États-Unis : Janet Yellen alerte sur la trajectoire « désastreuse » du déficit
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Pour Janet Yellen, « les conséquences d'une inaction, ou d'une action qui accentue les déficits, pourraient être désastreuses ».
Kevin Lamarque
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Pour Janet Yellen, « les conséquences d'une inaction, ou d'une action qui accentue les déficits, pourraient être désastreuses ».
Kevin Lamarque
Janet Yellen a mis en garde Donald Trump, quelques jours avant son investiture lundi 20 janvier. « La trajectoire budgétaire actuelle n'est tout simplement pas soutenable, et les conséquences d'une inaction, ou d'une action qui accentue les déficits, pourraient être désastreuses », a déclaré la secrétaire américaine au Trésor devant un club économique à New York.
Lors de son discours, la ministre sortante a cité des prévisions du Bureau du budget du Congrès (CBO), organisme indépendant chargé de fournir au Congrès américain des analyses budgétaires et économiques, selon lesquelles la simple pérennisation des baisses d'impôts du premier mandat aggraverait le déficit de 400 milliards de dollars par an. « De telles politiques pourraient affaiblir notre pays », a souligné Janet Yellen, citant les risques sur « la valeur du dollar » comme la capacité de l'État à se financer sur les marchés, jusqu'au spectre d'une « crise de la dette ».
La responsable a aussi affirmé qu'une telle situation « pèserait lourdement sur les prochaines générations ».
Donald Trump a répété vouloir continuer à réduire les impôts tout en sabrant dans les dépenses de l'État fédéral. Il assure que les rentrées fiscales issues des droits de douane additionnels qu'il veut mettre en place permettront de rééquilibrer les comptes. Ils sont en effet préoccupants : le déficit public s'est creusé et a atteint un nouveau « record » entre septembre et décembre aux États-Unis, rapporte le département du Trésor, le pays ayant engrangé moins de recettes et dépensé davantage, notamment à cause des sinistres répétés dus aux ouragans. Sur cette période, le déficit a atteint 711 milliards de dollars, en hausse de 39% sur un an.
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Ce niveau de déficit représente « un record pour les trois premiers mois de l'année fiscale », a commenté un responsable du ministère auprès de journalistes. Il a été alimenté par des dépenses elles aussi « records » : près de 1.800 milliards de dollars sur trois mois, en hausse de 11% par rapport à la même période l'an dernier. En parallèle, les recettes ont reculé de 2%. Les intérêts de la dette ont achevé de creuser le déficit, alors que les taux auxquels l'État emprunte ont flambé.
(Avec AFP)
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