Né au Canada d'un père d'origine cubaine, Ted Cruz, 44 ans, est la première personnalité de premier plan à se lancer officiellement dans la course à la présidentielle américaine. Il est très populaire au sein du courant des ultra-conservateurs du Tea Party.
Le sénateur du Texas Ted Cruz, dont les positions très conservatrices le placent régulièrement en porte-à-faux avec les dirigeants du Grand Old Party, a annoncé lundi 23 mars sur Twitter être candidat à l'investiture du Parti républicain pour l'élection présidentielle de 2016 aux États-Unis.
"Je suis candidat à la présidence et j'espère obtenir votre soutien", a-t-il déclaré sur le réseau social de micro-blogging dans un message accompagné d'une vidéo de 30 secondes.
"Il va falloir une nouvelle génération de conservateurs courageux pour rendre sa grandeur à l'Amérique", a dit le sénateur, très populaire au sein du courant des ultra-conservateurs du Tea Party.
Nettement en avance sur ses concurrents
Né au Canada d'un père d'origine cubaine, Ted Cruz, 44 ans, est la première personnalité de premier plan à se lancer officiellement dans la course à la présidentielle de l'an prochain. Il devance notamment Jeb Bush, candidat officieux à la Maison Blanche, et d'autres figures de la droite américaine
Une bonne dizaine de prétendants potentiels courtisent d'ores et déjà les donateurs et les électeurs dans des États comme l'Iowa et le New Hampshire, qui votent traditionnellement en début de saison des primaires. Mais aucun ne devrait se lancer officiellement dans la course à l'investiture avant avril au plus tôt.
En tant que seul candidat officiel à s'être découvert, Ted Cruz va bénéficier d'ici là d'une attention supplémentaire de la part des médias et des électeurs pendant plusieurs semaines.
Un des acteurs du "shutdown"
En deux ans, depuis son élection au Sénat, Ted Cruz s'est acquis une réputation de défenseur sans concession des valeurs conservatrices. En tant que candidat à la Maison blanche, il devrait se présenter comme le partisan le plus résolu du "small government" - d'une administration fédérale aussi discrète que possible.
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Récemment, il a déclaré que l'ancienne secrétaire d'Etat Hillary Clinton "incarne la corruption de Washington" et avait qualifié en novembre la Neutralité du Net "d'Obamacare pour Internet", estimant que "l'Internet ne doit pas fonctionner à la vitesse du gouvernement".