nous pourrions chanter « il est où le monde rêvé, il est où ? »

En tous cas pas dans les cartons de ceux qui nous dirigent...
Réponse de le 07/06/2020 à 12:58 :
il faut une loi qui punisse les ministres ainsi que député et sénateur
quand il prononce des mots anglais dans leur phrase
comme cluster au lieu de foyer
puisque il souhaite des amendes a 135 euro pour absence de formulaire durant le confinement
pour eux ce sera 1350 euros
et multiplier par en cas de récidive
après cela il très vite parler Français
a écrit le 06/06/2020 à 11:10 :
ouvrez les yeux en France
cela fait 40 ans que nos dirigeants déconstruise la nation
et somme nous plus heureux non
si tous allez bien aurions nous eu la crise des gilets jaune
aurions nous confiné le pays a l'extrême
et le pays ne serais pas avec une tel dette
et un chômage aussi catastrophique
il faut produire de la richesse
et pas se pénaliser par des directives absurde
Réponse de le 07/06/2020 à 11:10 :
Nos dirigeants deconstruise la nation?
Pas nos ouvriers trop gourmands avec un jalousie eternelle aux ceux qu'ont fait mellieur?
a écrit le 06/06/2020 à 10:50 :
Tout à fait d'accord sur le constat d'une nécessité d'ouverture d'esprit au changement, sans persister sur les bases uniquement des échanges actuels et de spurpopulations excessifs, et JADIS crus possibles !§! ____ Mais le CO...VIE de DITS NEUF a rebattu les cartes, car à refléter une BAISSE D’IMMUNITÉ ALARMANTE..., en terme de santé publique, donc concernant les POLLUTIONS FAITES et modes de vie (trop enfermés et statiques, mal et trop nourris). ____ Hors, nous savons que la jeunesse n'a plus du tout la santé des générations passées ayant débuté leur vie en campagne, autrefois sans pesticide ni herbicide, ni fongicide, ni insecticide !§! _____ Le couronne-aaah-vire-us est donc une ALERTE sur l'ensemble abusif, faussé, exagéré de fonctionnement de notre monde trop technologique, qui néglige en masse la vulnérabilité fine et précise du VIVANT et les modes de vie sains et bien bougés strictement nécessaires... ! §!____ La question devient donc : pouvons-nous revenir aux mêmes erreurs polluantes accrues sans voir s'effondrer toute notre civilisation par perte de santé devenue irréversible ? ____ Car, l'hérédité, déviée de l'optimal SAIN requis, est prouvée scientifiquement comme atteignant de plus en plus nos jeunes par transmission de patrimoines génétiques inadéquats..., et menace donc directement le devenir de l'humanité et de l'équilibre si précieux de cette si admirable planète VIVANTE ?
a écrit le 06/06/2020 à 10:02 :
La décroissance n'est pas un choix : Elle est imposée par les lois de la nature, les lois de la thermodynamique. Les médias nous abreuvent de "news", mais la plupart des gens sont incapables de faire le lien entre toutes ces nouvelles. Pourtant, bien souvent, les choses sont connectées. Les ignorants, confondent ce qui est humain, et ce qui est naturel. Les médias, les réseaux sociaux, essayent de tout "humaniser", de tout moraliser. Mais l'humanité et la physique sont deux choses différents. 1 Kg de patates, c'est quelque chose de physique. 10 euros, ça n'est pas physique, c'est uniquement humain, sociétal. Comme je dis toujours, "l'argent ne se mange pas".
Réponse de le 07/06/2020 à 8:42 :
la décroissance est le choix de la haute finance
qui lui permet de jongler
avec les nations une fois a l'un une fois a l'autre
en déplaçant les industries
encourage par les écolos qui n'ont rien compris
genre hulot qui après s'être goinfrer refuse
aux autre le bien vivre
n'a t'il vendu le non de d'une ville d'argentine a Unilever
et de quelle droit se personnage a le droit de s'approprier le non d'une ville
avec la complicité des justices du monde
la décadence est celle ci
et pas celui qui veut un travail pour vivre
ce que vous refusé alors donne le votre
Réponse de le 07/06/2020 à 21:27 :
"La décroissance est imposée par les lois de la thermodynamique" dites vous. Ah bon ? Laquelle ?
a écrit le 06/06/2020 à 10:01 :
Le socle pour ralentir est la compétitivité dans l’éducation.
Parcoursup: «  une très grosse c******* »
Des élèves avec 19 de moyenne générale , se retrouve sans orientation, car ce ne sont pas les fils ou fille d’untel de la Duchesse ou la Marquise ou Sir truc - machin ..
Réponse de le 06/06/2020 à 13:05 :
Désolé j’ai mal exprimé mon idée :
En fait je voulais dire qu’il faut stopper «  la compétitivité dans l’éducation «  pour laisser s’épanouir nos enfants , laissez faire leurs expériences, c’est pour ça qu’il faudrait un système éducatif souple toute la vie pour laisser à chacun et chacune de reprendre des études et «  se réaliser sur terre » pour s’épanouir vraiment à travers des vocations , un métier qu’ils aiment exercer vraiment .

Je pensais au système éducatif japonais ou asiatique ; trop rigide ou la fac de médecine avant les réformes ou des jeunes se sucidaient dues à des pressions trop fortes .

Mon message à moi : relaxe Max, la vie est courte , stop à toutes les pressions , essayons de vivre mieux nos vies jour après jour.( même si des fois ça explose , la colère déborde ou autres , trop de stress...)

En fait nous avons l’impression que ce système n’est pas fait pour «  apaiser les populations «  et «  les faire évoluer dans l’apaisement «  que ce soit aux niveaux des études ou du travail ou les changements de la vie quotidienne ( numérisation des systèmes)

C’est vrai qu’en plus maintenant la cerise sur le gâteau sont les problèmes de santé et d’emploi sans parler de l’augmentation de la précarité.

Si j’étais ministre de l’Economie FR :
Je proposerais de taxer «  les bénéfices du CAC 40” sur les cinq dernière années pour «  payer le déficit actuel et pour améliorer le système sociétal FR »

C’est une très bonne idée à mon sens «  sans être un bobo - écolo
( que je ne suis pas , plutôt terre à terre )
a écrit le 06/06/2020 à 9:44 :
Pourquoi une titre sous forme de question alors que cela "saute au yeux", nous avons perdu un rythme tout simplement ce qui ne permet pas a notre environnement de suivre!
Réponse de le 06/06/2020 à 12:53 :
C’est plutôt le contraire non ? Les changements environnementaux vont trop vite et les populations peinent à placer des mots , des actions et des repères stables sociétales ?
Est ce que je me trompe ?
Réponse de le 06/06/2020 à 19:27 :
Ce qui permet justement de dire que notre environnement n'arrive pas a suivre!/;-)

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :